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<title>Franck GODEAU</title>
<description>Artiste Peintre</description>
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<title>Mon autre BLOG</title>
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<title>Je ne sais rien encore</title>
<description>Je ne sais rien encore de ce qui va m’arriver - de ce que je suis sans le savoir et qui est profondément germé en moi. Je ne sais rien de toutes ces lignes qui vont s’inscrire sur mes toiles, arranger des univers encore inconnus de moi, nouveaux, surprenants sans doute. Je ne sais rien. J’attends et je regarde. La maladie de mes doigts m’empêche de toucher le monde. C’est insensible ou douloureux, c’est selon. C’est une distance supplémentaire avec la forme, avec la peau, avec la sensation de matière de chaque objet que je touche. Le passage ne se fait pas. Je suis retranché à l’intérieur de la coque vide de mon corps/âme - isolé dans le froid de ma nuit. Personne n’écoute encore. J’aimerais marcher dans les dunes, ce soir, écouter la mer, ce soir. Serrer bien fort mon manteau de laine, une écharpe, avoir un bonnet qui me donne chaud à la tête. J’aimerais ça. Marcher dans la nuit sans voir la mer. Essayer de penser à ce qui pourrait bien m’arriver et qui n’arrive pas. Comprendre le pourquoi de ce vide qui perdure. Etre loin du bruit de la rue, des camions, des voitures et des gens qui parlent. Je reconnais chaque connection de ma mémoire dans les mots que j’écris. Ecueils devenus visibles, qui sont sortis de l’eau sans que je puisse les éviter, naufrage absolu. Tomber. Il y a l’issu possible, certaine, où j’arriverai surement mais je ne sais rien de ce que je suis, rien encore. C’est là, ça se dort et puis ça ne fait pas le bruit qu’on attendait. La machine du monde ronronne, tu ne l’entends pas. Moi j’entends, c’est bien là que ma peau se fissure, que le monde entre encore et soulève la peau, la décolle, me l’enlève pour mettre à vif la sensation du mal d’exister. Tu vois je me remets à écrire, aprés avoir rempli de traits et de peinture des carrés d’aglomérés sans aboutir à aucune forme, à aucun Dieu, à aucune raison de continuer ce travail imbécile, ces mémoires, ces névroses, ces obsessions qui n’apportent plus, ne portent plus. Alors la balance penche en faveur d’une abstraction de l’écriture, d’un ensemble de traits reliés qui forme des mots sans destination, libérés de l’horizon idéal et toujours lointain, qu’on atteint jamais, même en courant très vite. Il n’y a que les enfants qui croient qu’ils à quelque chose à toucher. Moi je ne sais rien de ce que je suis encore. Je vais savoir mais je ne sais pas quand, alors j’attends. c’est pénible, absurde parfois. Je me suis arrêté sur le bord d’un chemin, fatigué de n’atteindre jamais le pourquoi de cette marche. Laissez-moi dormir un peu, nous repartirons demain, le jour vient toujours assez tôt.&amp;nbsp;
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<title>Autant s'aimer</title>
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<title>Sortilèges</title>
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<title>Ici le silence</title>
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<title>Mais je vous aime</title>
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<title>La douche</title>
<description>Sur les carrelages blancs de la salle de bain se diffuse la buée pourpre bleutée de mon corps nu. Est-ce que tu danses encore sous les tilleuils les soirs d’orage ? Est-ce que, de cette fenêtre d’où je te regarde, me viendra le goût de t’aimer toujours. Je glisse la main dans un gant de crin et je frotte mon ventre fort. C’est rouge. C’est rose. C’est clignotant de cette chaleur frottée. Ah! c’est si bon la châleur frottée. Tu te souviens que j’aimais ton ventre doux. Je voudrais toujours être comme ça, dans l’amour de toi et la certitude de ton amour de moi. Alors on dirait ça : on dirait que toi + moi c’est amour éternel. Et on aura une maison, on plantera des fleurs. Je te mettrai des pas japonais pour que tu te mouilles pas les pieds et on aura des enfants, on se mariera, et patati et patata... La douche est brûlante. &amp;nbsp;</description>
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