3/7/2009 - come back |
i come back, comme souvent énoncé précédemment
Je suis à Madrid pour tout le mois de juillet, avant de retrouver ma costa blanca adorée pour le mois d'aout.
Je travaille ici, un peu galère, pas très passionnant, ni très bien payé, mais bon pour mon CV, et pour moi... Partir de Paris, respirer un peu cet air que j'aime tant, entendre cette langue chantante à chaque coin de rue, dire Hola à des inconnus, ...
Mais... Parce qu'il y a toujours un mais dans nos posts...
Je suis hébergée chez un membre de la famille, avec sa femme et ses enfants. Je partage la chambre du bébé, et à partir de 8heures du soir, c'est silence radio.
La résidence est magnifique. Comme beaucoup des résidences espagnoles, il y a une piscine. Trois pour être exacte. Un gymnase aussi, et un sauna. Alors forcément, 1ère pensée en arrivant: bon pour moi, piscine et gymnase tous les soirs. L'avenue est coupée par une allée d'herbe, idéale pour courir... J'ai un ami à Madrid, mais il travaille beaucoup, donc j'ai tout le temps pour être seule. Et mes autres addictions sont à endormir pour l'instant, car à part mes clopes que je fume dans le jardin, j'ai dû arrêter tout le reste depuis que je suis arrivée. La fumette est inenvisageable, la résidence étant surveillée 24/, et l'alcool.... malgré ma conduite à risque sur ce plan là, je n'ai jamais vraiment bu seule, et certainement pas dehors.
Or c'est "grâce" à ces addictions, ces moyens de fuite, ces "coping things" que j'arrivais réussi à plus ou moins manger normalement (connaissant toujours bien sûr des périodes de restriction et de crise). Là je ne les ai plus, alors forcément.... focus on this.
J'ai de plus en plus peur en ce moment. De me détruire. J'ai peur d'avoir déjà beaucoup trop abusé de tout. Ai fait des choses du haut de ma vingtaine que la plupart des gens n'ont jamais faites. Et cette phobie est nourrie par l'aspect "inévitable" de la chose.
Ne sais toujours pas comment faire. Pour faire taire ma tête. Pour me sentir "normale". Voudrais profiter de ces conditions de vie pour m'assainir. Mais non. Ai déjà fait une crise. Pathétique: ne pouvant vraisemblablement pas la faire à la maison, je suis passée au supermarché du bout de la rue, ai dévalisé le rayon gateau, ai acheté une bouteille de coca light, me suis assise sur un banc isolé derrière les arbres de la résidence, ai avalé le tout en 10 minutes. Puis suis montée, prétendant rentrer à peine du boulot, ai foncé dans la salle de bain, ouvert le robinet de la douche, et ai vomi, dans l'urgence, comme à mes débuts.
J'a également parfaitement conscience des regards de mes collègues à la cantine au bureau. J'essaye souvent de zapper le repas, mais les espagnols insistent toujours tellement. Mais si je ne veux pas manger devant eux, c'est pour une bonne raison: j'ai parfaitement conscience de l'étrangeté de mes gestes, ma façon de tout disséquer, de pousser certains aliments sur le côté, la carafe que je vide en deux minutes...
Bref.... J'attends les résultats de mes partiels. Saurait dans quelques jours si je suis licencée ou non. Ai la trouille. J'aimerais ne pas penser à lui, à son avis, mais ça m'obsède. Je sais que si j'ai ma licence sans rattrapage ce sera ma victoire, mais je sais aussi que je ne pourrais la savourer qu'après avoir entendu la fierté dans la voix paternelle. Ca m'énerve. Mais c'est plus fort que moi.
Pour continuer sur le côté famille, ma belle mère est venue à Paris avec mon petit frère une semaine avant que je ne parte en Espagne. Et nous avons dîné avec ma grande soeur. Cette grande soeur fantôme, qui m'a toujours reproché d'être née, et me l'a toujours fait sentir. Cette grande soeur que j'admirais et dont j'ai recherché l'amour pendant si longtemps. Et bien ce dîner m'a fait le plus grand bien: j'ai découvert une adulte de 30 ans qui n'était toujours pas parvenue à se débarrasser de sa rancoeur à l'égard d'une petite fille qui n'avait d'autre tort que d'être née. Et cette grande soeur que j'avais toujours trouvée si intelligente, m'a soudainement parue bête. Et méchante. Même pas besoin d'effort pour couper le pont, il s'est effondré seul entre le plat et le dessert.
Dans le même temps, j'ai découvert ma belle mère. Je ne sais pas si c'est elle, ou si c'est moi qui la voit avec des yeux neufs (sûrement un peu des deux); en tous cas, elle a été irréprochable pendant tout son séjour. Et ça fait du bien.... une relation conflictuelle de moins.
Voilà, un petit (long) résumé de ces derniers temps, de maintenant. Vais sûrement écrire un peu plus ce mois ci. Ai tout le temps pour penser. Espère seulement que ces pensées seront constructives, et non destructives, ahah...
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14/3/2009 - don't know what to do |
Mon psy me propose de reprendre des "régulateurs d'humeur", pour mieux gérer mes troubles de l'humeur. et moi je ne sais pas.
D'un côté oui, forcément, ça me ferais du bien. J'ai souvent envie de pleurer en ce moment, pour un rien, pour un tout.
Je suis perdue, en moi. Je n'arrive pas à savoir, qui je suis, ce que je veux. Moins 6 kilos en 3 semaines. Je ne sais même pas pourquoi je n'essaye pas d'empêcher la rechute. Parce qu'avant, ça me faisait tenir. Le matin, au réveil, la perspective d'un chiffre plus bas sur la balance me tirait hors du lit. Et à table, pendant que les autres mangeaient, je m'imaginais ce que serais ma vie quand je serais mince.
Mais là, rien de tout ça. Je sais qu'il n'y aura rien au bout. Comme à chaque fois. Et pourtant, je n'y arrive pas. Comme si je ne pouvais pas vivre sans faire ça. Tellement que je ne veux pas prendre ces médicaments en partie pour ça...
Et je mens, comme un arracheur de dents. Je m'en veux, tellement. "- Tu vas bien ma chérie en ce moment?" "- Franchement, maman, ouais... stress de la fac, mais à part ça rien de spé" "- OK, parce que si ça va pas, je veux que tu me le dises, je ne veux pas que tu aies peur de m'inquiéter" "- Promis"
Le truc c'est que je l'aime trop. Je ne veux pas qu'elle se pose des questions auxquelles je suis incapable de répondre...
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A Propos
voguant de blogosphère en blogosphère, chaque retour dans cette bulle est empreint d espoir. celui que cette fois sera la bonne, que cette fois je vais m en sortir...
mais jusqu'à maintenant toutes mes tentatives se sont soldées d échecs... alors l espoir qu un jour ma tête fera normalement son boulot s évappore peu à peu...
en attendant écrire est salvateur... et reste mon seul éxutoire...
Amis
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