J'avais tout préparé, dans ma tête tout était clair. Depuis cette lettre écrite de tout mon âme, du mieux que je le pouvait, avec tout l'amour que j'ai su trouver en moi, jusqu'au billet glissé dans l'enveloppe pour ce soir si important pour moi...
J'avais tellement confiance quand la scène a pris vie en s'illuminant, quand l'atmosphère du jeu m'a enveloppée et quand mon regard n'a pa rencontré ton visage que j'ai maintenant presque oublié, non tu n'étais pas là, je t'ai trouvé toutes les excuses, j'ai espéré, tellement, tellement éspéré...
J'ai joué et j'y ai mis tout mon coeur, j'ai joué pour toi , juste pour, jusqu'à la dernière seconde, jusqu'au noir final. Quand nous avons tous salué, main dans la main, j'avais posé un faux sourire sur mon visage, mon ventre en dedans se déchirait, l'air refusait d'entrer dans mes poumons,mon coeur de battre...
Sortie de scène et changement de décor, le chagrin qui déborde et se répand sur mes joues, et je pleure, je pleure tout ce que j'ai pu retenir jusqu'ici, je pleure de décéption parce que je t'en veux, parce que je voudrais ne jamais t'avoir connu, tu ne m'aurais certainement pas tant déçue, j'aurais voulu te faire mal, mal comme j'ai eu mal ce soir là, mal comme j'ai voulu mourrir...
J'avais de l'espoir et j'ai reçu ton abscence en pleine figure, j'ai vacillé mais je veux que tu ne puisses plus jamais m'atteindre et même si je hurle à l'intérieur, même si je reste écorchée vive, même si je le serais jusqu'à ma mort je réussirais sans toi, et pourtant je le sais, je garderais au fond la blessure cuisante de ton abandon, de ton abandon papa...
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