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    5/8/2006 - citations

     

                                                                              Image hébérgée par hiboox.com

                               

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    Son Enfance

     

    Je n'ai quasiment pas de souvenirs d'enfance, mais aujourd'hui, cette occultation n'est plus douloureuse. Je ne jette pas la pierre à mes parents, mais j'étais en manque affectif. On ne guérit pas les blessures de sa jeunesse, on peut seulement pardonner. Les émotions restent entières. Je pense que j'étais malade de mon enfance. Jusqu'a l'age de 10 ans, c'est le noir total dans mes souvenirs. Un gouffre. Je ne jette pas la pierre a mes parents mais j'étais en manque affectif. Quand j'étais petite, beaucoup de gens me prenaient pour un garçon et je dois avouer que j'aimais ça. Il y a toute une période de ma vie où j'aurais voulu être sans sexe. Sa Carrière et Laurent Boutonnat On peut parler métier, mais pour le reste, je suis à la lettre une vieille recette de star : je n'explique rien, vous devinez tout et j'entretiens le mystère. J'évite de me dévoiler totalement. Je préfère un demi-mot à une longue phrase. On ne s'improvise pas, je crois aux vertus du travail, de la persévérance et de la chance. Je crois que je préfère même les fins tragiques. Si un jour on m'oublie, je crois que je disparaîtrai. Je ne fais rien à la légère depuis mes débuts dans ce milieu. Je ne tiens surtout pas à être une passade, une nova, cette étoile qui brille toujours plus fort pour annoncer sa fin. Je ne fais pas ce métier pour provoquer, mais parfois certaines provocations sont synonymes de liberté. Je ne me suis jamais fait miroiter une carrière d'actrice et je continue à recevoir des scénarios. Laurent est comme mon jumeau. Ses fantasmes sont les miens et vice-versa. Le danger dans cette relation ou nous sommes si semblables, c'est la destruction.

     

    La Scène

     

    Le jour ou je déciderai de faire de la scène, de donner rendez vous aux gens qui m'aiment, il se passera forcément quelque chose d'important pour le public et pour moi. (1998) Je ne crois pas que le succès rende heureuse. Après mon premier Bercy, j'ai vécu au moins quatre mois de dépression, cette envie de ne plus bouger, cette incapacité à communiquer.

     

     Ma première tournée a été la grande révélation de ma vie. Pour la première fois, j'ai eu confiance en moi. Et cette confiance, c'est le public qui me l'a donnée... L'examen de passage a été réussi.

     

     La Vie, la Mort, et la Peur Je ne passe pas une journée sans penser à la mort. Pour justifier son existence ici et pour pouvoir l'apprécier, on a envie d'imaginer que la vie ne s'arrête pas une fois que la mort apparaît.

     

     Si l'espoir fait vivre, comme on dit, pour se rassurer, je sais qu'il n'y a pas d'espoir. Alors, et même s'il n'y a rien, les plus pessimistes se fabriquent quelque chose. Il n'est pas nécessaire d'avoir des raisons pour avoir peur. Ses Ennemis J'ai toujours été mon pire ennemi. Je fuis les miroirs. Le doute et mes névroses m'ont longtemps empêchée d'affronter la vie.

     

     L'idée que des personnes n'aiment pas ce que je fais, ne m'aiment pas, est tout à fait normal... et puis, dans le fond, tant mieux, il faut avoir des ennemis. Il faut soigner ses ennemis. Les personnes méchantes, vindicatives, il y en a et j'en rencontre encore aujourd'hui. En général, j'essaie d'avoir la réaction contraire à ces instincts premiers.

     

     A savoir que je préfère répondre à l'arrogance par la gentillesse. C'est moins douloureux. Je me méfie d'une certaine nature humaine. Plus que tout, je redoute la trahison. Mais la méfiance n'exclut pas le don de soi. Peut-être m'a-t-on beaucoup trahie. Je ne sais pas. Ou plus. Je n'ai aucun souvenir de mon enfance et mon adolescence est en train de s'effacer. Je ne fais pas partie de celles que l'on aime mais de celles dont on se souvient.

