   
Données historiques du kenya
Les grandes découvertes d'australopithèques, datant de deux à trois millions d'années, ont été faites dans la Rift Valley au Kenya et en Tanzanie. Le Kenya fut occupé à l'origine par des populations proches des Bochimans. Durant le Ier millénaire avant notre ère, des agriculteurs bantous (entre autres les Kikuyu, les Kamba et les Luyia) s'établirent sur les hauts plateaux, près des bords du lac Victoria. À partir du XIe siècle, des populations nilotiques, venues du Nord, introduisirent l'élevage des bovins et développèrent de puissants royaumes.
Au XVIIe siècle, les Massaï, des pasteurs-guerriers d'origine nilotique, seraient arrivés dans la région par le nord du lac Turkana. Délaissant les hauts plateaux aux riches terres volcaniques aux Bantous, les Massaï s'établirent dans les plaines du Centre et du Sud. En 1830, leur territoire s'étendait du nord-est du lac Victoria jusqu'à la latitude de l'île de Zanzibar, une barrière que les marchands swahilis, puis les Européens, ont dû contourner par le sud pour parvenir jusqu'à la région des Grands Lacs.
3.1 Le commerce swahili
Auparavant, on sait que, après le XIe siècle, les régions côtières furent dominées par des négociants arabes, originaires de Mascate et d'Oman. Ils créèrent des comptoirs, dont les plus importants furent Malindi et Mombasa. De là, ils contrôlèrent le commerce avec l'intérieur (esclaves, ivoire, plumes d'autruche, etc.). Ces ports constituaient un maillon essentiel pour le commerce vers l'océan Indien. Une culture arabo-bantoue s'y développa, dont la langue, le swahili, devint celle des échanges en Afrique orientale. Les Swahilis s'islamisèrent en partie tout en réunissant des éléments bantous, arabes et asiatiques. Les documents swahilis les plus anciens datent du début du XVIIIe siècle.
À la suite de Vasco de Gama qui, en route vers l'Inde, a contourné le cap de Bonne-Espérance en 1497 et fait escale à Mombasa en 1498, les Portugais tentèrent d'exercer le monopole du commerce de l'océan Indien. Durant plus d'un siècle, ils dominèrent les cités swahilies, non sans rencontrer de nombreuses résistances. Dans la première moitié du XVIIIe siècle, les Portugais furent chassés de la région par les Omanais arabophones. 3.2 La domination omanaise
Au début du XIXe siècle, le sultanat d'Oman conquit les villes swahilies situées au nord du cap Delgado. Bine que le sultanat n'ait pas tenté d'asservir les populations du pays, les langues locales furent imprégnées de mots arabes, notamment en swahili. En 1830, la capitale du sultanat fut transférée de la péninsule Arabique dans l'île de Zanzibar, au large de l'actuelle Tanzanie. Les Omanais exploitèrent des plantations de girofle et des palmeraies à huile de Mombasa, nécessitant une main-d'œuvre importante. Il fallut recourir aux esclaves et les Kamba du Kilimandjaro participèrent activement au commerce des esclaves. Les missionnaires et explorateurs européens (allemands) dénoncèrent violemment la traite négrière, dont l'Europe était pourtant bénéficiaire, en incitant les autorités locales à pratiquer au commerce de coton et de clous de girofle.
Vers 1850, le consul britannique à Zanzibar prit la tête d'un mouvement antiesclavagiste. En échange de garanties concernant le maintien de sa domination sur la côte, le sultan d'Oman signa des traités limitant ce commerce, avant d'accepter, en 1873, d'abolir la traite, c'est-à-dire le commerce, mais non l'utilisation d'esclaves dans les plantations.    
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