Un sous officier, petit et enveloppé, criait les ordres, le visage empourpré par l’effort. En un instant, le château fut transformé en véritable fourmilière ou les entrées et sorties ne cessaient de s’enchaîner à un rythme effréné.
Les ursulines se regroupaient entre elles, en petites grappes, visiblement effrayées par cette invasion.
Josef Galeiner, officier de la Wermarcht, paraissait confus. Il savait ce que cela provoquait lorsque l’on prenait le bien d’autrui par la force et l’autorité. La chose pouvait être vécu au même titre qu’un viol. Un tel acte était considéré comme une atteinte personnelle, une agression presque une humiliation. Le conquérant ne faisait qu’asseoir sa domination sur le vaincu et le lui faire sentir, comme un chien délimitant son territoire, qu’il était le maître à bord, celui qui commande et celui qui exige.