« Elles se refermaient sur elles-mêmes ; le noyau disparu, restaient des enveloppes vides. Du moins, aurais-je appris une chose à Mymia : que les « idées » n’existent pas et que la pensée ne compte que si elle est la métaphore d’un corps. »
« Dans le cahier noir, les notations s’accumulaient, d’une sécheresse un peu forcée, comme pour donner le change à mon trop de désarroi et compenser, par leurs excés, l’état de manque où j’étais. Je n’étais jamais à court de mots. Ils pouvaient changer chaque jour, j’avais prise sur eux. Mais il fallait bien me rendre à l’évidence : malgré tout mes efforts, à cause d’eux peut-être, je n’avais aucune prise sur Alix, je ne bougeais pas. »
« Les femmes dans son genre, tu sais, elles se servent des autres pour se trouver. Et crois-moi, mon petit vieux, elle ne se trouve jamais. »
« Avoir la raison de son côté, c’était la folie de la passion militante. Il lui fallait de la haine, des tribunaux, des coupables. Je voyais la Mort dans l’idéal. Qu’avais-je à faire de la raison ? Je vivrai sans foi, je serais un pessimiste gai. »
« Quand je disais ma mère j’avais le sentiment moins de commettre un abus de pouvoir que de mentir. Quand je disais mon père, c’étai de l‘imposture. »

« Vous partez « pour une femme » et vous me livrez aux femmes. »
« Dans des milliers d’établissements, partou dans le monde, c’était pareil. Des gens de mon espèce étaient payés pour parler à d’autres qui se taisaient afin de mieux assimiler le mode d’emploi de la grande machine à penser. Au bout du compte, tous les esprits fonctionneraient comme des automobiles, de la même manière. Ce serait gagné. Vive l’instruction publique ! »
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