
Voici un personnage qui, au fil de ses aventures (c'est ici la quatrième), s'installe peu à peu et durablement dans le monde des héros de bande dessinée. Tony Corso est un détective privé au look estival : lunettes noires, chemise à fleurs telles qu'on les voit à Hawaï, une belle gueule mi Jame Bond-mi Gérad Lanvin.. Dans cet opus quatre, il s'attaque à une double disparition : celle d'un journaliste sur le point de révéler dans un livre une formidable affaire de corruption et celle d'un certain Kowaleski, indic particulièremetn informé. Tueurs déterminés, échanges de coups de feu, scènes d'action à répétition, Tony Corso possède, outre un dessin nerveux, touts les atouts de la bande dessinée d'aventure, le héros ne se départissant pas d'une certaine nonchalance rappelant parfois le Nick Carter interprété par Eddie Constantine. Scénariste et dessinateur de la série, Olivier Berlion a, entre autres, adapté Tonono Benacquista que j'eus l'occasion de recevoir à ses débuts il y a plus de vingt ans dans un studio de radio d'une station de région parisienne, pour un roman publié au Fleuve Noir, évoquant un portrait de pin up sur un placard de GI..
Longue vie à Tony Corso qu'on devrait revoir prochainement aux éditions Dargaud.
TONY CORSO L'AFFAIRE KOWALESKI d' Olivier Berlion Editions Dargaud 56 pages 9,80 € |