Intervention de Nurit Peled-Elhanan à la manifestation de Tel Aviv en commémoration du 40ème anniversaire de l’occupation
Bonsoir. C’est un grand honneur pour moi d’être, à
ce moment, près de mon ami et frère, Bassam Aramin, du camp de la paix
palestinien et l’un des fondateurs du mouvement ’Combattants pour la
Paix’ dont deux de mes fils, Alik et Guy, sont membres. Rien que la
semaine dernière, mardi à Anata et jeudi à Tul Karem, le mouvement des
Combattants pour la Paix a réussi à organiser deux rassemblements
importants et à mobiliser 10 000 Palestiniens sur son objectif : lutter
unis et de façon non violente contre l’occupation par une coopération
étroite entre Israéliens et Palestiniens. Si ce n’était les lois
racistes de l’Etat d’Israël, tous ces milliers de personnes seraient
ici avec nous, ce soir, pour prouver une bonne fois pour toutes que
nous avons un partenaire.
Bassam et moi sommes l’un et l’autre
victimes de cette occupation cruelle qui corrompt ce pays depuis 40
années maintenant. Tous les deux, nous sommes venus ce soir pour
déplorer le destin de cet endroit qui a enterré nos deux filles,
Smadar, le bourgeon du fruit, et Abir, le parfum de la fleur [1],
assassinés à dix ans d’intervalle, dix années durant lesquelles ce pays
a répandu le sang des enfants, et le royaume souterrain des enfants sur
lequel nous marchons, jour après jour et heure après heure, en est
inondé jusqu’à déborder.
Credits:
http://gwenaelm.free.fr/wordpress/index.php?p=283
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