Claude se meurt et moi je pleure. Claude se bat contre un cancer. Le duel est inégal et il n'y aura pas d'armistice. Une épée de Damocles au dessus de la tête avec un poison qui coule lentement dans mes veines comme une fiévre dans le sang...je me suis préparé à ma propre mort mais pas à celles des autres. Les autres, ceux que l'on aime, ceux que l'on admire..Peut être est ce égoiste mais je préfére m'en aller avant ceux que j'aime.Peut être est ce un sentiment de fuite? Peut être est ce un sentiment incrédule, puérile, futile de continuer à croire que les autres sont immortels? Je ne sais l'expliquer. Il en va de même pour Mireille..(bien qu'elle soit un cas à part, puisqu'elle est une îcone).Je ne conçois pas qu'un jour, elle dise adieux à la vie..peut être un au revoir. Pour moi, Mireille est immortelle, intemporelle tout comme ceux que j'aime. De Grégory, j'ai oublié son visage, sa voix, son odeur mais il me reste le film d'une tranche de vie et des souvenirs heureux que personne ne pourra me prendre...même le jour de son enterrement, il a réussit, Delphine et moi à nous faire rire...Nous nous étions simplement trompés d'enterrement...
Claude se meurt et moi j'ai froid. Le vent d'été se lève et séche mes larmes mais au fond de moi, la rage au ventre, je crie de douleur. Pourquoi la mort m'arrache à ceux que j'aime? Pourquoi ne puis je pas donner le temps qu'il me reste à vivre à ceux que j'aime pour un peu de surcis?...Alors avant de partir vers d'autres cieux, je voudrais que chacun d'entre nous garde en mémoire cette chanson de Mireille :
Le pire, n'est pas toujours certain L'amour pourrait changer d'avis Et revenir un beau matin Malgré l'orage, malgré la pluie
Quand on est seul au monde Avec seulement des souvenirs Et des histoires qui se confondent, C'est à peine plus dur que mourir.
Sans un peu d'espérance, Il n'y a plus d'avenir. De dernière fois, De dernière chance, Y a plus rien à bâtir.
Se dire, qu'au bout de chaque chemin, La vie pourrait changer son cours, Garder au coeur qu'un lendemain, C'est une promesse d'un peu d'amour.
Sans un peu d'espérance, Il n'y a plus d'avenir. De dernière fois, De dernière chance, Y a plus rien à bâtir.
Je veux garder mes espérances, Comme un cadeau que la vie donne, Une fois sacrée, une évidence. Je veux aimer les pluies d'automne.
Quand on perd l'espérance, On n'a plus d'avenir. De dernière fois De dernière chance On n'a rien à bâtir On n'a rien à bâtir Rien à bâtir
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