8/4/2008 - Le relativisme, la morale et le mensonge
Le relativisme, la morale et le mensonge
Satiété et corruption.
Consommation et faussaires
Ego et prévarication

" Bon sang ne saurait mentir"
En théologie le problème de l'existence de Dieu est étroitement lié à celui de la recherche de la vérité, du bien et du beau. Les adversaires de Dieu disent qu'il n'existe pas de vérité, et c'est par ce postulat que s'infiltrent tous les mensonges du monde, qui maintenant sont si nombreux qu'ils paralysent tout progrès réel. Le politiquement correct est devenu le garde fou du diable, la garantie des faussaires et la base philosophique d'un consumérisme devenu satanique.
Le bien, la vérité et le beau sont étroitement liés. Le problème de la vérité dépasse donc la seule méthode scientifique, et rejoint le spirituel, comme la vision du monde dépasse celle de l'unique matière. En effet on ne peut faire dire à la matière plus qu’elle ne peut dire. Depuis la physique quantique, nous savons que les phénomènes tangibles en tant que tels n'existent pas, et que la physique quantique se rapproche plus des lois de la spiritualité que d'aucune autre. Effectivement la matière, sur laquelle repose le matérialisme n'existe pas. Pourquoi alors tant de mauvaise foi de la part des matérialistes et des athées dans leur rapport avec le bien? Quelle est la raison de cet ancrage dans le néant qui est en train de pourrir le monde et qui ne sert en réalité que la société de consommation? C'est que les artisans du relativisme et du consumérisme sont "spirituellement négatifs", ou du moins opèrent de la sorte, et doivent donc se combattre comme tels. L’Exégèse des écritures le montre bien. La définition théologique du diable se rapproche de celle du menteur et du faussaire. Il en est de même pour celle du crime contre l'Esprit qui se rapproche du mensonge d'Etat ou du mensonge de société. Le mensonge est presque exclusivement le fruit de l'orgueil, et de l'égo. Il permet une "liberté" de manœuvre et de manipulation dans le mal. Il est par nature, politique. Il est inhérent à l'homme. Il constitue, presque à lui seul, le risque objectif, symbolisé par la chute d'Adam. C’est ce que disent toujours les religions, rarement les sciences sociales, et jamais les partis politiques...
Un exemple des duplicités de la vie civile, commerciale ou politique est celui du traitement du mensonge (...), pour le droit positif, mentir est rarement un délit, sauf lorsque l'on a prêté serment... Le mensonge arrange qui, pour que celui-ci se banalise à ce point, et que notre société devienne celle des faussaires? Est-il le corollaire d’une liberté corrompue, d’un esprit ravalé aux choses, comme le disent les écritures ? Par quel cancer moral, le relativisme s’est-il répandu dans l’esprit tout entier, en même temps qu'il faisait exploser la consommation, et qu'il effaçait tout repère éthique? Quel est l'esprit sensé qui contesterait le relatif, méthodologie évidente, en dénonçant le relativisme et une consommation devenus folle, fruits du paradigme et de l'idéologie ambiante? Car du relatif au relativisme, il y a une barrière, une frontière, un mur qui n'aurait jamais dû être franchi, ou qu'aucun esprit réellement moral, cultivé et initié, n'aurait dû franchir. La pire des dictatures est effectivement celle du mensonge. La manipulation, les diktats de la consommation et de la société, qu'elle a mis en place, se sont infiltrés à tous les niveaux par un relativisme généralisé. L’Univers m’apparaît comme une pensée, disait Einstein, ajoutant, Dieu ne joue pas aux dés… On ne Le trouve pas non plus dans les rayons des superpermarchés
Les Docteurs de l'Eglise ont parfaitement développé le problème que pose la vérité, depuis la nuit des temps. Le bien et la vérité sont étroitement liés. Les pères de l'Eglise ont donné le chemin de la vie, en commentant les évangiles d'une façon admirable. La profondeur de ces textes ne peut en aucun cas être comparé au discours trompeur relativiste. Certains me trouveront excessif, mais il y a des jours où, comme Jésus, on est excédé par les marchands du temple.
François de Mendizabal
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