Familly Thyss
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7/10/2005
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Grand blancs à Biarritz

Le Musée de la Mer à Biarritz vous propose de découvrir le grand requin blanc en taille réelle à travers une exposition des photos de Patrice Heraud. Le photographe français, président fondateur de l’association SOS Grand Blanc, s’est enfermé dans une à cage à trente mètres de fond pour observer et filmer ces magnifiques prédateurs.
Vous pouvez les voir comme si vous y étiez avec lui, et apprendre pourquoi il faut arrêter de les massacrer.
L’expo se tient jusqu’en avril, horaires et informations sur : www.museedelamer.com |
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7/10/2005
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Objectifs sous la mer
Liée au thème “L’eau, l’avenir de l’humanité ?”, une exposition des photos de Robert Pakiela et Jean de Saint-Victor de Saint-Blancard se tiendra à la Médiathèque Jacques Baumel de Rueil-Malmaison (92) du 8 novembre au 3 décembre. Soixante images pour montrer la réalité d’un écosystème liquide à protéger.
Renseignements : 01 47 14 54 54. |
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7/10/2005
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LE CHIFFRE DU MOIS : 22 712 400 litres
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C'est le nombre de litres d’eau de mer qui remplissent le bassin de Ralph et Norton, les deux requins baleine pensionnaires du tout nouvel Aquarium de Georgia, dans l'état d'Atlanta aux Etats-Unis (ouverture le 23 novembre prochain). Offerts par Taïwan, ces poissons géants ont eu besoin d’un B-747 entier pour effectuer les 12800 km du voyage. | |
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12/9/2005
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CHIFFRE DU MOIS : - 330 mètres
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C'est la profondeur atteinte le 5 juillet dernier en plongée bouteille par Pascal Bernabé dans les eaux du golfe de Valinco en Corse, battant ainsi le record établi quelques semaines auparavant par Nuno Gomez à -320 m en Mer Rouge. Qui dit mieux ?? | |
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8/8/2005
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Pêches en Méditerranée : les stocks baissent, la gestion s'améliore
Alors que la pêche bat son plein en cette période estivale, la FAO invite les pays du pourtour méditerranéen à intensifier leur collaboration en matière de gestion responsable des pêches afin de faciliter la reconstitution des stocks épuisés.

A l'heure actuelle, les captures en Méditerranée et en mer Noire - groupées dans les statistiques de la FAO - sont estimées autour de 1,5 million de tonnes par an, soit plus du double des débarquements de 1950 qui avaient atteint 700 000 tonnes, mais moins que le chiffre moyen annuel record de 2 millions au cours de la période 1982-1988.
Dans l'ensemble, la capture par unité d'effort de pêche - une mesure souvent considérée comme un indicateur clé de l'état des stocks sauvages - est en baisse en Méditerranée, selon Alain Bonzon, nouveau Secrétaire exécutif de la Commission générale des pêches pour la Méditerranée (CGPM) de la FAO.
Etat inquiétant de nombreux stocks
Les captures de plusieurs espèces ont atteint des sommets vers la fin des années 1980 et le début des années 1990. Elles ont baissé depuis. Par exemple, les débarquements de merlu ont décollé en 1990, dépassant 52 000 tonnes, pour chuter de moitié avant 2002.
A l'heure actuelle, les petites espèces pélagiques, principalement les anchois et les sardines, constituent environ la moitié des captures en Méditerranée. Les espèces démersales, notamment le merlu, le rouget de roche et le merlan bleu, représentent environ 40 pour cent des captures.
Selon les estimations les plus récentes de la FAO, les stocks méditerranéens surexploités incluent le thon rouge, la bonite à dos rayé, le merlu, l'espadon, le merlan, le mulet cabot et les sparidés.
Le thon rouge
Le thon rouge, une des espèces les plus prisées en Méditerranée et qui a traversé les siècles sans problème, est aujourd'hui en danger pour cause de surexploitation régionale.
Les captures de ce poisson ont atteint le chiffre record de 39 000 tonnes en 1994. Puis, elles ont brutalement chuté à 22 000 tonnes en 2002.
Aujourd'hui, les captures de thon rouge ne représentent plus qu'environ 3 pour cent du total des captures en Méditerranée. Malgré cela, cette espèce a conservé son importance économique en raison de la forte demande sur le sushi et le sashimi à l'étranger. Rien qu'aux Etats-Unis, la demande annuelle s'établit autour de 24 000 tonnes, soit plus d'une année entière de captures en Méditerranée.
