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Petit corps malade 3

Posté le 12/11/2008 à 21:56 - 1 Commentaires - poster un commentaire - Lien

 

"Et cette fièvre d'amour hivernal

Qui la décrira si je me tais" -Nayim-

 

Ai-je vainement souhaité

guérir de toi

Quelle ingratitude m'irritait

contre mon émoi

Ah Que rien ne soit vain

après l'amour

après l'odeur de rose et du jasmin

Je recule lentement dans mon passé

Tes yeux mon aimée Tes yeux

sont une vie en poème

une paix

sont un calme un souvenir qui m'enrobe

yeux rêveurs de la nuit et de l'aube

loin tout loin des soucis et des maux

yeux menant aux voyages matinaux

regard vibrant le sage

avant qu'il ne s'aperçoive du mensonge et de l'âge

regard vibrant les mots

Nul hormis toi ne comprend déjà mes mots

mon délicat cloriage et mon mirage

C'était et je ne voudrais pas dire que mon mirage

"est" dans tes yeux...

Féconde ivresse Ma bonne mémoire Mon navire

Tes yeux reprennent mon incessant élan vers le délire

Et cette fièvre d'amour hivernal

Qui la décrira si je me tais

devant ce papier qui m'agite

comme un absent à l'étranger

pendant tes yeux Et je veux

que tu sois belle  à tire-d'aile

comme la fumée dans l'air

parmi tes yeux

J'ai vécu j'ai rougi j'ai pâli j'ai transi

dans ton regard

comme un fou d'amour qui a croisé un jour une fille

au hasard

Ses yeux O petit corps sont ta demeure

ton nom ton non ton sort et tes pleurs

Quelle vie sera la tienne si tu la mène hors d'elle

Un désert de dilemmes

Une mer

Une voix par voie d'errance

amère

O yeux de bébé souriant

innocemment perdus dans le temps

Et la pluie seule Seule la pluie

par le vent doux du nord

s'endort

dans tes yeux dont j'ignore

la couleur

Ai-je vainement souhaité

guérir de toi petit corps

de ton coeur

Combien de choses j'en pourrais dire

et

de ton coeur... 


Petit corps malade 2

Posté le 7/11/2008 à 19:24 - 0 Commentaires - poster un commentaire - Lien

 

Dites à quoi bon un avenir

et la vie même était un long souvenir

Je me rappelle

l'ardent sanglot roulant d'âge en âge

les rêves d'oubli la folie les doigts en vers

le corps d'ennui lourd la nuit en voyage

les vagues d'ordures les vagues en fleurs

les prières en pleurs le coeur en remords

le sang hanté de stress et de mort

ciel ou yeux creux de chagrin de soupirs étouffés

et cris

Je me rappelle

Mais petit corps maintenant tu es malade

Je me rappelle

un certain amour avec le visage d'ado tout rouge

un temps révolu et amour là loin de chez moi

à côté de mon aimée et bien loin aussi

Je me rappelle O ciel C'était toute une vie

C'était bien loin aussi de chez elle

C'était le temps de pur amour O ciel nu

Et toi petit corps t'en souviens-tu

Il est temps que tu t'en souviennes

Il est temps avant que la fin ne vienne et sue

la santé comme scie la fumée l'air

Appelle en marchant aujourd'hui à kébilli dans la ville

le goût du mépris vers les heureuses et les émules

le coût de mener une vie heureuse comme les émules

En marchant

bouche béante glacée expirante main mourante

murmure qui s'endort tranquille

murmure qui s'endort et qui a tort

murmure ou délire

Et ce petit corps encore ne demande rien

au monde que l'empire

On savait que c'était l'accès d'un impuissant délire

l'impuissant délire que mon petit corps adore

et qui retentit pour lui comme un airain sonore

c'est le pseudo-délire qui déchire l'ossature

et se lève pour les rêves et les précieuses miniatures

Tu grandiras corps sans plaisir Tu tomberas sans murmure

Rien d'humain Rien du rien ne grandira sous ton armure

Sans haine et sans amour dans le rappel tu vivais

Ton dilemme était lourd et dans le rappel tu règnais

un ciel solitaire

Tu te lanceras d'un seul bond au char de la mémoire

Tu foudroieras l'univers de pleurs Tu passeras au passé

ombragé de soleil épais

C'était toute une vie vue au soir et non en

paix

Le soir que tu vis froid et maussade

une vie vue nue au soir devenu comme ton petit corps malade


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