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13/8/2006
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Marie-Hélène Gautier est née le 12 septembre 1961 à Pierrefonds, ville proche de Montréal. Elle est élevée dans une famille de quatre enfants, son père (Max Gautier) est ingénieur aux ponts et chaussées et travaille à la construction d’un barrage, Sa mère (Marguerite Martin) ne travaille pas et s'occupe des enfants. Mylène grandit tranquillement au milieu de ses frères et sœurs. Elle ne garde que très peu de souvenirs de son enfance si ce n’est la neige Canadienne qu’elle mangeait ainsi que le goût du sirop d’érable. Une fois la construction du barrage terminé son père décide de déménager pour venir en France, à ville d’Avray plus précisément. Mylène vit très mal ce changement d’environnement et se renferme sur elle-même. Se renfermement, l’amène alors à s’opposer de plus en plus souvent a ses parents. Mylène décide de se rendre a l’hôpital Garches pour s’occuper des enfants malades. Sa passion pour les animaux, la pousse a s’inscrire au cours d’équitation du cadre noir de Saumur. A 18 ans, elle quitte le lycée après deux jours passés en terminale littéraire et décide de se lancer dans le théâtre en s’inscrivant au cours Florent, ou elle suit les cours du comédien Daniel Mesguish. Elle y jouera alors plusieurs rôles comme celui de « Zezette » dans « le père noël est une ordure » . Elle travaille comme assistante de gynécologue, de dentiste et devient même mannequin. Puis elle se lance dans le monde de la publicité. Elle commence par une pub sur catalogue pour les meubles Ikéa et deux autres à la télé dont une pour les ciseaux Fiskars et l’autre pour la lessive Le Chat. A cette époque Elle rencontre Laurent Boutonnat, qui deviendra son producteur et réalisateur de clips. En 1984 accompagné de Jérôme Dahan , sort le premier single de Mylène qui s’intitulera « Maman a tort » et c’est à cette époque qu’elle prend le nom de Mylène Farmer en hommage à son actrice préférée « France Farmer ». Deux ans après elle sort « Libertine », puis son premier album « Cendre de Lune » qui sera son premier grand succès. En 1988 son deuxième album voit le jour c’est « Ainsi soit-je », là encore elle rencontre un immense succès et remporte un disque de diamant avec 1.800.000 exemplaires vendus. « Pourvu qu’elles soient douces » est extrait de cette album et s’accompagne d’un clip qui se vendra a 10.000 exemplaires par jour et Mylène se verra attribué une victoire de la musique pour ce même titre. Elle entame ensuite une grande tournée de 80 dates et remplit le Palais des sports de Paris en seulement 48 heures et enregistre un disque live. En 1991, Mylène sort « Désenchantée » qui se vend à 800.000 exemplaires puis son troisième album « L’autre » qui atteint presque les 2.000.000 de copies vendus. Sortant quelques extrait de cette album, elle sollicite Luc Besson pour tourner le clip de « Que mon cœur lâche » et remporte grâce à ce titre une victoire aux Music awards de Monte Carlo. Quelque mois après elle s’essaye au cinéma et tourne « Giorgino » toujours sous la direction de Laurent Boutonnat. Mais à la sortie du film, le 5 Octobre 1994 Mylène connaît son premier échec, le film n’a aucun succès . Mylène se retire en Californie où elle prépare son quatrième album « Anamorphosée » qui sort en 1995 et qui se vendra à 1.000.000 d’exemplaires et dont seront extrait plusieurs titres comme « California » ou « XXL ». Elle annonce son retour sur la scène française avec trois dates à Paris Bercy qui feront salle pleine. En 1997 elle sort l’album « Live à Bercy » qui se vend à 800.000 exemplaires et une reprise de « La poupée qui fait non » de Polnareff chanté en duo avec Khaled lors du Live à Bercy. Mylène revient ensuite toute changée, avec un nouveau single « L’âme-stram-gram » qu’elle a fait avec son ami Ching Siu Tung et sort en 1999 son cinquième album « Innamoramento ». « Je te rends ton amour » sera extrait de cet album et le clip sera censuré pour cause de sexe et de sang dans une église. Mais Mylène rattrapera le coup en sortant le clip sur VHS et en reversant