«Engraissement du thon»
Le problème s'est corsé avec le développement de l'aquaculture fondée sur les captures de thon rouge au stade juvénile. Egalement connue sous le nom d'«engraissement du thon», cette pratique consiste à capturer de jeunes poissons en mer puis à les enfermer dans des bassins d'élevage où ils sont engraissés en vue de leur commercialisation.
Selon les estimations de la FAO, la production annuelle de thon rouge grâce à cette technique s'établirait actuellement autour de 25 000 tonnes, soit 10 000 tonnes de plus qu'il y a à peine cinq ans.
«L'engraissement du thon» est principalement pratiqué en Croatie, en Espagne, à Malte et en Turquie.
Selon la FAO, cette pratique suscite de vives inquiétudes dans la mesure où, d'une part, elle aggrave une situation rendue fragile par la surexploitation et que, d'autre part, les prélèvements de jeunes thons se font en catimini, rendant pratiquement impossible toute évaluation précise des stocks.
Nouvelles mesures pour une bonne gestion
Dans le courant du mois d'août 2005 devraient entrer en vigueur des recommandations contraignantes adoptées par les 24 pays membres de la Commission générale des pêches pour la Méditerranée. Elles visent à renforcer la gestion des pêches.
A cet égard, la Commission recommande notamment une meilleure surveillance de l'aquaculture fondée sur les captures, l'interdiction de la pêche au chalut à des profondeurs supérieures à 1 000 mètres et l'inscription au registre central de tous les navires de plus de 15 mètres.
Selon M. Bonzon, les travaux de la Commission au cours de ces dernières années ont montré que les organismes de pêches régionaux peuvent remplir un rôle de premier plan pour assurer la durabilité des pêcheries, y compris en Méditerranée où la gestion commune des affaires n'est pas toujours chose aisée.
Les membres de la CGPM: Albanie, Algérie, Bulgarie, Croatie, Chypre, la Communauté européenne, l'Egypte, l'Espagne, la France, la Grèce, Israël, l'Italie, le Japon, le Liban, la Libye, Malte, Monaco, le Maroc, la Roumanie, la Slovénie, la Serbie et le Montenegro, la Syrie, la Tunisie et la Turquie. La participation est ouverte à tous les pays du pourtour méditerranéen et aux organisations d'intégration régionale, notamment la Communauté européenne ainsi qu'aux pays qui pêchent en Méditerranée.
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4/8/2005
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Hawaii s’inquiète pour ses raies mantas !
Les raies mantas comptent parmi les poissons les plus gros du monde… les plus fragiles aussi du fait de leur mode de reproduction plutôt lent. La pêche a déjà eu raison d’elles dans certaines régions du globe. Pour éviter cela dans leur archipel, les scientifiques et écologistes veulent mettre en place une nouvelle législation.

Koie est une habituée des eaux de la côte de Kona à Hawaii. Pourtant, cette fois-là, la grâcieuse raie manta dont les plongeurs apprécient toujours la compagnie n’était pas très à l’aise. Et pour cause ! Une ligne de pêche s’était enchevêtrée autour de son aile droite, ce n’est que 2 mois plus tard que la belle est revenue chercher de l’aide auprès des plongeurs, dont Keller Laros, co-fondateur de la Manta Pacific Research Foundation et caméraman sous-marin. Il le reconnaît volontiers : « elle nous a fait confiance… Elle aurait pu perdre son aile, et serait probablement morte ensuite ! ».
Laros est un fervent défenseur des raies mantas (Manta birostris). Sa plus grande crainte ? Voir arriver une pêche industrielle dans les eaux territoriales d’Hawaii qui ne sont pour l’instant régies par aucune règle de protection concernant ces énormes poissons cartilagineux. Ainsi, la pêche intensive a eu un impact néfaste sur les populations d’Indonésie, des Philippines et de Mexico. Les mantas sont d’abord recherchées pour la viande - un plat consommé dans certains pays asiatiques - et la peau. Mais depuis quelques temps, la demande a augmenté sur les marchés d’Asie. Ce sont les branchies, et plus précisément les branchiospines qui sont visées : elle sont réduites à l’état de poudre et utilisées en médecine traditionnelle.
