|
|
![]() |
![]() |
![]() |
![]() |
|
me voilà de retour, après ce petit séjour en espagne, comme toujours. ce pays me va bien... je l'aime pour sa folie, sa gaieté, sa liberté...
ma sensibilité est mon enfer. il n'est rien de pire que cette maladie. une perception trop intense des choses. trop douloureuse. même la beauté vous prend au coeur, aux tripes, et vous tire des larmes, et vous brise.
là où vous devriez être le plus heureux, parce que lieu de votre adolescence, au paysage paradisiaque, vous ressentez ce vide. ce vide, ce néant, que rien ne peut combler. la perte d'une chose inconnue. puis encore des larmes, brûlantes et irrationnelles, venues de nulle part. aucun mot, aucun évènement particulier pour justifier la fêlure.
et l'associabilité soudaine. au milieu de cette foule, au milieu de ces gens qui sont ceux qui comptent, la solitude oppressante. les cris morts, un appel au secours muet, un SOS qui s'éttouffe contre le mur construit, frontière invisible entre ce moi hurlant et les autres.
tous les moyens sont alors bons pour "désensibiliser" cet être. tous les moyens sont bons pour devenir comme eux. pour pouvoir vivre au milieu de tout, sant pour autant ressentir jusqu'à la moindre parcelle de ce qui vous entoure. ce détachement est nécessaire pour la survie. car c'est de survivre qu'il s'agit.
depuis longtemps maintenant, la tête est lucide. les yeux grands ouverts, ils voient tout. tout ce qui au bout d'un temps nous persuade d'arrêter. le jeu n'en vaut pas la chandelle.
mais le coeur, lui, est resté attardé dans l'enfance. il garde toute la candeur de cet âge, et donc l'espoir. ce coeur perçoit des beautés que les coeurs d'âge mur ne voient plus. c'est cette beauté là qui fait pleurer. l'instant se fige. le manège tourne toujours, mais pendant ce moment béni, nous en descendons. les fous eux, ont la sagesse de ne pas remonter. ils restent là. hors du temps, seuls dans leur contemplation. mais nous, plus arrogants, nous décidons de retenter un petit tour. peut-être que cette fois-ci, je parviendrais à rentrer dans leur musique...
je ne veux plus ressentir. plus rien. je me voudrais imperméable. car ces moments sont trop forts, me prennent tout entière, et me laissent, vidée de toute énergie vitale. ces émotions trop fortes pour vous laisser indemne, je n'en veux plus. je veux me foutre de tout, et des gens, et de la vie, et du monde. une reine de glace.
je suis rentrée à paris jeudi soir. directement repartie vendredi à la campagne, je ne me replongerais véritablement dans le quotidien que lundi. et j'ai peur... peur que cette "quasi-normalité" des vacances ne soit chassée par les vieux démons. peur car mon état ne tient qu'à un fil. un rien me fera retomber, et je crains d'avance cet élément perturbateur. mais ne pas voir tout en noir, se dire qu'on a passé de bonnes vacances, tenter d'oublier les deux kilos pris, et ne pas craindre l'avenir, pas plus que le passé, essayer de goûter au présent. je ne suis pas très douée pour ça, mais je me lance un petit défi
|
| Laisser un Commentaire! ::
Envoyer à un ami! |
Je ne comprends que trop bien ton dernier post et éprouve les mêmes sentiments, si paradoxaux qu'ils soient.
Je t'embrasse fort et pense à toi super souvent, même si je me débrouille pour avoir l'accés à internet malgré mon hospi il est vrai que je ne suis pas trés présente mais attends touours avec autant d'impatience tes nouveaux posts.
J'espere que les prochains auront un gout plus doux et moins amer que ce dernier.
Hope for U.
Tu parles, jsais même pas le faire pour moi même. J'essaie.
Putain de maladie.
Love u.
Miss U