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C'est comme çà, ces mots nous suivent et nous suivrons. On est seuls face à ces amis que l'on voit s'effondrer, s'effriter au loin. On s'imagine, on se voit seul.
Bienvenue dans la génération internet, grâce à laquelle on sait que l'on est pas seul Mais qui nous inonde d'un improbable toucher, un rêve de rencontre. Nous touchons un clavier, des lettres et après ?
On croit avoir des amis, non on se fait des faux-semblants, on s'en éloigne. On loupe bien souvent la vraie amitié, les vrais amis car tout çà reste discret. Rien ne se voit, tout se construit en silences et en regards et nous ne le supportons pas. Je ne sais pas si je pourrais croire en la race humaine aujourd'hui. Elle est bien trop dure, je crois que je ne pourrais croire Que ceux en qui je mets toute ma confiance, que ceux en qui j'ai l'espérance de croire.

Mais l'espérance se fait de plus en plus rare,
Ma solitude m'enfermant dans une douleur et une rage contre l'espèce humaine.
La solitude m'amenant à une réelle réflexion et me faisant trop réfléchir, J'ouvre les yeux. Les amis ne sont rien, ce mot ne devrait pas exister,
Il ne devrait avoir aucun sens logique, aucun attachement. La plupart des amis ne sont que des connaissances dont il ne faut rien attendre.
Juste, oublier, et ne voir que les amis, les vrais sont toujours ceux dont on attend le moins et ceux dont on se méfient jamais ... Juste, ne pas les voir, et bien souvent passer à côté.
Les hommes n'ont plus le temps de rien connaître. Ils achètent des choses toutes faites chez les marchands. Mais comme il n'existe point de marchands d'amis, les hommes n'ont plus d'amis. - Antoine de Saint-Exupéry ("Le petit Prince") (pour ceux qui prennent le temps de rêver ...)
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