23/3/2006 - AleXi£.!
     
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Ça devait faire dix minutes que le réveil sonnait, et bien qu’elle l’entende,
Alexie ne se levait pas. « Ce n’est pas la peine, ce serait encore une mauvaise journée », se
disait elle. Mais le bruit agaçant s’arrêta et le soleil pénétra dans la chambre miteuse
malgré elle. « Réveille toi Alex, on est pas en avance, tu sais, il est 7h15 ». Alexie
obéit docilement, Malika avait raison, si elle continuait de dormir elles seraient en retard.
Gracieuse et élancée, Malika qui partageait la chambre avec Alexie depuis plus d’un an avait
tout d’une gazelle : de jolies yeux en amandes, un teint café au lait et un sourire magnifique.
Alexie lui disait souvent qu’elle aurait du être une princesse amazone en Afrique, mais sûrement
pas ici. A chaque fois elle haussait les épaules et souriait, elle s’était résigné depuis bien
longtemps à sa condition …
Alexie acheva de se réveiller avec une douche froide, elle n’avait d’ailleurs pas le
choix : le chauffe eau ne marchait plus dans les douches depuis bien longtemps. Nonchalamment
elle enfila un jean usé et un t-shirt d’une couleur devenue indéfinissable suite aux nombreuses
lessives. Sa tenue différenciait beaucoup d’avec celle de Malika qui avait mit une robe
jaune avec des imprimés de fleurs. A vrai dire ce n’était pas seulement sa tenue qui différait
d’avec celle de son amie, mais Alexie elle-même ne lui ressemblait pas du tout. Car si
Malika ressemblait à une gazelle, Alexie relevait plus du loup. Elle avait en effet, toujours
un air rebelle et agressif, des sourcils noirs et fournis, des cheveux auburn coupés courts
et son sourcil gauche était fendu d’une cicatrice qu’elle s’était faite en se battant.
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Malika et Alexie se dépêchaient de se rendre dans la salle à manger pour prendre leurs
petits-déjeuners. Malheureusement, Gary et Inès qui partageaient leur table ne leur avaient
laissé qu’un toast au beurre qu’elles durent partager.
Etant donné que c’était samedi personne n’avait classe, mais entre 7h et 9h30 toutes
les pensionnaires devait nettoyer l’orphelinat car le lendemain était le jour des adoptions.
Les pensionnaires qui avaient entre 15 et 17 ans étaient charger de nettoyer la salle de
réception, et c’est justement là qu’Alexie et Malika se rendaient en courant. A peine eurent
elles ouvert la lourde porte de la salle qu’une voix glaciale les apostropha :
- Savez vous l’heure qu’il est mademoiselles ?
Une femme au visage sec vêtu d’une robe de sœur et dont le cou supportait un lourd
crucifix au clinquant tapageur s’approchait des jeunes filles.
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