A bout de forces, physiquement...
Moralement?....
Ai l'impression d'aller bien... Je passe en troisième année sans rattrapages (Ô miracle!), je bosse dans un journal pour le mois de juillet (bon pour mon CV), tout va bien avec mes amis, je pars en vacances dans deux semaines, en Espagne bien sûr...
Bon, un peu de tension avec G. qui est à l'île Maurice et qui me presse d'être plus démonstrative, mais bref, une vie bien rôdée en somme.
Mais je ne peux m'empêcher de me poser cette question? laquelle des deux est-ce que je suis?
La S. souriante, avenante, qui semble prendre la vie comme une fête. Celle qui règle les problèmes des autres (puisqu'incapable de gérer les siens). Celle qui dit aux pommés d'être forts, que pain is only as hard as you allow it to be.
Cette S. là est intimement convaincue que tout ira bien, au final..... qu'il ne reste que le meilleur, puisque le pire est déjà passé... et qu'on y a survécu...
Et puis il y l'autre. Celle qui ouvre les yeux et veut pleurer tant la laideur de ce qui l'entoure la secoue. Celle qui voudrait s'autoflageler quand elle se voit faire toutes ces choses insipides... Quand elle se voit danser, faire la fête, boire, fumer, s'inquiéter de ce qu'elle va mettre demain au bureau.
Cette S. là veut la pureté.
Alors je m'interroge? Qui est la vraie? Car les deux m'ont toujours habité...
En fait, il faudrait accepter d'être les deux. J'avais lu, dans un livre, une phrase que j'avais trouvée très juste, qui disait que finalement, la plupart des gens jouaient aux poupées russes, les soulevaient les unes après les autres, jusqu'à trouver la dernière, la bonne. alors qu'en fait, nous sommes toutes les poupées, réunies en une.
nous avons plusieurs facettes, et plutot que de choisir, il faut conjuguer.
Mais j'ai du mal. Je me méprise un peu quand je suis la première. Impression d'avoir perdu un idéal. de la hauteur.
Au niveau alimentaire en ce moment.... Restriction j'en ai bien peur...
Can't help it...
Forcément j'ai un peu du mal à la fin la journée alors j essaye de me coucher tot, puisque "qui dort dîne"!
bisous à toutes
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