Les raies mantas sont des animaux fragiles, même si elles sont comme toutes les raies, cousines directes des requins. Le moindre déséquilibre dans une population peut être fatal à leur survie. Elles ont un taux de reproduction faible car les femelles donnent naissance à un petit tous les 3 ans en moyenne, et par ailleurs, elles sont plutôt sédentaires. Le fait qu’elles ne migrent pas facilite grandement la tâche aux pêcheurs potentiels. Dans de telles conditions, on imagine aisément à quelle vitesse pourrait disparaître un groupe de cette espèce dans une région donnée ! Cependant, pour le moment, aucune menace réelle ne pèse sur les raies mantas d’Hawaii car les braconniers ne sont pas encore là. Sur la côte de Kona, par exemple, on estime la population régulière de mantas à une quarantaine d’individus et même si 85 auraient été identifiées ces 12 dernières années, les experts disent n’avoir observé qu’une seule femelle gestante dans ces eaux territoriales.
Bien sûr, tout le monde tient à elles… Hawaii est réputé dans le monde de la plongée comme un spot exceptionnel pour croiser les mantas. Selon la Manta Pacific Research Foundation, 11000 personnes auraient ainsi goûté à l’émotion d’une telle rencontre en 2002 autour de l’Ile Principale de l’archipel, que ce soit en apnée ou en plongée bouteilles. Ce type d’écotourisme particulier aurait rapporté 2,4 millions de dollars en revenus indirects à l’Etat, autant dire qu’une manta est bien plus précieuse en vie, que morte ! Pour les écologistes, il faut anticiper. Prendre des mesures de conservation au plus vite et instaurer une législation adaptée pour interdire toute capture ou abattage d’animaux liée à la pêche dans l’archipel s’avèrent indispensable… Bref, pour une fois : réagir avant qu’il ne soit trop tard.
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3/8/2005
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Non, le cartilage de requin n’est pas un remède contre le cancer !
Halte aux croyances véhiculées par des individus qui vivent royalement du commerce juteux des requins ! La pseudoscience n’a pas sa place en médecine lorsque la vie et l’espoir des patients sont en jeu : voici le message d’un chercheur qui tire la sonnette d’alarme sur l’importance pour les médias de diffuser des informations justes et honnêtes. Il en va autant de la vie des malades que de la survie des squales…
‘Les requins n’attrapent pas le cancer’, un livre écrit par I. William Lane dont la sortie a fait grand bruit en 1993, particulièrement sur la grande chaîne américaine CBS News à l’époque qui n’a pas hésité à lui consacrer une émission complète : une publicité aux retombées dramatiques. En plus d’affirmer que les squales étaient épargnés par le cancer, Lane suggérait que la consommation d’extraits de cartilage de requins par voie orale pouvait être un traitement efficace ! Il basait son discours sur des expériences semblant démontrer que des substances, contenues dans le cartilage des requins, inhibaient la formation de tumeurs et empêchaient celle des vaisseaux sanguins qui alimentent les cellules cancéreuses en oxygène et nutriments. Et de là, tout s’est très vite enchaîné…
Quand le marketing surpasse la science
La chasse aux requins et le marché noir se sont encore amplifiés. Tout le monde a surfé sur cette vague pseudo-médicale : la télévision, certains médias, et le web qui s’est beaucoup développé depuis, ont contribué à la diffusion de l’information. Une information aux allures de publicité mensongère inacceptable ! Combien de personnes condamnées par la maladie ont-elles repris espoir (mais vidé une grosse partie de leur portefeuille !) pour tenter ce traitement de la dernière chance sans aucun fondement scientifique ?
« Depuis que l’idée d’utiliser du cartilage de requin dans le traitement contre le cancer a été lancée, non seulement on a observé un déclin mesurable de la population de requins, mais les malades du cancer ont aussi été déroutés de traitements prouvés efficaces ! » s’insurge Gary K. Ostrander, chercheur américain au département de Biologie et Médecine Comparative de l’Université Johns Hopkins. Le biologiste s’exprime sur le sujet dans la revue Cancer Research de décembre : il y publie un papier intitulé ‘Cartilage de requin, cancer et menace croissante des pseudosciences’. Dans son étude, Ostrander fournit une quarantaine d’exemples de cas avérés de tumeurs bénignes et malignes chez des requins et des espèces voisines, observés depuis les années 1850 à nos jours !
