« Un départ obligé, mais la pêche quand même ! »
Décidemment rien ne vaut la retraite ... et rien ne vaut un passage au
SGC pour booster l’esprit d’entreprise ! A peine le général Hammond
a-t-il pris congé de ses amis de Cheyenne Mountain, qu’aussitôt Don S
Davis s’empresse (à l’instar de son vieil ami et retraité Richard Dean
Anderson) de vaquer à tout un tas d’occupations artistiques et
caritatives ... sans parler des conventions, où lui, semble plutôt à
l’aise et content de participer.
GateWorld a voulu dresser le portrait
de ce « grand bonhomme » dont la modestie n’a d’égale que la
gentillesse et l’amitié d’égale que la reconnaissance. L’interview a
été réalisée avant l’annonce par SCI FI de l’arrêt de la série. Le
matin même il avait reçu le script de l’épisode 200, (dans lequel il
était évident qu’il tiendrait une place de choix) et n’avait pas encore
eu le temps de l’ouvrir ... c’est tout dire !
Après les civilités d’usage Don
commente les récents ennuis de santé qu’il a connu et se réjouit de
s’en être plutôt bien sorti. Grâce notamment à ses amis. Il salue la
bienveillance de toute l’équipe de Stargate SG-1 à son égard, soulignant la rare fidélité de ses producteurs.
« Sur la plupart des séries, le producteur m’aurait viré. Stargate
au contraire, m’a soutenu. ‘Ils’ m’ont littéralement porté. Ils n’ont
jamais oublié un seul chèque ! Ils sont même allés jusqu’à écrire des
scénarios en fonction de mes absences. S’assurant que le tournage
serait compatible avec mon état, quand je suis revenu travailler, ils
s’arrangeaient pour rien de ce que j’ai à faire ne me fatigue trop.
Mais en dépit de tout le ménagement dont j’ai fait l’objet, il arrive
un moment où vous ne pouvez plus... vous n’êtes plus en condition. Je
suis diabétique et j’ai des problèmes cardiaques entre autres
‘bricoles’. Il était vraiment temps de ralentir. Je plaisante, mais il
y a du vrai. » sourit-il.
« Un des mes docteurs a dit qu’il
n’avait jamais vu autant de cicatrices sur un seul homme dans toute sa
carrière ! Il faut dire que j’ai été cascadeur. Et militaire, avant
cela. Tout petit, je faisais du sport et je suis même devenu un
athlète ! Et maintenant me voici, idiot et maladroit. J’ai de
l’arthrite et j’en passe ! Je prends des tas de pilules chaque jour.
C’est pourquoi je me sens concerné par la mort. Surtout depuis la
saison 7. Cela fait toujours réfléchir quand ‘on perd quelqu’un de la
famille’.
GateWorld : Teryl.
Don : Ouais ! Cela m’a affecté.
GW : « Héros » a été si dur ?
Don : oh oui.
GW : Tous les fans ont été émus, eux aussi.
Don : Je pense que cela a été un très
bon épisode. Les deux parties. Il faut expliquer que nous sommes passés
de ShowTime à SCI FI Channel qui cherche sans arrêt à faire ‘plus
ambitieux’. Ils prennent parfois des décisions arbitraires, soumises à
des impératifs financiers paraît-il. Et bien sûr, Stargate
n’a pas les moyens de s’y opposer. Alors quelqu’un a du partir, cette
fois-là. Je déteste le changement. Je suis vieux. Et il y a trop de
changement. Chaque jour on invente un nouveau téléphone portable et je
n’ai aucune idée de la manière de l’utiliser ! Ou j’achète un
ordinateur et la semaine suivante il est déjà obsolète. Et c’est de
l’argent jeté par la fenêtre quand on sait comment je m’en sers ! Vous
comprenez, moi quand j’étais jeune, il fallait une pièce entière pour
loger un ordinateur ! Le monde a bien changé. »
Cela n’empêche pas Don S Davis de se lancer dans des activités diverses
et variées allant de l’écriture à la sculpture en passant par la
peinture. C’est un artiste complet. Un homme raffiné. Plein de
délicatesse.
« Lever le pied avec Stargate »
qui demandait à l’évidence un investissement physique devenu trop
difficile, ne l’a pourtant pas arrêté. Don continue à travailler pour
le cinéma et la télévision (on l’a aperçu dans NCIS ou Dead Zone,
entre autres). Et lorsque GateWorld l’interroge sur ses projets
artistiques, il répond avec facétie, car son humilité naturelle lui
interdit de se mettre trop en avant. Alors il minimise son rôle dans
les diverses réalisations aux quelles il a participé et ne tarit pas
d’éloges, en revanche sur ses associés.
Il préfère parler de la manière dont il
a aménagé lui-même sa petite maison, à une heure de route du centre
ville ... « ...sur les rives d’un fossé d’irrigation, près d’un
marécage clos par des buissons d’airelles. Le Paradis ! » raconte-t-il
le sourire aux lèvres, « ... c’est une vraie cabane ! il n’y a pas
l’eau courante, mais c’est bien isolé et il y a des tonnes
d’électricité ! »
(il y a un barrage pas très loin) « Personne ne vient m’embêter ici.
J’étais encore là-bas ce matin. C’est un vieux bâtiment qui n’a pas été
habité depuis quatre ans. Il appartient à un de mes amis. Alors le
loyer est très raisonnable ! Mais j’y ai découvert des tas de débris
étranges ... qu’aucun labo n’est probablement en mesure d’identifier !
GateWorld : Que projetez vous de faire de cet endroit ?
Don S Davis : C’est mon futur atelier de peinture et de sculpture. Il y a beaucoup de place !
GW : Vous allez enfin pouvoir vous consacrer à vos passions.
Don : Eh
oui. Enfin ! Je vais penser un peu à moi. Je rêve depuis toujours de
sculpter le bois. Mais ça a été difficile jusqu’ici. Je le faisais en
dilettante, pas le temps, pas la place. C’était plus facile de peindre,
alors je eu le loisir de ‘faire dans tous les styles’ » (Il a même
enseigné). « Nous essayons de construire un site web DonSDavis.com pour
montrer mes œuvres et échanger des impressions entre artistes et
néophytes. C’est difficile de diffuser ses œuvres, les faire reproduire
coûte très cher.
GW : Vous y parvenez ?
Don : C’est dur. J’ai essayé, mais je suis un naïf. Et je me suis déjà fait avoir ... alors maintenant, je suis prudent. »
Don évoquera sans doute le problème
dans le documentaire que tourne actuellement Joe Miller sur les
activités artistiques variées des célébrités CELEBRITY ART SHOW
(en cours de production) auquel il apporte sa contribution.
Une retraite loin d’être de tout repos !Il semble décidément que les
membres du SGC soient contaminés par un virus très spécial : un virus
qui leur réussit en tous cas ! Qui rend les gens avides de contacts et
toujours prêts à donner d’eux même. A bien l’observer j’appellerais
cela de la générosité !
Les fans de Stargate
ont toujours témoigné un vif attachement au Général Hammond. Son
départ, en douceur, puisqu’on a le plaisir de le retrouver parfois au
détour d’un épisode, les a touchés, comme celui d’un « grand-père » qui
serait parti s’isoler au loin, mais qu’on a toujours envie de voir.
C’est un peu la place que tenait Don dans l’équipe, celle du
« patriarche » aimé, écouté et sage... une place méritée quand on
connaît l’homme. Que je vous inviterai à découvrir tout prochainement
avec la suite de cette interview.
« Don S Davis ‘Juste un homme bon, qui prend soin des gens qu’il aime ‘... »
à suivre donc,
|