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| un jour avec Mireille Mathieu |
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-"Philippe, tu t'es enfin décidé à retirer les décorations de Noel -"Oui, oui mais j'aime cet esprit de Noel...il faut passe à autre chose... -"Dommage que nous n'ayons toujours pas de santon de Provence pour faire la créche... -"Si on passe par la Provence, par exemple du côté d'Avignon, on en prendra....
-"Attention, Mireille, tu sais bien que ces santons sont fragiles.. -Bien sur Maman, surtout que c'est papa qui les a fabriqués -"Et oui cette créche et toi vous avez le même âge, mais tu as changé beaucoup plus qu'elle!. Je tenais absolument à fêter Noel, c'était ton premier Noel, bien sur pour toi que n'avait que six mois cela ne représentait rien mais pour moi c'était tout un symbole..J'avais vendu des boucles d'oreilles, seules souvenirs de Dunkerque...Mais qu'importe les souvenirs sont ceus que j'ai dans le coeur et le Nord restera à jamais graver...J'en avais obtenu cinq cent francs..Je voulais acheter des santons et ton pére qui broyait du noir toute le journée du fait de ces problèmes de santé, se mit à sourire et décida de fabriquer la créche...Il avait reprit du poil de la bête. C'était le miracle de Noel -" Et par la suite, comme j'étais l'ainée, il m'emmenait dans la montagne pour ramasser de la mousse et du houx. Te souviens tu lorsque papa avait décrété que je chante la Pastorale aprés la messe de minuit? -Peuchère, j'ai cru que tu allais devenir bécasse...Tu devais avoir quatre ans, c'était ton premier public et ton premier trac... Et aprés tu as chanté devant tous les autres enfants pour l'arbre de Noél de la maternelle..Tu étais si émerveillé devant cette robe que l'on t'avait prêté... -"Je n'osais pas la toucher, j'avais peur de l'abimer..elle était en organdi, lègére, vaporeuse et rose... -"Tu étais comme une princesse... -"Je me souviens, de notre premier Noel sans papa. Au lieu d'être trente comme l'année précédente, nous étions vingt neuf mais plus unis que jamais...Tu voulais que tout soit comme avant... -"Ton pére, était un vrai provençal et tout devait se déroulait dans la tradition...Le menu était et est encore immuable avec l'aoîli en entrée servie avec des pommes de terres, des carottes et des épinards, les escargots, le gigot et les champignons, le céleri à l'anchoiade, le fromage et la bûche... -"C'était Vincent, à l'époque apprenti patissier qui l'avait faite et nous nous avions préparé, les treize desserts provençaux.. -"Ne pleures pas, Mireille.. -"je sais bien maman, mais c'est plus fort que moi, ce sont les oignons...Et puis quoiqu'il arrive ou que l'on soit papa est toujours là...
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