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Femme tchadienne, femme africaine
Communiqué de presse
En Afrique et plus particulièrement au Tchad, presque 55% de la population sont des femmes. Ces chiffres au lieu d’être une force est plutôt une faiblesse. La femme tchadienne, africaine est l’objet de toutes sortes de maux qui l’assaillent dans sa vie quotidienne. A cela vient s’ajouter la misère qui s’abat sur elle.
comme il est de coutume, à l’occasionne de la journée mondiale de la femme, mon dédicace à elle. Je lance un appel aux organisations nationales et internationale, aux associations de femmes de concourir sans relâche afin que la femme surtout africaine trouve sa place respective au sein de la société.
Il convient bien de relever ici l es efforts et blocages majeurs de la femme africaine.
Sur le plan politique
le rôle de la femme africaine n’est pas sans un importance même s’il est encore insuffisant et non encouragé. La femme africaine est souvent engagée dans les partis politiques, elle est militante entreprenante.
Sur le plan économique
La femme africaine mène des activités génératrices de richesse et notamment dans le secteur de l’élevage, de l’artisanat, de petit commerce et pire encore de l’agriculture. Elle est donneuse de vie, elle s’occupe du foyer, de l’éducation de ses enfants, de leur scolarisation et aussi bien de leurs nourritures. La femme africaine, en un mot est le pilier de la famille.
Sur le plan ecclésial
elle est bien active dans sa communauté ecclésiale de base et dans la paroisse. Elle y assure avec grande disponibilité et générosité des multiples tâches dans l’organisation de différents services. Elle est présente dans l’animation de la liturgie, dans la catéchèse, dans la chorale, dans le groupe de prière, dans les activités caritatives, dans les associations de femmes chrétiennes et y est souvent chargée comme conseillère ou éducatrice.
La liste est vraiment longe.
Mais malgré ces constats positifs de l’engament de la femme africaine au sein de la société, de ses contributions déterminantes pour la vie de la famille, de ses travaux irremplaçables, il est à relever aussi les blocages qui s’opposent à sa promotion et à son épanouissement normal
D’abord le frein majeur vient du pois de certaines pratiques traditionnelles qui s’expriment dans le préjugé de la supériorité de l’homme sur la femme. cette éducation inculpée depuis l’enfance se traduit sous forme d’interdit, d’exploitation et de reflexe socioculturelle discriminatoires. A cela vient s’ajouter le mariage précoce et/ou forcé, la polygamie, la mutilation génitale et les atteintes à leurs intégrités physiques très pénibles pour elle.
Je mets sous ce compte l’institution de la dot dégénère fréquemment en une affaire de marchandise entre familles transformant la femme en un objet de vente.
A cela vient s’ajouter un autre blocage important concernant le système éducatif qui met un déséquilibre numérique à l’égard de la femme. Au Tchad surtout les droits à l’éducation sont très souvent déniés à la femme par un système coutumier qui reste la cause de multiples discriminations.
Par manque de prise de conscience personnelle, par manque de formation , en toute ignorance, la femme africaine est souvent complice de sa propre situation de marginalisation.
Tous ces blocages qui freinent sa promotion et son épanouissement elle les partage et les intériorise.
Face à ces réalités
Aujourd’hui journée mondiale de la femme j’invite toute femme africaine et d’ailleurs à un effort personnel et collectif et de manière continue en vue de transformer efficacement toute situation qui s’oppose au développement de la femme et afin que cesse toute forme de discrimination et d’injustice à son égard.
Je déplore sans faiblesse certains exercices de l’autorité de l’homme sur la femme qui reflète le plus souvent une vision d’esclavagiste. Cette supériorité de l’homme sur la femme ne signifie pas la femme lui est inférieure qu’il peut la mépriser en tout temps et en tout lieu. L’homme doit chercher le bonheur juste de sa femme en se donnant à elle pour l’aimer, diriger avec joie partageant ses joies et ses peines.
J’invite toute femme africaine à chercher à avoir confiance en elle –même afin de participer sans peur à la construction de la société.
J’invite les ONG nationale et internationale de défense de droits humains, les associations de femmes africaines à lutter continuellement et par tous les moyens possibles pour la reconnaissance effective des droits fondamentaux de la femme.
Vive la femme africaine, brave et intelligente !
Italie 08/03/2010 12:27:30
Jean Baptiste Koumaye
source: http://jean-baptistekoumaye.space.blogs.com |