J’ai parlé trop vite. Il n’en voulait pas qu’à mon corps. Il ne l’a même pas touché. Pour celles qui ont regardé sex and the city, j’avais le zsa zsa zsu. Traduction : les petits papillons.
Une nouvelle motivation pour bosser mes cours, car il s’en va à l’île Maurice pour un stage de trois mois cet été. Alors si j’ai mon mois de Septembre, je pourrais y passer quelques jours.
Mais comme à chaque fois, ce joli tableau est alourdi du poids de mon secret.
Il n’est pas comme M. il est plus attentionné. Il s’en rendra vite compte. Et là, son zsa zsa zsu à lui risque de s’envoler. Rien de moins attirant qu’une gerbouilleuse agrippée à sa balance.
Alors je vais devoir redoubler d’efforts pour avoir l’air « normale ». Complexée mais pas obsédée. Mais tellement d’excuses à ressortir. Je les avais rangées. Comment justifier le fait que je ne pourrais jamais manger devant lui ?
Et puis lui, il est spontané, il n’a pas peur de me dire que je suis la première à le rendre comme ça.
Moi, je ne sais pas faire ces choses là. Je suis une handicapée des effusions.
Quand on me fait un compliment, je fais un bisou. Un mot gentil, et je fais un sourire.
Arrivera t’il à comprendre ? Ou est-ce qu’il se lassera ?
Mon problème c’est que je n’autorise jamais les papillons à s’installer. Je reste sur mes gardes. Je m’empêche de sourire quand j’ai de ses nouvelles, et m’interdit de penser à lui en m’endormant. J’aimerais tellement être assez courageuse, prendre ce risque, laisser tomber mes barrières. Mais je ne suis pas encore prête je crois.
D’ailleurs, ça fait trois jours que je ne mange pas. Je ne l’ai pas fait volontairement. Je m’en suis rendu compte ce matin. Et je ne peux m’empêcher de faire la corrélation. Pour ne pas m’attacher, je me focalise sur ce ventre.
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