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Bientôt il rejoindra Kader dans cette dune et ce même sable aux reflets
rouges qui aujourd’hui recouvre son fils, ensevelira son propre
linceul. Bientôt, très bientôt, car il n’a plus goût à la vie, elle est
trop dure, trop impitoyable. Elle ne correspond en rien à ce qu’il en
attendait.
Au loin, les pirogues des
pêcheurs sautillent comme des bouchons sur la mer agitée. Son cœur est
oppressé. En vérité, depuis combien d’années n’a-t-il pas senti la
présence de Dieu à ses côtés ? Alors que chaque jour, il celle du
Diable.
J'ai
toujours aimé le désert. On s'assoit sur une dune de sable. On ne voit
rien. On n'entend rien. Et cependant quelque chose rayonne en
silence... (Antoine de Saint-Exupéry)
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