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23/4/2008 - névrose d'angoisse

paix à tous les êtres   ne fais pas aux autres ce que tu ne veux pas qu'ils te fassent à toi

 

Névrose d’angoisse

 

De quoi s’agit-il ?

La névrose d’angoisse est une névrose peu structurée qui se caractérise par un sentiment pénible d’attente, de danger imminent et une peur sans objet. L’angoisse n’est pas en soi un phénomène pathologique car elle est constitutive de l’existence même (l’angoisse existentielle) mais c’est sa répétition, son caractère irrationnel, son intensité qui la rende pathologique. Appelée aussi « trouble anxieux généralisée » dans sa forme diffuse et chronique (plus de 6 mois), elle peut prendre parfois un caractère paroxystique dans l’attaque de panique.

 

Quelles en sont les causes ?

Les causes de la névrose d’angoisse sont multiples mais il existe une prédisposition constitutionnelle aux manifestations de l’angoisse. Mais un sentiment d’insécurité ressentit durant l’enfance comme des ruptures relationnelles précoces peut participer à la mise en place d’une névrose d’angoisse. Il existe manifestement des familles d’anxieux où le conditionnement familial dans les comportements intervient sans doute autant que le sentiment d’insécurité éprouver par l’enfant. Selon la théorie psychanalytique, l’anxiété serait liée à la crainte de la castration, c’est à dire de manquer ou de perdre quelque chose ou quelqu’un d’important pour soi. Il existe aussi des réactions anxieuses transitoires suite à un événement traumatisant ou à l’accumulation de stress et de fatigue qui rendent l’appareil psychique plus vulnérable au sentiment d’angoisse. Enfin certaines maladies de la thyroïde ou du cœur peuvent se manifester au départ par de l’angoisse mais l’absorption de substances comme la caféine, la nicotine ou autres excitants peuvent favoriser aussi l’expression d’un sentiment d’anxiété.

 

Comment la reconnaître ?

Les symptômes de la névrose d’angoisse sont à la fois psychiques et somatiques. Parmi les symptômes psychiques, on retrouve le sentiment pénible d’attente, d’insécurité, de danger imminent, une incapacité à rester calme, un état d’excitabilité généralisé avec des réactions de sursaut excessives, des difficultés de concentration, une irritabilité, une anticipation négative de l’avenir. Les symptômes somatiques sont très variés, touchant diverses régions de l’organisme, comme les palpitations ou l’accélération du rythme cardiaque pour le cœur, la sensation d’étouffement, d’oppression pour les poumons, des nausées, des douleurs abdominales, de la diarrhée pour l’appareil digestif, une envie fréquente d’uriner, des mains moites, une sécheresse de la bouche, des bouffées de chaleur, de la transpiration, une sensation d’étranglement, de vertiges, des fourmillements dans les pieds et les mains, une tension musculaire, des tremblements, des troubles du sommeil. Ces symptômes peuvent s’inscrivent dans le cadre d’une personnalité anxieuse avec un fond permanent d’anxiété, une recherche permanente de reconnaissance des autres, une hyperémotivité, un indécision répétitive, un manque de confiance en soi.

 

Quelle peut être l’évolution ?

Dans leurs formes aiguës et chroniques, les névroses d’angoisse peuvent conduire à des décompensations dépressives par épuisement, ou vers des névroses plus structurées comme une névrose phobique ou obsessionnelle (cf. termes). Dans sa lutte contre l’angoisse, le malade sera éventuellement tenté par des substances apaisantes comme des médicaments, l’alcool, des stupéfiants le conduisant parfois à un alcoolisme ou une toxicomanie. Les manifestations somatiques de l’angoisse feront parfois l’objet d’investigations médicales multiples et coûteuses voire d’interventions chirurgicales inutiles.

 

Quel traitement peut-on proposer ?

Devant des manifestations somatiques de l’angoisse, le médecin s’assurera d’abord de l’absence de maladies organiques par un examen clinique (prise de la tension artérielle, auscultation, palpation abdominale...) et il demandera éventuellement une prise de sang pour bilan biologique, un électrocardiogramme ou autre examen complémentaire au moindre doute de la présence d’une maladie organique. Puis il évaluera le degré d’anxiété, les circonstances d’apparition, l’ancienneté de ces manifestations anxieuses. Les antécédents familiaux seront aussi notés ainsi que les événements de vie traumatisants. Enfin il écoutera attentivement ce que dira spontanément son malade anxieux pour tenter de mieux le comprendre et de le rassurer (soutien psychologique). Le cas échéant devant une anxiété sévère, le médecin pourra proposer des séances de relaxation, une réduction des sources d’angoisses par un changement d’hygiène de vie, une thérapie comportementale et/ou cognitive favorisant l’affirmation de soi et la maîtrise des affects, une psychothérapie d’inspiration analytique quand les racines de la névrose d’angoisse plongent dans l’enfance. Un traitement médicamenteux phytothérapique ou anxiolytique pourra être prescrit selon d’importance du trouble anxieux sur une courte période (un mois) dans le cadre d’un suivi psychothérapique. Les attaques de panique sont parfois traitées par des antidépresseurs.

 

Que devez-vous faire ?

La prévention passe par une bonne hygiène de vie avec une réduction du stress et des contraintes, un sommeil suffisant, une réduction des excitants nerveux, un exercice physique régulier. Les enfants doivent bénéficier, autant que possible, de conditions de vie sécurisante avec une loi parentale qui définit un cadre rassurant, un environnement affectif suffisant. Même en cas de séparation des parents, l’enfant doit être préservé de chantage affectif et avoir le sentiment d’un amour inconditionnel de la part de ses parents. Enfin en cas de traumatisme psychique, le partage des affects ressentis avec quelqu’un de l’entourage ou un professionnel de santé peut permettre une bonne prévention de l’anxiété chronique par un travail d’élaboration sur ce qui a été vécu. Donc réduire les stress et les contraintes quand c’est possible. S’assurer d’une bonne hygiène de vie avec un sommeil suffisant (au moins 8 heures pour les adultes), une activité physique régulière qui réduit les tensions et une réduction des excitants nerveux. Se relaxer autant que nécessaire, prendre un traitement phytothérapique sous forme de tisanes sédatives (camomille, passiflore...) ou de comprimés.

 

 

 
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Je voudrais montrer que le monde est beau à tous ceux qui sont dépressifs, déçus, isolés.

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