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Mercredi 3 septembre 2008 Je n'en peux plus. Cette fac, je peux pas. Des moutons, engloutis par centaines dans cette amphi, de la gerbe pré-machée, des riens. On est des riens, là, tous, on est des entités, des individualités et on ne fera rien avancer comme çà. De simples individualités entassées là comme çà, à faire semblant, à rire, là comme si de rien n'était. Je ne sais pas comment j'ai fait pour atterrir là, je voudrais partir le plus vite possible. Je peux plus supporter ce monde peuplé d'individualités, je ne peux supporter de voir des nouvelles têtes, des têtes qui cachent des choses, des que j'aimerais connaître mais c'est impossible, il en est ainsi, la solitude et l'enfermement ne sont que prétexte a une maladresse adroite de vouloir faire croire que tout va bien. Et moi je ne vais pas bien là, non, je ne vais pas bien ... Je tends à comprendre les actes désespérés ...

Des regards se croisent mais aucun n'est vraiment sincère, aucun n'est attentionné, aucun ne partage une lueur ... rien que du froid et du vide, du blanc, du rien dans leurs yeux. Je pourrais aller les voir, essayer de mettre un nom sur leurs têtes, mais je ne sais pas, je sais pas comment m'y prendre comment continuer ensuite, j'y arriverai peut-être pas, peut-être pas mais il faut car je n'en peux plus, j'ai cette boule que j'ai eût dans le ventre auparavant ...
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