tous les bénéfices à SIDACTION. La sortie de « Souvient toi du jour » annonce la troisième tournée de Mylène c’est le « Mylenium tour » dont les dates à Bercy sont toujours complète, puis elle tente trois dates en Russie où là encore elle rencontre le succès . En juin 2000, elle décide de parrainer une jeune artiste « Alizée » qui sort « Moi Lolita » et connaît elle aussi le succès. Alizée devient la révélation de l’année 2000 aux M6 Awards. En février 2001 Mylène sort un single « Les Mots » qu’elle chante en duo avec Seal, puis une compilation best-off avec 3 nouveaux titres : « Les mots », « C’est une belle journée », « pardonne-moi ». En 2003, Elle est pour la quatrième fois consécutive, nominée aux NRJ Music Awards et gagne le prix de meilleur artiste féminine francophone. En 2003 une nouvelle compilation voit le jour « Remixe », avec les meilleurs titre de Mylène. En 2005, Mylène sort un nouvel album « Avant que l’ombre » dont sont extrait "Q.I", « Fuck them all », « Redonne moi » et " L'amour n'est rien". Début 2006, Mylène décroche le prix du meilleur album de l'année aux NRJ Music Awards avec "Avant que l'ombre". Etant sur la scène de Bercy lors de sa remise de prix, elle enregistre un discour de remerciement dans sa loge à Bercy. Mylène à terminer son superbe concert à Bercy qui contenait 13 dates, toutes complètes évidemment. Aucune dates en province car le show était intransportable. Le 29 Mars 2006, Mylène nous présente le clip de L'amour n'est rien pour la première fois sur un site internet. Le clip sera d'abord censuré par les chaînes de télévision car on y voit Mylène se déshabiller lentement pour finir toute nue, puis il commencera a être diffuser tôt le matin et sera même clip des clips pendant quelque temps. Maintenant nous attendons avec impatience la sortie du Dvd et de L'album live de se concert qui est prévu pour la fin de l'année 2006.
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COMME J'AI MAL
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Paroles : Mylène Farmer Musique : Laurent Boutonnat
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Je bascule à l'horizontal démissionne ma vie, verticale ma pensée se fige, animale abandon du moi plus d'émoi je ressens ce qui nous sépare me confie au gré du hasard je vis hors de moi et je pars à mille saisons, mille étoiles
comme j'ai mal je n'verrai plus comme j'ai mal je n'saurai plus comme j'ai mal je serai l'eau des nuages je te laisse parce que je t'aime je m'abîme d'être moi-même avant que le vent nous sème à tout vent, je prends un nouveau départ
plus de centre tout m'est égal je m'éloigne du monde, brutal ma mémoire se fonde dans l'espace ode à la raison qui s'efface je ressens ce qui nous sépare me confie au gré du hasard je vis hors de moi et je pars à mille saisons, mille étoiles
comme j'ai mal je n'verrai plus comme j'ai mal je n'saurai plus comme j'ai mal je serai l'eau des nuages je te laisse parce que je t'aime je m'abîme d'être moi-même avant que le vent nous sème à tout vent, je prends un nouveau départ |
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Commentaires (
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11/8/2006
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giorgino
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Voici le film culte Giorgino ! Film culte parce que magnifique, mais boudé par le grand public et une partie de la presse. Personnellement j'ai adoré l'atmosphère du film de Laurent Boutonnat, et Mylène y joue merveilleusement son rôle de femme-enfant perturbée. Mais il faut se rendre à l'évidence, nous ne reverrons plus Mylène au cinéma... Et pour ceux qui l'avait ratée en salle, ils ne pourront se rattraper en vidéo puisque la sortie n'a jamais eu lieu, hormis la diffusion sur Canal |

Film Français de Laurent Boutonnat (1994 - durée 184 mn). Avec Jeff Dalhgren, Mylène Farmer, Joss Ackland, Louise Fletcher, Frances Barber et Jean-Pierre Aumont. |
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Sorti le 5 Octobre 1994, le film n'est resté à l'affiche que 4 semaines et n'a pas totalisé plus de 60 000 entrées.
