14/1/2006 - 2
«
Juliette ! Nooooooooon ! » Mais il est trop tard. Un mini bus blanc
déboule comme un fou du boulevard. Je crois que je suis morte. Non. Je
suis allongée par terreau milieu de la rue. Que s'est il passé ? Ninon
me regarde en larmes. Son père est accroupi à coté de moi. Il me parle
mais je n'entend pas. Noir. Il y a maintenant plus de monde autour de
moi. Beaucoup de bruit. Une douleur me déchire alors le corps. D'où
vient-elle ? Que se passe t-il ? Je suis vivante ? Noir. Me voilà dans
le camion des pompiers. Un jeune homme me regarde. J'ai mal. Plus que
jamais j'ai envie de quitter mon corps qui me tue de cette douleur. Je
ferme les yeux. J'entends une voix. Une main vient relever ma paupière.
Mais je suis morte. Comment peut il en être autrement ? Noir. J'ouvre
les yeux. Je suis allongée dans un lit d'hopital. Le plafond est tout
blanc. Je ne bouge pas. Mes yeux restent fixés sur ce plafond blanc.
J'entends des pas qui s'approchent de moi. Et puis j'entends aussi
d'autres bruits que je n'avais pas perçu en premier lieu. Un bip
régulier sur ma gauche, une bruit de soufflerie aussi. J'ai la bouche
pâteuse. Je commence à prendre conscience de mes sens doucement. La
douleur est toujours là. Lancinante, presque insupportable. J'ai
refermé les yeux pour me concentrer sur mes sensations. Ma tête est
posée sur l'oreiller. J'ai quelque chose dans le nez qui me chatouille.
Je sens aussi quelque chose sur ma joue gauche. Je ne sais pas ce que
c'est. J'ai quelque chose autour du cou qui m'empêche de faire le
moindre mouvement. Je ne veux pas bouger. Je n'ai pas la force de faire
le moindre geste. J'ai envie de dormir et rien ne me permet de lutter
contre ça. Je sombre donc dans un sommeil agité. C'est
la douleur une fois de plus qui me réveille. J'attends un moment avant
d'ouvrir les yeux, comme si même ce geste pouvait me faire plus mal. Il
y a quelqu'un à coté de moi. J'entends quelqu'un bouger, respirer.
J'ouvre les yeux mais je ne vois toujours que ce plafond blanc. Ca y
est la personne a vu que j'étais réveillée et entre enfin dans mon
champ de vision. Son visage est doux et son regard protecteur. Elle me
demande si ça va. Je veux répondre mais aucun son ne sort de ma bouche.
Je grimace quand une nouvelle vague de douleur m'envahit. Je rouvre les
yeux et elle est toujours là. Son regard m'enveloppe. Elle prend mon
poignet dans sa main. Sa peau est douce. Je suis une poupée entre ses
doigts. Elle repose ma main. Je la sens poser ma main sur quelque chose
de dur. Je ne sais pas ce que c'est. Je remonte mentalement le long de
mon bras. Il devrait y avoir mon ventre sous ma main. Quelle est cette
chose invisible ? L'infirmière a disparu mais continue de s'agiter
autour de moi. J'entends des bruits métalliques. Que fait elle ?
Soudain je sens quelque chose en moi comme une fatigue immense. Je
m'endors. Quand
je me réveille, il fait nuit. Je n'ai pas bougé d'une once. J'ai mal,
très mal. Mon dos doit être serré dans un étau recouvert d'aiguilles et
quelqu'un serre sans cesse. Il n'y a personne autour de moi. Depuis
combien de temps suis-je ici ? Je n'en ai aucune idée. Je ne sais même
pas quel jour on est. J'ai mal à la tête à force de réfléchir. Et mon
dos toujours qui me torture. Quelqu'un entre dans la chambre. Ce n'est
pas la même infirmière que la dernière fois. Elle me demande comment je
vais. J'arrive à articuler que j'ai mal. Elle veut savoir comment
je m'appelle. Je réfléchi un bon moment avant de lui répondre hésitante
« Juliette ? » « Oui c'est ça ! » Et elle continue de me questionner «
Tu as quel âge ? » Je suis incapable de lui répondre. Je me creuse la
cervelle mais tout est flou là dedans. Je commence à paniquer. Je ne
suis même pas capable de dire quel âge j'ai ! Mais elle me rassure. Sa
voix est rassurante. « Ne t'inquiète pas, c'est normal, Ca va revenir.
