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hepburn in the so dark sky

7/10/2008 - envie de hurler... à quoi bon

je me sens.... je ne sais même plus comment l'écrire envie de hurler, la Seine sous mes fenêtres m'appelle... le métro nocturne m'attire... envie, besoin de me mettre en danger j'en ai plus rien à foutre jsuis un cas soc' ai parlé avec mon psy, ma médecin... unanimité. seul moyen pour moi de m'en sortir: une hospitalisation longue durée dans un centre spécialisé, isolement longue durée aussi suis sensée faire quoi exactement? je ne PEUX pas... pour tant de raisons je suis enfin en troisième année, je commence enfin à en voir le bout, et je devrais tout lâcher maintenant, laisser la maladie bousiller toutes mes chances de voir le chemin s'éclairer un jour? et puis, je vais leur dire quoi moi? même si je partais en voyage, comment justifier un silence de plusieurs mois, pas de mail, rien... et puis... je suis encore coincée dans mon obsession de "plus jamais ça". je n'arrive pas à admettre que l'on puisse m'enfermer à nouveau... je ne peux pas accepter ça. j'entends encore le bruit des clés, je vois encore les caméras, je sens encore l'odeur d'hôpital, je vois encore les autres enfants paumés... entre l'enfer enfermée et l'enfer ici, dehors, je crois que je choisis la deuxième option pourtant en ce moment j'ai envie de me tuer je me hais depuis mon anniversaire, j'ai tenté de faire des efforts j'ai d'abord voulu manger normalement, au risque de prendre quelques kilos, en me disant que je finirais bien par me stabiliser à mon poids de santé au bout d'un moment... UTOPIE alors j'ai rabaissé mes exigences. j'ai décidé de ne manger que lorsque je serais avec des gens, bouffe sociale en somme mais j'ai tout vomi alors j'ai arrêté d'essayer, de manger... et maintenant... les seuls moments où je mange; c'est quand je rentre bourrée chez moi l'alcool me fait baisser ma garde, je perds le contrôle... mais après, le supplice... la gorge engourdie par l'ivresse, je lutte pour recracher tout ce qui a écorché mon palais. et je pleure, je me cogne l'estomac, la tête au dessus des chiottes je me maudis je voudrais que tout s'arrête et puis si seulement j'arrivais encore à faire semblant sur les autres plans problèmes avec G. il se lasse parce que je ne suis pas démonstrative, je n'y arrive pas, je bloque, je voudrais lui dire que j'aimerais qu'il me prenne dans ses bras, qu'il me rassure, je voudrais qu'il essuie ces larmes que je m'efforce de cacher mais je suis incapable de le lui faire comprendre quand il me prend dans ses bras je me raidis quand il me dit des mots gentils, j'angoisse ne parlons même pas d'une éventuelle vie sexuelle, je ne supporte plus le toucher je n'y arrive pas à baisser la garde, à me laisser aller.... je me noie, dans ma folie, ma détresse, ma tristesse je n'en peux plus je suis fatiguée la pente me tente pas vers le haut, non j'ai déjà essayé et j'ai mal aux pieds
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10/10/2008 - l'Eveil

Posté par Macha
Accroche-toi.
Je sais que ce ne sont que les mots d'une inconnue seule dans la nuit qui joint par ces infimes une autre inconnue. Je ne te ferai pas le coup du miracle de la vie des petits oiseaux et des champs de blé parce que tu connais déjà, mais j'ai simplement lu à travers tes lignes et je crois qu'enfin, tu sais ce que tu ne veux pas. Tu ne veux pas retourner à l'hôpital? Accroche-toi aveuglément à ce but. Tu es probablement une HP et à vivre tout si intensément tu dois te laisser un peu envahir pas la passion, c'est ta colère contre ce que tu refuse qui sera la petite lumière que tu décris si bien.
Accroche-toi, quelque part dans la nuit, une inconnue te fait la courte-échelle.
Gros Bisous
Macha
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11/10/2008 - Commentaire sans titre

Posté par Anorchidea
Pardon de ne pas être venue plus tôt, c'est un peu périlleux en ce moment...
A tes mots je sens le dilemme pointer, et c'est un putain de choix que tu dois faire là...mais il n'y a que toi qui peux savoir...
Est ce que tu te sens capable de continuer ta vie telle qu'elle est maintenant, ou, as tu peur de ne pas savoir et de nécessiter un suivi? Je comprends que lâcher les études te fasse flipper, j'ai été à ta place l'année dernière, sauf qu'à défaut de donner une réponse, je suis tombée tellement bas que je n'avais plus le choix et je regrette amèrement que les choses se soient déroulées ainsi...ne vas pas jusque là...et puis tu connais la chanson de toutes manières, tu sais, au fond. Les deux solutions qui s'offrent à toi ne sont pas confortables du tout, elles comprennent chacune des risques et c'est ça qui corse le tout...mais prends soin de toi. Ta troisième année, tu ne l'auras pas si tu n'es pas en forme, si tes neurones sont affamés, si ton ventre se creuse, si l'alcool embue tes sens...et encore plein de choses. Je sais que ça te rebute, et que oui, l'hosto c'est loin d'être le pied...mais t'as un cadre, des limites, des gens qui s'occupent de toi. Et des putains de pathologie aussi, je sais. Mais est ce que ça ne vaut pas le coup d'exterminer cette saloperie une bonne fois pour toutes, pour que tu aies une vie stable, que les envies de crever s'arrêtent, que les envies de défonce se calment, que tu puisses consumer l'amour avec plaisir?
La balle est dans ton camp ma belle, ne te mens pas et fais ce qui te semble le meilleur pour toi. TOI. Les autres on s'en tape. Quelques mois d'absence, ben oui et alors, qu'est ce que ça peut foutre, ils ne vont pas t'aimer moins, et puis si ce sont des potes, il n'y aura pas de jugement, pas de remarques à la con. Mais du soutien, oui, sûrement. Je me souviens que mes amis avaient du mal à encaisser que je ne leur avais jamais parlé de ça, bien qu'ils devinaient (fallait être aveugle) le mal qui me parasitait. ILs m'ont dit que l'amitié, c'etait le partage de bons moments, mais aussi des mauvais, et ils n'ont pas compris mon silence, ils l'ont même un peu mal vécu, parcequ'ils se sont sentis carrément inutiles, alors que je passais mes journées entières avec eux. Ils m'en ont voulu d'avoir caché alors qu'ils auraient voulu pouvoir m'épauler avant qu'il ne soit trop tard.
N'aie pas peur de leur réaction, ils comprendront si tu leur dis simplement...
Et puis c'est toi qui compte, là maintenant.
Je t'embrasse fort mi bellissima
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voguant de blogosphère en blogosphère, chaque retour dans cette bulle est empreint d espoir. celui que cette fois sera la bonne, que cette fois je vais m en sortir... mais jusqu'à maintenant toutes mes tentatives se sont soldées d échecs... alors l espoir qu un jour ma tête fera normalement son boulot s évappore peu à peu... en attendant écrire est salvateur... et reste mon seul éxutoire...

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