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un jour avec Mireille Mathieu

Une simple lettre18/5/2006

En écoutant Mireille, il m'arrive d'avoir des frissons, sa voix me transporte...C'est rare...une fois, c'était un hommage à Piaf, il y a eu une interprétation "des amants d'un jour" par Catherine Ringer à vous couper le souffle..Il y a une grande voix qui me fait cet effet, La Callas. Rien que d'entendre Casta Diva ou la Traviata, je suis tout ému..et je me sens l'envie d'écrire à Mireille...Ces lettres ne lui parviendront jamais...

 

Une simple lettre

 

Une simple lettre car comme le vent de la soie légère qui glisse entre mes doigts éphèméres, la caresse des sens frôle à fleur de peau les pages blanches. Avant que je ne perde la raison donnez moi le courage d'écrire ces quelques lignes afin d'effacer le cri de ma douleur...

 

Derrière les volets clos la ville s'endort.

 

Il y a des jours où je n'ose vous parler, où je n'ose vous écrire et dans cette immensité verbale mes mots semblent superflus. Dans un corps à corps verbal, entre rimes et proses, les termes se déchirent, se tuent pour renaître, enfin, dans une forêt de syllabes où je parcoure des chemins en forme d'exercice de style, pour que, la rage au ventre, je vomisse ma pensée intérieure. La vague à l'âme, le flux et le reflux de mes maux se meurent sur le sable chaud, laissant l'écume des jours heureux basculer entre la tempête interrogative et le calme relatif. Loin de sa rade, le bâteau ivre de mes pensées, cahvire dans un océan pacifique et je me noie dans une plage de solitude où l'on a tous un petit coin de paradis. Une bouteille à la mer, je lance un appel de détresse...

 

Il y a des nuits où je n'ose vous regarder, où je n'ose vous toucher car mes gestes semblent si fébriles et je me sens si fragile. La pudeur en moi, je me dévoile. En vous écoutant, je m'évade, je m'extrade le temps d'une vie. Fleur du midi, vous êtes timide. Tout n'est que rouge et or. L'espace d'un instant le passé se conjugue avec le présent. Avec vous, je vains mes tristesses, mes amertumes et mes regrets. Mais, je ne trouve pas les mots pour le dire et de peur d'en rire, je préfére fuir...

 

Il pleut.

La pluie c'est du chagrin. Je suis comme ces vieux livres qui meurent de ne pas être lu et lorsque vous poser votre regard du moi, vous ouvrez une nouvelle page de mon existence dans un écrin fleuri où je cultive le fruit de la passion. J'ai peur de me tromper d'histoire. Petite cendre de lune, je déambule dans les fumeries d'Opium de Macao où je dessine des volutes ardentes d'une passion tendre. Devenu poussière d'ange, je m'évapore..

 

A travers les persiennes, le soleil brille.

Sur la portée des jours heureux, vous n'êtes qu'une chanson  et les notes de musique bercées par le son de votre voix me donnent du baume au coeur et comme les oiseaux d'amour ont toujours froid, entre un billet d'avion et un billet d'adieu, je vous attends.

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