» Dieu que j'ai mal au crâne. Je lui dis. Elle pose sa main sur mon
front et me ferme les yeux. Je me rendors. J'ai
les idées un tout petit peu plus claires à mon réveil. Il fait jour
cette fois. Il y a des gens qui parlent autour de moi. Maman, je
reconnais sa voix. Elle s'approche de moi et me dépose un baiser sur la
joue. Elle a l'air fatigué. Je lui demande « Ca va ? » Elle se met à
pleurer. Papa apparaît derrière. « Bonjour ma puce. Comment te sens-tu
? » « Ca va. J'ai mal. » Maman a sêché ses larmes et Papa la
réconforte. Ils sont beaux tous les deux. Je lis tout l'amour dans
leurs yeux. Une question me vient à l'esprit. « Que s'est il passé ? »
Maman peine à retenir ses larmes de nouveau. C'est Papa qui répond « Tu
as eu un accident Juliette. » Il a la voix grave quand il dit ça. Ma
mémoire est dans un immense désordre que je peine à organiser. Soudain
une image flashe devant mes yeux. Ninon et son père penchés sur moi. «
Ninon ! » Papa m'apprends qu'elle est venue plusieurs fois. « Depuis
combien de temps suis-je là ? » « Deux semaines » m'apprend Papa. Deux
semaines ? Je ne me souviens de rien. Quelques visages, à peine. Je
suis fatiguée. Je m'endors. ***
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14/1/2006 - Voici le début de l'histoire de Juliette
Ce
matin : réveil difficile ! Mon réveil sonne et je l'éteinds d'une main
distraite...avant de replonger dans mon sommeil. Une demi heure plus
tard, ma mère débarque en trombe dans ma chambre :" Juliette! à quoi tu
joues ! tu vas être en retard au lycée !" et elle ouvre mes volets,
mettant totalement fin à mes espoirs de grasse matinée. Péniblement,
j'ouvre les yeux, je regarde mon réveil : 7h30. Les cours commencent
dans 45 minutes. La situation est critique. Je sors de mon lit
rapidement et fonce sous la douche. Même une panne d'oreiller ne
m'empêchera pas de prendre au moins 15 minutes sous la douche même si
je dois ensuite affronter Monsieur Regnault, le CPE qui se fait
toujours une joie de nous rappeler les horaires. Sortie de la douche je
prépare mon sac en vitesse j'y jette tout ce qui traine encore sur mon
bureau. en descend en trombe les escaliers. Je m'assied à table. Coup
d'oeil sur ma montre : 7h50. Si dans 5 minutes je ne suis pas partie je
serai en retard. J'avale mon petit déjeuner en quatrième vitesse. Et je
cours me brosser les dents. Un baiser déposé sur la joue de maman qui a
une fois de plus l'air désespéré en me voyant partir comme ça. Je lance
un bonne journée à la volée et je pars en claquant la porte. L'air
du matin est vif et achève de me réveiller. J'accélère le pas en
jettant un oeil inquiet sur les aiguilles de ma montre qui n'en
finissent plus de tourner. Je regarde les gens dans leurs voitures.
J'aimerai que l'un d'entre eux me fasse signe de monter et me
dépose à l'heure au lycée. Ca y est je suis repartie dans mes rêves.
Qu'il était beau ce jeune homme qui venait vers moi quand maman m'a
réveillé ! Et ce regard ! Dommage qu'Antoine ne me regarde pas comme ça
au lycée. Je suis folle amoureuse de lui mais il préfère regarder cette
allumeuse d'Emilie. Pourtant elle n'est pas terrible ! Enfin si pour se
faire remarquer pas de soucis ! C'est la meilleure ! Tout mon
contraire. Moi c'est Juliette, 15 ans, timide comme c'est pas permis et
un peu trop romantique et rêveuse vous diront mes parents. Je suis en
première L au Lycée Gambetta. Plutôt bonne élève, surtout en langues.
Mais aujourd'hui c'est la bourre ! Je sais que si j'arrive en retard,
Monsieur Didot le prof de math va encore me faire une réflexion
désagréable pour me mettre mal à l'aise. C'est un pervers ce prof. Il
passe tout le temps dans les rangs quand on fait des exercices. Je suis
sure qu'il en fait exprès pour regarder nos décoltés. Je l'ai vu faire
avec Mélanie la semaine dernière. Il s'est mis juste derrière elle et
paf ! "Mais où avez vous la tête mademoiselle Simon !" Et là il se
penche bien pour lui montrer son erreur. J'ai tout vu j'étais derrière
. Juste un peu décalée. Bon il faut dire que Mélanie, elle avait un peu
provoqué avec son pull beige col V très plongeant. Elle avait mis un
soutif en dentelle noire et on voyait bien que c'était fait exprès.
Elle lorgne après Julien de la Term L1. Il est craquant mais c'est pas
mon style. Vous fatiguez pas on m'a déjà dit 50 fois que l'homme idéal
n'existait pas et qu'il fallait faire avec ce qu'on avait sous la main.
Mais je ne cherche pas l'homme parfait. Juste l'homme idéal pour moi !
Ca ça doit être faisable non ? Mais je ne suis encore qu'à
l'entrée de la rue de l'Alma et les cours commencent dans 5 minutes. Je
presse le pas. Et là miracle ! Ninon, ma meilleure amie, est en voiture
de l'autre coté de la route. Super elle va me déposer. Son père au
volant me klaxonne et je cours les rejoindre.
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A Propos
Voici l'histoire de Juliette qui me hante depuis tant de temps et que je me suis finalement décidée à mettre sur papier. J'espère qu'elle vous plaira. Je vous encourage à me laisser des commentaires pour me dire ce que vous en pensez. Bonne lecture à tous.
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