Tu t'aperçois chez quelqu'un qu'il veut te louer : Tu te mords les lèvres, ton coeur se serre, hélas! Que ce calice s'éloigne de toi! Mais il ne s'éloigne pas, il s'approche! Buvons donc la douce impertinence du louangeur, surmontons le dégoût et le profond mépris que nous inspire le fond de ses louanges, donnon à notre visage les plis de la joie reconnaissante! Il voulait nous être agréable! Et maintenant que cela est fait, nous savons qu'il se sent trés exalté, il a emporté une victoire sur nous, et aussi sur lui-même, l'animal! Car cela ne lui a pas été facile de s'extorquer ces louanges.
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