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une simple remarque de mon père... et me voilà repartie dans la course infernale. depuis une semaine, tout aliment non-nécessaire à mon corps déjà affaiblit ne traverse pas les lèvres scellées. si par hasard obligée de manger, le recours à la bonne vieille méthode, les doigts qui s'enfoncent dans la gorge, on se purge...
de plus en plus, l'estomac redevient difficile. la privation en a aiguisé la sensibilité. il ne supporte plus grand chose, à mon grand bonheur malsain et empreint de culpabilité.
je replonge en toute conscience... en sachant pertinemment que ça n'est pas la solution. en sachant pertinemment que le résultat, quel qu'il soit, ne sera jamais bon.
je sais tout. de mon corps, de ma tête, de cette maladie. quelles sont ses limites, ce qu'il se passe lorsque l'on va plus loin, trop loin...
mais ma tête n'a plus ici aucun rôle à jouer. le corps décide seul, en parfait automate. mes tentatives de sagesse sont vaines, malgré moi je suis menée vers les toilettes, la tête penchée au-dessus de la cuvette bien trop familière. une partie de moi crie au secours, mais les doigts sont déjà dans la gorge, étouffant le cri de ma raison... |
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Tête dans le guidon on fonce, pour se manger encore une fois un mur.
Tant que cela n'arrive pas je sais que rien ne peut stopper le processus, ni l'entourage, ni les mots jamais assez fort pour gerber le mal qui nous ronge en ces moments là.
Alors, je ne sais pas trop quoi te dire, juste que je comprends, que tu n'es pas seule et que la sortie est possible, un jour. Même si ça prend du temps, on n'en a rien à foutre.
Juste,essaie de limiter les dégats.
Facile à dire je sais.
Pensées...fortes.