Après un dernier hommage à Henry Salvador, Mireille, au bras de Stéphane Bern, descend les escaliers de l'Eglise de la Madeleine....L'Allemagne, nous a rendu notre Mireille nationale avant de nous la reprendre pour une série de concerts...
Avant de m'endormi, je revois ces images de Mireille...sur le bureau des lunettes de soleil..Lunette de soleil que m'avait offert Denys, le jour de la braderie où par hasard, j'ai vu Mireille dans les rues de Lille...C'est drôle, à croire, qu'il y a dans le cerveau une glande réservée à Mireille. Aurais je un autre hypophise, au autre hypothalamus?...Les airs obscédants reviennent comme un boomerang...et si un jour ma mémoire me faisait défaut...Alors je savoure chaque moment, je me remets le film à l'envers...Tout semble intact...Je m'endors...Je deviens un "Jumper", je me télèporte dans mes souvenirs...à l'Olympia, sur la Place de la Madeleine...mais parfois je ripe, je dérape...
Me voici dans une chambre d'hotel dans une ville d'Allemagne à la recherche du temps perdu ou du temps présent...je navigue, je dérive, je tourne en rond comme un lion en cage. Sur la table de nuit des magazines avec en couverture Mireille..il faut que je sorte...Trainé dans les rues de cette ville inconnue où tout me semble familier...Tiens un cabaret...Je rentre...A ma grande surprise, j'aperçois Mireille, Matite et Hervé-Marc...Je m'avance...on me propose de partager leur table, Mireille va interpréter quelques chansons...Je n'y crois pas...Je n'ai pas d'appareil photos pour immortaliser ...Matite rit au éclats...Mireille apparait dans la lumière...Hervé Marc, me prend la main...Je le regarde, je l'embrasse... l'émotion est trop forte
Tout se mélange dans la tête, Mireille, Matite et ce baiser fougueux ....Un coup de pattes sur le visage, je me réveille en sursaut, le tee- shirt trempé, je regarde autour de moi, je suis bien chez moi...Ce n'était qu'un rêve... |