C'est un véritable flop qui va traumatiser ses créateurs. Mylène est triste, Boutonnat incompris et vexé, il ne réalisera plus les clips de sa muse pendant près de 10 ans.
Le film, diffusé uniquement sur Canal + ne sortira pas en vidéo, l'échec étant sans doute trop humiliant. Heureusement, côté musique, les fans furent servis avec la sortie d'un superbe coffret édition limitée de l'excellente Bande Originale. Une pétition circule actuellement sur le net pour la sortie du film en DVD... |
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Scénario :
Il est des histoires dont personne ne souhaite être le héros...
Octobre 1918. Sitôt rendu à la vie civile, le jeune docteur Giorgio Volli part à la recherche du groupe d'enfants dont il s'occupait avant la guerre.
Mais bien vite, sa quête prends l'allure d'une partie de cache-cache avec la mort : Giorgio se retrouve dans un vieil orphelinat bordé de marais inquiétants et de hordes de loups...
Un cauchemar d'enfant où l'amour a les traits de Catherine, une jeune fille fragile qu'on ne peut embrasser sans embrasser la folie... |
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Giorgino : analyse
L'Atmosphère
L'image se fige, et même si c'est de façon presque inattendue, on sait que c'est fini, que le film s'arrête là. Avant même de faire un quelconque commentaire, la première chose qui retentit dans la pièce sombre est un soupir. Long, et lourd de soulagement. Le coeur reprend un rythme normal, la respiration se débloque, et tout le corps se détend à travers ce seul soupir.
On sait alors ce qui nous marquera le plus et qui nous fera longtemps repenser à Giorgino. L'angoisse, la tension, l'atmosphère oppressante qui nous tient en haleine durant tout le film, malgré les quelques longueurs et la durée inhabituelle. C'est ce qui ressort avant tout. Cette intensité qui prend à la gorge et ne lâchera prise que plusieurs heures plus tard.
Il faut dire que tout est fait pour entraîner le spectateur même le plus réticent. Les images, tout d'abord, sont splendides. Obscures, angoissantes, ou belles tout simplement, étudiées jusque dans le moindre détail. Un univers farmerien, sans aucun doute, avec le cimetière de Regrets, les plaines neigeuses de Tristana, qui s'étendent à l'infinie, la mort, la maladie, la folie. Difficile de ne pas reconnaître la griffe de Laurent Boutonnat !
Mais plus que les paysages, ce qui rend le film si intense, et ce qui est encore plus propre à Laurent, c'est bien sûr la musique. La bande originale de Giorgino, qui dégage une atmosphère dérangeante. Soignée, d'une beauté sombre et mélancolique, d'une sobriété touchante. Elle reste ce qui définit le mieux l'histoire de Giorgio et de Catherine, de ce petit village perdu et de ses habitantes étranges et inquiétantes.
L'Essence du film
Giorgino est un film surprenant et totalement à part, dès le début. Dès la première image, en fait. Quand on met la cassette dans le magnétoscope, s'attend-on en effet à voir apparaître le visage sérieux et attentif d'un petit garçon ? S'attend-on à ce plan pour le moins déroutant ? Plan qui finit par se déplacer, pour nous montrer le visage de Giorgio, en une prise qui fait ressortir la complicité évidente qui naît sous nos yeux entre l'homme et l'enfant. Bien sûr, ce n'est pas innocent. C'est une manière de poser dès les premières secondes l'un des traits de caractère les plus importants de Giorgio : son amour pour les enfants, qui va le conduire à Chanteloup, et à sa passion pour Catherine.
