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Dans la vie certains ont plus de chance que d’autre. Les plus chanceux naissent « particules de soleil », ils nagent vers la terre, entouré de cette lumière, de cette chaleur. Les gens adorent. D’autre sont goûtes d’eau dans l’océan. Ils naviguent sans jamais se noyer à travers les océans du monde entier. Partageant leur existence entre eaux chaudes et profondeurs glacées. Le plus gros de la population s’arrête à la plage. Des milliers de grains de sable, face à l’immensité des goûtes d’eau, l’océan. Les plus proches du rivage, connaissent l’eau, ils en gardent jalousement l’odeur et le goût. Plus on s’éloigne du rivage et plus le sable devient grossier, se mélangeant aux cailloux, à la poussière, rien ne ressemble plus à la douceur de la plage, tout devient « vide », terrain vague à l’abandon. Encore plus loin, la route, l’odeur du bitume, le goudron, le début de la pollution, plus rien de réjouissant. Et au milieu de la route, les voitures avec la fumée du pot d’échappement. Des vapeurs d’essence qu flotte dans l’atmosphère. Moi petite goutte d’essence. Persuadée qu’étant essence, produit si chère à la race humaine, convaincu de mon utilité. Je suis sure que je vaut quelque chose, les gens ont payés si chère pour m’avoir. Je leur suis indispensable. Et pourtant, une fois utilisé, pressé comme un citron, je ne vaux plus grand-chose, ils ne se préoccupent pas de ce que je devient, ils m’oublient. Je flotte, là, dans l’air, personne ne me voit, et pourtant je suis bien ici. J’essaie tant bien que mal de me raccrocher à la terre, à la vie… Mais je ne suis à présent qu’une particule, l’apesanteur n’a plus aucun effet sur moi. Je tente de m’accrocher au bout d’herbe bordant la route, j’implore le macadam de m’absorber… J’effleure une dernière fois mon continent, jusqu'à ce que la mort nous sépare. Je quitte la Terre.
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merci
Toutes les fois qu'on a l'occasion de réaliser une métaphore, doit-on hésiter un seul instant ?
[Alphonse Allais]