14.4.2009 -
Nous sommes partis sans laisser d’adresse, j’ai acheté des étagères , le soleil entrait par la fenêtre de la chambre d’hôtel , travailler pour vivre, les coccinelles s’envolaient pour qu’il fasse beau demain , j’ai froissé tes robes , on a chanté la gadoue sous la pluie, putain de propriétaire , tes yeux bleu pales, ton chocolat, mon café et nos croissants du matin , la voiture en panne et les vélos en ville, le soleil sur ta peau dans les dunes, nos jalousies débiles d’amants mal assurés , tes fringales de chocolat , mes poèmes amoureux au troisième verre , nos cris et le lit dans le mur , les ressors de sommiers, les machines à laver, le ménage à pile ou face, nos engueulades épiques, salle de bain aménagée , promenade du chiot, changer de literie, le fric c’est chic, vacances aux iles, échelle sociale, chemin en sous bois, la famille c’est l’enfer, les amis , les miens , les tiens, les autres, Paris au petit jour, le Louvre au loin , la Joconde près de moi. Nous avons tant vécu de choses importantes qu’il serait dommage de continuer dans la médiocrité. Je suis heureux de notre séparation. Il me reste pleins d’envies, et à toi aussi, toutes les nôtres sont usées Mais les tiennes et les miennes restent neuves… Allons ........
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