S’il reconnaît que les squales semblent moins sujets au cancer que les êtres humains, nous devrions en apprendre davantage dans le futur sur les tumeurs que peuvent développer ces animaux. Par ailleurs, le scientifique admet que des composés hautement purifiés à partir de cartilage (des inhibiteurs d’angiogénèse identifiés par des chercheurs) pourraient un jour jouer un rôle dans le traitement des cancers. Mais avant d’en arriver là, d’autres études sont à prévoir : quels sont leur mode d’action, leurs effets potentiels, et la meilleure façon de les acheminer jusqu’aux cellules tumorales ? Car -et c’est bien là tout le problème- le grand public doit comprendre que manger une quelconque poudre de cartilage, même si elle contient une très faible proportion de ces fameuses substances, n’aura absolument aucun effet sur le cancer…
Le rôle des médias dans l’information scientifique
Tant que la médecine n’aura pas réalisé des études solides sur le sujet, aucun médicament, reconnu par des autorités compétentes en la matière, ne pourra être lancé sur le marché pharmaceutique. Et c’est tant mieux, car c’est un gage de sérieux pour les patients qui doivent bénéficier des meilleurs traitements disponibles actuellement ! « Les gens lisent sur internet ou entendent à la télé que prendre de vulgaires extraits de cartilage de requin pourra les soigner du cancer, et ils le croient sans même demander à la science de vérifier ces affirmations ! » s’inquiète Ostrander d’une telle dérive médiatique. Pour lui, la popularité du cartilage de requin comme traitement contre le cancer est une preuve du triomphe du marketing et de la pseudoscience sur la raison.
Le web ne serait pas étranger à tout cela… Le message du chercheur est une leçon d’humilité pour tous les acteurs de l’information, quelque soit le support qu’ils utilisent : « Cela montre comment les médias électroniques ont augmenté le potentiel dangereux de la pseudoscience, tournant ce qui aurait autrement été une curiosité culturelle pittoresque en de sérieux problèmes de société et d’écologie. La seule façon de combattre cela est de s’assurer que les leaders des gouvernements et les professionnels des médias reçoivent une formation scientifique adéquate basée sur la raison, et qu’ils développent leurs facultés de pensée critique ! ». A bon entendeur…
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29/7/2005
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Les requins de Polynésie toujours en danger
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Malgré la mobilisation des clubs de plongée tahitiens et polynésiens, l'assiduité de l'association Longitude 181 Nature et une mesure de protection des requins qui devait être discutée devant l'Assemblée polynésienne, la situation n'a pas bougé. Les requins sont toujours abattus pour leurs ailerons. Afin de poursuivre leur action, les clubs et Longitude 181 Nature vous proposent désormais d'envoyer une pétition directement au Président Sénateur de la Polynésie française... Rendez-vous sur www.longitude181.com pour plus de renseignements.
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28/7/2005
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Devenez écovolontaire !
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Durant l’été, l’association Cybelle Planète organise des croisières d’écovolontariat en Méditerranée pour l’étude des cétacés, au large de la Côte d’Azur et du Var, dans le Sanctuaire Pélagos des Mammifères Marins. Chacune dure une semaine et se déroule en voilier. Elles sont organisées avec des chercheurs en cétologie (écoOcéan – Montpellier) et ont pour objectif l’évaluation de l’impact du trafic maritime. Les écovolontaires seront encadrés par un scientifique et un skipper qualifié. Départs des croisières : les 15, 23 et 30 juillet, le 6 août. Tarif : 950€. Association Cybelle Planète
rue de l’Eglise
34380 Mas de Londres.
Tél. : 04 67 55 97 17. Site Web : www.cybelle-planete.org
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28/7/2005
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La mer pour mémoire
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“L’archéologie sous-marine atlantique et fortunes de mer” est le sujet d’une exposition itinérante qui va tourner pendant quatre ans en Bretagne, Basse-Normandie et Pays de la Loire. Le Port Musée de Douarnenez l’accueille jusqu'au 2 octobre. Autour d’épaves du Ponant, des thèmes du naufrage, de l’espace sous-marin et de la récupération des cargaisons. Eric Morin, président de Buhez (musées et écomusées de Bretagne)
Tél. : 02 99 28 55 84. Email : museebzh@agglo-rennesmetropole.fr
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28/7/2005
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CHIFFRE DU MOIS : 90 %
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C'est le pourcentage de résidus des ordures sous-marines laissés par le tsunami dans la mer d’Andaman qui ont été ramassés à ce jour, selon Maitree Duangsawasdi, directeur général du Department of Marine and Coastal Ressources en Thaïlande.
