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paix à tous les êtres ne fais pas aux autres ce que tu ne veux pas qu'ils te fassent à toi
Pourquoi a-t-on la chair de poule?
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Un petit vent frais se lève. Les poils se dressent au garde à vous. Ce mécanisme réflexe d'horripilation permet de défendre notre organisme contre les pertes de chaleur. Une adaptation indispensable pour conserver notre température interne constante. |
Nul n'est censé ignorer que la température normale de notre corps est de 37°C. Qu'il neige, qu'il vente ou qu'il fasse une chaleur écrasante, elle ne change pas. Sauf si on est malade, bien évidemment. Comment notre organisme fait-il alors pour maintenir notre température constante, malgré les contraintes climatiques du milieu ? Le cerveau, notre disque dur, veille "au grain" en permanence et agit en conséquence : il effectue la thermorégulation. Le moindre disfonction-nement de ce mécanisme peut causer des dégâts irréversibles sur le cerveau.
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La "chair de poule" est une réaction inconsciente de l'organisme telle que l'augmentation du rythme cardiaque pendant un effort physique. |
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Des récepteurs spécifiques
La peau présente environ 200 000 récepteurs de détection de température, appelés thermorécepteurs. Comme la nature est bien faite, certains sont sensibles au chaud et d'autres au froid. Les scientifiques les apellent corpuscules de Krause. Présents dans l'épiderme, partie supérieure de la peau, ils perçoivent un changement de température ambiante de 0,01°C.
A chaque baisse de température extérieure, ils s'activent et transmettent l'information en haut lieu : le cerveau. Ce transfert s'exécute par des fibres nerveuses, accolées aux thermorécepteurs "du froid", sous forme de microcourants électriques. L'hypothalamus, une partie centrale du cerveau, les réceptionne et ordonne l'érection des poils pour maintenir notre température interne à 37°C. Comment procède-t-il ?
Une réaction en cascade
A la base de chaque poil, dans la partie profonde de la peau, il existe un petit muscle reliant le poil à la peau et qui permet de le lever tout droit : c'est le muscle arecteur. La partie postérieure de l'hypothalamus va stimuler ce muscle en utilisant un réseau de neurones présent dans la moëlle épinière. Cet intermédiaire, appelé système sympathique, est constitué de deux neurones qui sont des cellules nerveuses. Le premier, excité par l'hypothalamus active le deuxième qui est en connexion directe avec le muscle arecteur du poil par des fibres nerveuses. A leurs terminaisons, des synapses, fentes séparant la fibre nerveuse du muscle, libèrent un composé chimique : la noradrénaline.
Elle provoque alors la contraction du muscle arecteur des poils. Ils se dressent à la verticale, emportant avec eux le bulbe qui le contient. Des petits grains apparaissent à la surface de la peau : c'est la "chair de poule". L'ensemble des poils hérisés créé ainsi, une couche d'air isolante, empêchant la perte de chaleur.
Bien évidemment, la "chair de poule" ne suffit pas à elle seule à maintenir notre température corporelle à 37°C. D'autres mécanismes, toujours pilotés par l'hypothalamus, interviennent : constriction des vaisseaux sanguins, diminution de la transpiration, accélération du métabolisme pour libérer de l'énergie et de la chaleur à notre organisme. Malheureusement, cette régulation ne suffit pas en milieu hostile. Exposé pendant longtemps à des températures glaciales, notre corps risque l'hypothermie.
... Notre corps maintient-il sa température à 37°C ? |
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| Qu'il fasse froid ou chaud, la température d'un organisme en bonne santé tourne toujours autour de 37°C. Le corps possèderait-il donc un thermostat ? Si oui, comment fonctionne-t-il ? |
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Nous sommes des animaux "à sang chaud". Comme tous les mammifères et les oiseaux, notre organisme maintient en permanence, une température constante.
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La sueur utilise la chaleur de la peau pour s'évaporer... et aide le corps à se refroidir. | | |
Quand le thermomètre indique 37°C, elle est dite normale. Normale car elle permet aux constituants des cellules, notamment les protéines, de fonctionner de façon optimale.
En effet, la température a une influence capitale sur les réactions chimiques : ces dernières ne sont possibles que dans des gammes données, et leur vitesse en dépend.
D'où vient la chaleur du corps ? Des organes ou plus précisément des cellules. Elles produisent de la chaleur en fonctionnant grâce à l'énergie fournie par la nourriture que nous absorbons, ou aux stocks glucidiques ou lipidiques du corps. Certaines cellules d'ailleurs en fabriquent plus que d'autres comme les cellules musculaires et la graisse brune.
Dans le rôle du thermostat : l'hypothalamus
C'est bien beau de fabriquer de la chaleur, encore faut-il en produire juste assez mais pas trop (le corps a de grandes chances de succomber à des températures supérieures à 42°C et inférieures à 30°C). Deux mécanismes s'équilibrent donc : la production de chaleur (la thermogénèse), et la perte de chaleur (la thermolyse). On parle de thermorégulation. Et le thermostat qui orchestre tout ceci est une glande du cerveau, l'hypothalamus.
Voyons comment il s'y prend. Exposé au froid, notre sang a tendance à se refroidir. L'hypothalamus réagit alors en activant la thermogénèse. Les muscles se contractent : nous frissonnons. Les artérioles de la peau se resserrent : le sang est détourné vers les tissus plus profonds. La température remonte.
En cas de coup de chaud, c'est encore la température du sang qui informe le cerveau. L'hypothalamus enclenche alors des mécanismes de thermolyse : les artérioles de la peau se dilatent et le sang est envoyé massivement vers la surface. Les glandes sudorifères sont activées. La sueur utilise la chaleur corporelle pour se vaporiser. Cela a un coût énergétique (elle prend de la chaleur pour devenir vapeur) qui aide le corps à se refroidir. Au final, notre température oscille entre 36,1 et 38,7°C.
De la chaleur pour se défendre
Et la fièvre alors ? Cette réaction est due à la libération de substances chimiques qui stimulent les mécanismes de la thermogénèse (par des frissons notamment) et freinent ceux de la thermolyse (par diminution du flux sanguin sous la peau). Ces substances sont produites par des bactéries ou des virus et par certains globules blancs en réponse à une infection. La fièvre, en augmentant la vitesse du métabolisme, semble inhiber la croissance bactérienne. C'est donc un mécanisme de défense.
A sang froid ?
Certains animaux, comme les reptiles, ne maintiennent pas une température centrale constante. Celle de leur corps suit donc celle du milieu extérieur. On a l'impression qu'ils sont froids parce que nos récepteurs de température, dans la peau, sont à 37°C. En fait, les cellules de ces animaux produisent de la chaleur en fonctionnant, et leur sang est en réalité légèrement plus chaud que le milieu. Bref, c'est un abus de langage de parler d'animaux "à sang froid".
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