     

     Les média Rencontrer les médias m'est toujours un exercice difficile. Et puis, la télévision est de plus en plus anecdotique et inintéressante. Je n'ai pas la prétention de me croire au-dessus de cela, mais si je vais à une émission, je veux y trouver mon intérêt. Il m'est difficile de trouver le mot juste. Je ne suis pas portée sur les confessions. Je ne me livre pas, parce que je ne sais pas. Je ne peux pas parler de moi. C'est douloureux. On peut en mourir. Elle Même Ma couleur naturelle est châtain. C'était fade. Je suis devenu rousse quand j'ai commencé à chanter. J'ai d'ailleurs une peau de rousse. Il y a eu une erreur de la nature, j'aurais dû naître rousse.

     

     Mon drame, c'est celui d'Hamlet, mais lui n'avait pas la chance d'enregistrer des disques. Il ne faut pas faire de vivisection de l'artiste. Je n'ai pas à ouvrir mon ventre. Tout est important pour moi. Aussi bien l'apparence physique que le verbe. Maintenant, suis-je obsédée par ma ligne, par mon corps ? Absolument pas... Je ne fais du sport que quand je monte sur scène ! L'argent me donne une formidable liberté mais ce n'est pas une fin en soi. Avant d'être connue, j'avais toujours l'impression que les gens parlaient de moi dans mon dos, qu'ils se moquaient. Et je prenais toutes les réflexions à mon compte, même lorsqu'elles ne m'étaient pas adressées. Aujourd'hui, je n'ai pas beaucoup changé et j'ai du mal à me promener dans la rue... Je vis comme une recluse. Parfois, j'ai le sentiment d'être enterrée vivante. Mais il y a des choses plus douloureuses dans la vie. La sérénité, je ne l'ai pas atteinte. J'ai encore trop de chaînons manquants et je crains que le doute soit mon éternel compagnon de route. Ma manière d'évoquer la joie n'est peut-être pas décodable.

     

     J'ai en moi de l'humour plus que de la joie. Il m'arrive d'avoir le feu dans les veines. De temps en temps, je suis le diable. C'est avec l'écriture que j'ai ouvert les vannes à toutes mes émotions, mes troubles. C'était vital... Tout se fait et se défait inexorablement. Il ne faut pas prendre tout ce que l'on raconte dans une chanson. Il y a des choses qu'on dit, qu'on fait à un certain moment de sa vie, pour une raison bien définie, mais qu'on serait incapable de refaire à une autre occasion. Le paradoxe, la dualité font partie font partie de mes journées. Il y a la personne extrêmement introvertie, discrète, qui affectionne le silence et l'absence. Puis il y a l'autre, qui aime La lumière et doit se battre pour cette lumière. C'est un combat dans toute sa puissance. Son avis, Sa Prise de Positions Avoir une passion dans la vie, c'est un moteur qui est fondamental pour vivre. Une nuit qui n'agite rien, c'est une nuit pour rien ! (Lisa loup) Je suis contre la censure... Tout ce qui est tiède m'ennuie... Je vais au bout de mes désirs

     

     Ses Goûts -

     

    Ce qu'elle aime ou pas Dans un paysage détruit, je vois toute la beauté du monde. Alors que quelqu'un d'autre dira qu'il la voit dans un arbre qui fleurit. Moi, définitivement, je préfère l'arbre calciné. Pourquoi ? Je ne sais pas. Qu'il s'agisse de lecture ou de peinture, je me dirige spontanément vers des oeuvres sombres. Cioran, Baudelaire, Julien Green, Edgar Allan Poe, Egon Schiele... J'y trouve un dialogue, une famille. J'ai toujours aimé l'idée d'exister dans le regard de l'autre. J'aime qu'on me reconnaisse, j'aime l'idée d'avoir accompli ce petit bout de chemin... Mais c'est pesant. Quand j'ai besoin d'anonymat, je vais à l'étranger. Je pourrai vivre à New York, je m'y sens bien. Sans me soucier de savoir si je suis jolie ou si je marche droit, je peux y marcher dans la rue, entrer dans un café, des choses toutes bêtes. J'aime certains excès comme j'aime la démesure.

     

     Je me méfie de la destruction et de l'irrespect de soi, mais revendique le droit à la frénésie. Je crois que je me sentirais mal dans toutes les époques. Mais, tout compte fait, c'est au XIXe siècle que j'aurais aimé vivre, ne me demandez pas pourquoi. Je ne m'aime pas beaucoup...