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23/7/2005
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TF1 saccagent des espèces protégées
Les « aventuriers de Koh Lanta » et TF1 saccagent des espèces protégées

Lors de la diffusion sur TF1 du 2ème épisode de l’émission Koh Lanta, près de 7 millions de téléspectateurs ont pu observer des participants tuant, cuisinant et consommant des Puffins Fouquets (Puffinus pacificus), une espèce fragile et intégralement protégée en Nouvelle-Calédonie. Ces faits se seraient produits à plusieurs reprises au cours du tournage. La LPO et le WWF condamnent de tels agissements, effectués pour satisfaire une certaine forme de « télé réalité ». Ces exactions sont doublement condamnables car deux délibérations provinciales protègent à la fois les oiseaux et leurs terriers.
Cette année, l’émission de télé-réalité Koh Lanta, mettant en concurrence sur des îles « désertes » des candidats sensés alors « survivre » avec les « moyens du bord » est allée trop loin. Au cours du deuxième épisode diffusé vendredi 8 juillet en France et dimanche 10 juillet en Nouvelle-Calédonie sur la chaîne privée TF1, les candidats ont capturé vivants, puis tués des Puffins Fouquets, espèce intégralement protégée en Nouvelle-Calédonie, en pleine période de nidification. En effet, la Nouvelle-Calédonie abrite plus d’un tiers (soit environ 50 000 couples reproducteurs) de la population mondiale de Puffins Fouquets, appelés localement pétrels. Ces oiseaux sont vulnérables du fait de la réduction de leur habitat.
Dans le même temps, un candidat de l’émission mettait à mal une chèvre appartenant à un troupeau et qui plus est, prêt de mettre bas, sans aucun état d’âme, ni aucune conscience de l’acte commis. Récupérée à temps par l’équipe de tournage, la chèvre a ainsi été épargnée, contrairement au triste sort réservé aux Puffins. Comment, dans un même temps, interdire la consommation de cette chèvre - ce qui est tout à fait justifié - et permettre que soient mis à mort des oiseaux protégés, incapables de se défendre une fois qu’ils sont au sol ?
Comment TF1 peut-elle se prévaloir de vouloir respecter la nature, tout en décidant de diffuser de telles émissions, qui en deux heures de temps, peuvent conduire près de 7 millions de téléspectateurs à penser que la nature est un bien que l’on peut saccager sans état d’âme ? C’est bafouer le travail des associations locales, comme la Société Calédonienne d’Ornithologie (SCO), qui se battent depuis de nombreuses années pour la préservation de la biodiversité calédonienne.
D’après nos informations, des Puffins auraient été consommés tout au long des 40 jours de tournage. D’autres espèces ont également été touchées : bénitiers, chauves-souris. Aujourd’hui le mal est fait, mais il ne saurait rester impuni. Il faut rappeler que la Nouvelle-Calédonie possède des écosystèmes magnifiques mais fragiles. Territoire grand comme la Picardie, elle compte autant d’espèces animales et végétales endémiques que toute l’Europe continentale. Selon l’UICN France (Union mondiale pour la nature), la Nouvelle-Calédonie abrite en effet 2423 espèces de plantes et 111 espèces terrestres uniques au monde (dont 23 espèces d’oiseaux). Cet archipel du Pacifique Sud constitue l’un des 25 points chauds de biodiversité de la planète, c’est-à-dire une zone très riche et très menacée dont la protection est reconnue comme prioritaire au niveau mondial.
De nombreux téléspectateurs ont déjà manifesté leur mécontentement auprès de TF1. Il leur a notamment été répondu par le « Service Accueil des Téléspectateurs » que la Ligue pour la Protection des Oiseaux ne considérait pas ce puffin comme protégé. La LPO, qui n’a même pas été consultée par TF1, dément formellement cette affirmation et demande à TF1 de rectifier immédiatement les propos tenus.
Par ailleurs, la LPO a saisi le Conseil Supérieur de l’Audiovisuel (CSA) pour qu’il soit donné suite à cette affaire. Enfin, la LPO engagera une action en justice contre TF1 et les producteurs de l’émission (la société Adventure Line Production).
La LPO est le représentant Français de BirdLife. La SCO (Société Calédonienne d’Ornithologie) est également représentante de BirdLife en Nouvelle-Calédonie.
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About Me
Protégeons ensemble notre planète. Pour que nos enfants la connaissent comme nos parents nous l’ont laissé ! |
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