Première image dans un hôpital, et l'une des dernières vraiment marquantes également dans un hôpital. L'impression que l'histoire a tout simplement fait une boucle. Que la vie de Giorgio a fait une boucle, qui s'amorce quand il croise pour la toute première fois le regard noyé et perdu de Catherine, et qui s'achève par sa mort, quand son corps l'abandonne entre les bras de son amour déchu. C'est là l'un des points forts du film, qui laisse entendre que la volonté presque indestructible de Giorgio ne peut rien face à la maladie qui, ici, finit par avoir raison de la faiblesse humaine. Et ce qui est tragique, alors, c'est que Giorgio cesse de lutter au moment même où son amour pour Catherine ne rencontre plus aucun obstacle ! Mais pouvait-il en être autrement, venant de Laurent Boutonnat ?
Finalement, d'une manière plutôt ironique, ce sera la maladie mentale, la folie douce de Catherine qui lui sauvera la vie, et ce sera la maladie de Giorgio, comprise de tous, qui lui coûtera la sienne ! On peut se demander si Laurent n'a pas donné volontairement à son film un ton dramatique en faisant mourir Giorgio. Mais quand on réfléchit bien, il est difficile d'imaginer une autre fin. Bien sûr, même si l'histoire d'amour est secondaire dans Giorgino, elle n'en est pas moins primordiale, en tant que trame du film, et surtout parce que l'amour est ce qui va motiver et soutenir Giorgio jusqu'à son dernier souffle ; comme un moteur puissant qui ne s'arrêtera qu'avec les derniers battements de coeur du jeune homme.
Mais la maladie est plus forte que l'amour. Et Giorgio ne pouvait que mourir. Parce que son amour pour Catherine avait quelque chose de bien trop dérangeant, ambiguë, de presque immoral. Parce que Catherine, femme enfant, vit un amour qu'elle ne comprend pas, dans son ignorance de l'amour physique. En fin de compte, il désire éperdument une femme qui rit encore devant un simple baiser, mais recule quand il lui est destiné ou se fait insistant. Voilà en quoi la fin ne pouvait être autre. Cela fait que c'est une histoire d'amour poignante et impossible, bouleversante et intense, dont la mort est l'aboutissement tragique mais inévitable. Et pourquoi, finalement, "Il est certaines histoires dont personne ne souhaite être le héros."
Parallèlement, un reproche toujours d'actualité ressort de Giorgino. Reproche fait à la société qui, depuis qu'elle existe, tend à détruire systématiquement tout ce qu'elle ne comprend pas, par peur autant que par lâcheté. Et cette incompréhension entraîne inévitablement une violence et un rejet plutôt qu'une aide, qu'une main tendue vers l'autre, aussi différent soit-il. Et qui est la cause même, dans le film, de la mort d'une grande partie de cette société sclérosée. En effet, ce n'est rien d'autre que le rejet cruel des villageoises qui pousse Catherine dans ses derniers retranchements, la mettant hors d'elle et l'incitant à courir dans l'église pour souffler les cierges, dressés là comme symbole de chaque homme parti au combat. Il ne restera qu'une seule flamme. Et un seul homme rentrera des tranchées. Un seul...
Bien sûr, on peut se demander pourquoi Giorgino n'a pas su trouver son public s'il ne présente que peu de défauts pour tant de qualités. A cela, une seule réponse : si Giorgino n'a pas trouvé son public, c'est sans doute simplement parce qu'il est bien trop farmerien, sombre et torturé. Ce côté angoissant, cette façon de flirter avec la folie s'ajoute à la longueur inhabituelle du film pour en faire une oeuvre réservée à un public averti. Mais cela n'enlève rien de la beauté troublante et de l'intensité oppressante de Giorgino.
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