On en parlera
Te voici berger impatient grâce au délire l'émoi Jour d'ivresse nuit de douleur de prière ou tout à l'inverse O temps si j'ose dire Orchalim en plein nostalgie Sonne l'histoire soudain tout à coup brusquement dans le coup dans la rue tu marches seul et écris Un fou d'idées incomprises c'est le dédale du 21ème et l'anxiété qui te déprime t'appelle le toi-même qui est fragile L'envie de tout dire Tu dis rien Tu n'a rien à dire Tu es l'ému en paroles fugitives la phobie Te voici la rue dans l'ombre l'abstrait concept d'ennui Te voici rien blessé brouillé brisé bavé Tu es la marge absolue devant la porte et tu portes en toi la non-affrontation grâce au masque ou la peur Tu te tais un temps puis tu t'auto-évalues te méprises dans ce paragraphe nul Et tu t'écartes un peu de toi peut-être tu baises le clair Tu es bon de fond et ton bien profond t'inflige Qui suis-je Un vertige en plein le monde un mot un nom un non un con un vide Lent ou rapide Tu es le désir ce désert t'invite Holà mon vide moi aussi je t'appelle en moi le toi qu'est désespéré on est pas loin C'est un Toi en Moi voix qui souffre en gouffre et ainsi de suite voix qui souffre en gouffre et lassée de la suite Te voici dans la station TU ATTENDS Tu es L'ATTENTE qui stationne inquiète Te voici dans un bar Tu bois le soir Tu es le soir dans ce bar Tu es en voyage voyageur dans le temps l'espace l'espèce d'espace Tu es gens Te voici seul et calme et froid et tu as froid déjà C'est ou c'est bien ça le poids de l'inceste un jour ou toujours C'est ou c'est bien ça le non -retour la solitude c'est ou c'est bien ça la nuit le pouvoir des maux l'évidence qui transit trahit traduit séduit réduit en fragments décomposables nos tristes vies La douceur de la nuit C'est ou c'est bien ça Te voici à côté de ta demeure pas loin non mais pas loin certes mais tu songes tu pleures Tu es faible Elle est absente Tu as honte du viriliste qui t'habite Pas loin seul tu fumes dans la non-lumière C'est ou c'est bien ça la non-lumière Et avec la fumée le crâne l'âme voyage Te voici dans les nuages Tu es un bon naif et ton quiproquo perpétuel éventuel virtuel connait ce bon monde Et tu brûles Tu es la peur qui parsème la symbolique de la reine Te voici dépouillement oubli en visage amaigri délicat délicat affligé affligé évanoui évanoui ou presque pas rempli dans l'effacement en l'autre Te voici en tes voix-ci un jamais toi-même Enlaidi qui se redit en sa laideur C'est ou c'est bien ça les tevoicis en la peur
Commentaire sans titre
Posté par Anonymous le 15/10/2008 à 00:38 - Lien
Le "berger" c'est une reproduction du sujet poétique (poète), dans lequel il se revoit comme dans un mirroir et devant lequel il questionne son existence... j'ai aimé les sonorités faites par les rimes et aussi le rythme or lent, evocateur des mouvements du berger, or accéléré de l'angoisse du poète.
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