7/6/2008 - le passage n'attend pas mon empreinte

Sertie d’œuvre absurde l’animale des steppes
tentaculaires de l’aorte de mon simple cœur
Songe au déluge des eaux frénétiques
Source nourrissante
Jusqu’à ce point mort du goutte a goutte
Des flots fantasmagoriques jamais découvert
S’enfuient sous le sable des pierres tombales
Des histoires étouffées dans l’oeuf
Disparaisse à mesure des tempêtes de larmes
Déchaîner par les instants en cascade
Raflés par les absences, si futile d’importance
Déserté par la sécheresse des mots
J’assèche mes veines de toute aventure
Je suis un passe muraille
Je vis entres les murs
Immobile, je suis en salle d’attente
Et j’exerce ce métier : j’attend
Que l’on prononce mon non
Le spectre du cloître claque à mes tympans
Et détruit l’espoir à chaque appelle
Certains en reviennent
Il se regarde en chiens de faïences
Dans le blanc de leurs yeux malades
Aux symptômes semblables
Et si je n’avais pas de rendez vous
Et si fou épuiser par la raison je finissait,
Apporter le camisole de force
Je n’en n’est plus
Et si je n’était pas sur cette liste hasardeuse
J’aimerais maquiller mon égoïste
Et vous dire que oui
La solitude est mon choix de vie
J’ai lu un vivant
Je suis prise au piège
Je voudrais que quelqu’un m’attende quelque part
...
Comble du souhait capricieux
J’aimerai lui parvenir
...

Pente raide, la terre est bien faite, il aura forcément une autre ascension
chama
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