     

     Je ressemble à une peinture inachevée. Il me manque quelque chose. Dans quelques années, j'aurais peur de vieillir... Je ne me supporte pas. Je me regarde peu, je ne vois jamais mes clips. C'est très douloureux. Je ne me sens bien que dans le froid... mon aversion pour la saison chaude s'est un peu estompée depuis que j'ai vécu en Californie.

     

    Anamorphose et Désenchantement L'anamorphose : un grand angle. Pour moi, ce mot signifie à la fois une perception plus large du monde et un moyen de rassembler toutes ses impressions, toutes ses sensations, en une seule image. Etre désenchanté est pire qu'être perdu.

     

     

     

     

                                                      

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    Le titre

     

    Deuxième et nouvel extrait de l'album "Innamoramento ", le single " Je te rends ton amour ", l'un des meilleurs titres, doux et séduisant, est porté par un clip vidéo dur, difficile à supporter.
     Erreur de promotion, fantaisie soudaine de l'Artiste, le clip original interdit de diffusion à la télévision, est le plus osé et le plus limite de toute sa carrière.
     Si le clip vidéo se doit de lancer durablement les ventes d'un titre, il en est déjà tout autrement pour " Je te rends ton Amour " : classé 10 ème des meilleures ventes de single en France, le titre s'est retrouvé subitement 26 ème avec la sortie du clip !
     

    En quoi, le clip et le scénario écrit par Mylène Farmer, peut-il autant déranger ? Une histoire simple mais tourmentée, une jeune femme aveugle (Mylène Farmer) de rouge vêtue, sort d'un tunnel et rentre dans une église gothique. Elle y est suivie par un homme; le mal personnifié. Se retrouvant les deux, face à face, au confessionnal, elle y est agressée.  Un ange de pierre chute et se brise en mille morceaux sur le sol. C'est alors une mare de sang qui s'étend, se mêlant au corps nue de l'héroïne à qui le démon fait l'amour devant les yeux d'un Christ sur la croix. Elle rend son amour à ce dernier, en déposant son alliance sur le sol rouge. Robe noire de deuil, elle quitte l'église dans la lumière.
    Dans le clip " Je te rends ton amour ", ce sont les liaisons entre les symboles du Christianisme qui choquent.
    En fait, deux idées dérangent, celle d'une relation sexuelle au sein d'une église et celle d'un démon aux troublants pouvoirs dans un tel lieu. L'ambiguïté du démon en prêtre, tel un prêtre démoniaque, dès lors que les apparences sont trompeuses.
    Le bien n'est ici qu'une représentation passive : un bénitier, un ange, un Christ immobile. Le mal est à l'intérieur, unique, suprême, investi.
     Le clip est donc à la hauteur de ses personnages : troublant, inquiétant, dérangeant. Il est donc normal de le voir ainsi interdit de diffusion à la télévision.

     

    Cependant les bonnes mères chrétiennes ou  "Parents modèles " ont avancé le mot  blasphème ". Si la liberté d'expression peut ainsi constituer un blasphème, qu'en est-il de ces non-dit, de ces êtres moralistes fermant les yeux, aux actes impunis de prêtres violeurs d'enfants, aux sainteté clamant la non utilisation de préservatifs engendrant ainsi des milliers de victimes du SIDA en Afrique ?. Le clip " je te rends ton amour " est aujourd'hui en vente dans tous les magasins de journaux. Mylène Farmer s'engage à reverser la totalité des bénéfices à la lutte contre le SIDA (Sidaction). Qui parle encore de blasphème ?. Gageons donc que cette vidéo multipliée comme les pains puisse se vendre comme tels !. " InnamorAMENto " !     

     

     

                                         

    La pochette du single

     

     

    Le CD single de " Je te rends ton amour " offre un titre inédit "Effets secondaires ", texte de M. Farmer. " Je te rends ton amour " : analyse d'une pochette de disque. Mylène Farmer en position de crucifixion présente là, le thème du clip éponyme. Son corps tout entier subit, en fait, la lumière, c'est un peu " sa croix à porter ". Des bandes de tissus retiennent ses mains au mur clair. Elle est prisonnière de la lumière, tandis que sa tête est comme happée dans un carré noir : l'axe à un autre monde, une autre dimension totalement obscure ... Mylène, souhaiterait-elle retrouver son univers obscur de ses débuts. La pochette semble vouloir signifier que " vivre dans la lumière est aussi une souffrance lorsqu'on y est trop exposé ". 

     

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