L’écriture
pour les blogs a ses propres contraintes — comme toute écriture qui
dépend des dispositifs par lesquels elle est médiatisée. Le blog obéit
à une chronologie du quotidien où chaque jour — même si rien n’y
disparaît et demeure en mémoire — chasse l’autre. D’autant que les
lecteurs y sont instables et aléatoires. Un tel arrive ici parce qu’il
a demandé à un moteur de recherche où trouver un site parlant de «
pause » ou de « blog » ; un autre parce qu’il a cherché ce qu’étaient
les blogs de
Libération, un autre encore vient des
Carnets d'Oriane ou de
Ganançay…
Je serais très étonné que quelques uns y viennent avec le désir absolu
de retrouver ce blog et ce que j’y dépose. Le blog s’apparente à la
pêche à la ligne et l’écriture se doit d’en tenir compte.
La Disparition du Général Proust,
dans son ensemble, essaie de prendre en compte l’ensemble de ces
contraintes où les récits se déploient dans des espaces différents, se
croisent, s’entrecroisent, se modifient, influent les uns sur les
autres en essayant cependant de tenir compte de l’espace, des
possibilités spécifiques des divers blogs sur lesquels s’affiche tel ou
tel de ses éléments. Les possibilités des blogs ne sont en effet pas
identiques : un tel est plus adapté à la photographie, un tel permet la
navigation par catégories, tel autre publie des statistiques, etc. Peu
d’entre eux — du moins dans le gratuit — offrent toutes les
possibilités. Cet espace virtuel est dynamique et en perpétuelle
reconfiguration.
Le Journal de Charlus
— qui est l'objet spécifique de ce blog — n'échappe pas à ces
contraintes qui ne peut être lu vraiment sans une navigation erratique
dans l'ensemble des blogs liés.