des progrès
Oui, il y en a
J'ai repris les AD, pare qu'au point où j'en étais, l'endocrino et mon psy m'ont clairement fait comprendre que l'hospitalisation se profilait... à grands pas.
Je ne sais pas si c'est le traitement, ou le placebo, ou les deux... toujours est-il que depuis les vacances de Noël ça va un peu mieux.
J'aime Noël, et je ne peux supporter l'idée de passer les fêtes la tête au dessus des chiotes.
Et ma meilleure amie est rentrée pour les vacances. Je ne voulais pas voir ce regard, lourd de mots indicibles.
Mais toujours.... Je vais mieux parce que j'ai retrouvé un poids que je tolère. Un poids qu'ils ne comprennent pas.
Je rassure, dis que le travail avec l'encrino/nutritionniste paye.
La vérité c'est qu'elle a dit à mon psy que j'étais un ccas "difficile".
La vérité c'est que mon psy m'a redit, pour la millième fois, que lorsque je pourrais me le permettre, scolairement s'entend, une hospitalisation de minimum 6 mois serait de rigueur.
Et c'est normal !
6 mois ça me parait même peu pour un trouble installé depuis 8 ans.
Parfois, il (mon psy) me semble un peu (trop) laxiste sur mes troubles associés: je fume trop, bois trop, ...
Mais le mieux qui semble m'habiter, ça n'est en fait que la diminution des crises, pour (contre) une intensification de la restriction.
Je jubile sur la balance le matin, rêve de partager mon bonheur d'avoir noté 200 grammes de moins sur mon carnet.
Elle me demande de tenir un cahier, de ce que je mange, garde, ou vomis.
Elle m'interdit de noter les calories.
Mais ça ne sert à rien.
Même pas besoin de carnet, je connais tout par coeur.
Moi qui suis nulle en maths, les chiffres s'empilent dans ma tête, se comptabilisent.
Mes amis me tannent, veulent que je reprenne ma vie sentimentale efftrennée.
Comment leur dire que pour l'instant c'est impossible?
Que même si par miracle un homme parvenait à faire tomber mes barrières, je ne pourrais jamais justifier une absence de 6 mois au moins, un isolement de 3 mois au moins....
Ce qui est difficilement gérable, c'est le poids du secret....
On peut s'habituer à tout, mais jamais à ça.
Les partiels approchent, et comme à mon habitude, j'attends la dernière minute pour m'attaquer aux révisions.
On verra bien... Bizzarement, je me fous de tout...
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