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5 mai. Life is a battlefield Après un an d’une relation plus ou moins bancale, mon copain de 10 ans mon aîné a décidé d’arrêter. Alors me voilà seule. Enfin, jamais vraiment. Ce corps que je hais semble en faire fantasmer plus d’un. Alors un petit coup de fil à R., mon ex de toujours, et un nouveau venu dans le tableau, à qui j’ai clairement signifié qu’il n’était qu’un plan cul. Pourquoi m’encombrerais-je d’un plan cul me direz-vous, moi, inapte aux plaisirs des sens ? Tout d’abord parce que j’y étais presque arrivée avec M., mon trentenaire. Avec lui, j’avais commencé à m’ouvrir, à apprendre l’abandon de soi, le laisser aller, à lâcher ce contrôle permanent de moi. Mais il est parti. Parce que nous n’étions pas amoureux selon lui. Je continue à m’interroger d’ailleurs sur sa définition de l’amour : nous étions ensemble plus de la moitié de la semaine, sans nous lasser, nous gardions toute notre liberté, tout en étant ensemble, installés dans une relation confortable. C’est peut-être ça qui lui a fait peur. Mais moi, ça m’allait parfaitement. C’était dimanche dernier. Et comme d’habitude, quand on me rejette, l’orgueil prend le pas sur les sentiments. Je deviens totalement indifférente. Alors moi de lui répondre avec un grand sourire : « je suis tout à fait d’accord. De toutes façons on reste amis. On a passé les premiers mois de notre relation comme des potes qui couchaient ensemble, alors ce sera la même chose sans le sexe ». Très convaincue étais-je alors des mots qui sortaient de ma bouche. Mais à peine éloignée de lui, après une ultime embrassade, les larmes commencent à couler. Car j’ai beau être la plus forte en ce qui concerne les barrières à poser pour ne pas aimer, je me suis attachée, bien plus que je ne l’avais prévu. J’ai partagé un petit bout de vie avec lui. Et en une demi-heure, le silence. J’ai pleuré toute la soirée. Suis allée à une soirée et ai beaucoup bu. Puis j’ai passé la nuit chez moi avec ma meilleure amie. Les réveils des trois jours suivants ont été difficiles. Le lundi, je me suis réveillée en pleurant. Les autres jours les larmes avaient disparu mais la boule au ventre était là. Alors à contre cœur, j’ai rappelé mon ex, et ai pris rendez-vous avec F., le nouveau avec qui je n’avais de cesse de décaler les rendez-vous, ne pouvant me résoudre à tromper M. Le jeudi j’ai retrouvé un peu de ma forme, j’ai moins pensé à lui. Et je me suis débrouillée pour ne jamais être seule. La rupture est bien tombée. Pendant les vacances. Et aujourd’hui, jour de la rentrée, j’y pense à peine ; Maintenant, toute mon énergie va devoir se focaliser sur la réussite de mon année. J’en ai déjà perdue une à cause de la maladie, je ne veux pas gâcher celle-là pour un mec. Tout le temps libre recouvré doit être transformé en temps de travail. Retrouver la dynamique du mois de novembre, avec la perte des six kilos en prime, et ce serait parfait. Je ne me détesterais jamais plus qu’après un nouvel échec universitaire. Tellement pressée que cet enfer juridique soit fini. Car quand j’aurais ma maîtrise, si j’ai ma maîtrise, j’aurais fait ce qu’ils attendaient de moi. J’aurais ma sécurité. Et je pourrais faire ce pour quoi je suis faite, même ce quelque chose n’est pas encore très bien défini aujourd’hui (écriture, musique, …). Globalement aujourd’hui un sentiment de force retrouvée, indépendamment de la boulimie qui me dévore plus que jamais. |
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