
En réalité, on a eu un seul véritable "bas" et beaucoup de "hauts". Ce "bas" a été très dur à vivre pour tous les deux mais a renforcé notre couple ! Je vous raconte, sans trop entrer dans les détails. Gaël avait de gros soucis professionnels et avait pour projet de monter son entreprise dans le sud de la France (à Narbonne, très exactement) avec des collègues à lui. Toutefois, dans sa tête, s'il montait son entreprise là-bas, nous n'aurions jamais le temps de nous voir. Conséquence : pour lui, si il y allait, c'était fini entre nous (mais qu'est-ce qui se passe dans leur tête ????). Conséquence de la conséquence : il ne voulait pas y aller. Conséquence de la conséquence de la conséquence : il était d'une humeur exécrable, ne parlait plus, ne riait plus... Pendant 15 jours, j'ai pris mon mal en patience, et j'ai essayé de dialoguer. Mais, il me rejettait, ne voulait pas parler et restait muré dans son silence. Autant vous avouer que j'étais vraiment à bout. Donc, un week-end, j'ai pris mes cliques et mes claques et je suis partie. Je lui ai dis que je le quittait et suis allée retrouver une copine. On a bien parlé et à la fin de la discussion, je savais que je ne pouvais pas me séparer de lui. Mais je n'allais pas revenir comme ça... Pendant cette conversation, Gaël n'a pas arrêté de m'appeller, il me suppliait de revenir, il avait compris qu'il avait déconné et n'avait pas agis de la bonne manière. Il me disait que j'étais la femme de sa vie, qu'il ne pouvait pas vivre sans moi. Il pleurait... Le fait de l'entendre pleurer a été le pire de tout car Gaël ne pleure jamais. Rien que de me souvenir de tout ça, j'ai le coeur serré... Je suis tout de même allée dormir chez mes parents pour être sûre de ma décision de revenir. J'avais très peur de rentrer pour les mauvaises raisons. J'ai beaucoup parlé à mes parents qui ont été formidables. Ils adorent Gaël mais m'ont dit : "Quoique tu décides, nous te soutiendront !". Ma petite soeur ne m'a pas cru quand je lui ai dis que j'étais partie. Plus tard, elle me dira :"C'était pas possible que vous vous sépariez...". Je suis allée me coucher, pour me remettre de toutes ces émotions. Le problème est que Gaël ne savait toujours pas que j'allais rentrer. Vers minuit, il m'a appelé, toujours en pleurs. Il me disait : "Je vais chez un copain, je n'arrive pas à dormir, pas à manger, je ne vais pas bien, il faut que je parle à quelqu'un". J'étais tout à fait d'accord avec lui, mais il avait l'air si triste que je lui ai dis : "Je reviens demain matin". Le lendemain matin, je me suis réveillée, et je suis allée tout droit à notre appartement. Il était réveillé. je l'ai pris dans mes bras et j'ai pleuré, pleuré... Il ne comprenait pas, mon Titange, mais il m'a rassuré. Puis, on a parlé. Je lui ai dis tout ce qui n'allait pas ces dernières semaines. Il a reconnu ses torts et a promis de s'améliorer... Au début, j'avais très peur qu'il ne tienne pas ses promesses. Il faut dire que je n'avais pas grand chose à lui reprocher. Je ne voulais pas qu'il s'enferme dans un silence comme il l'a fait. Depuis plus d'un an, je dois dire qu'il a tenu toutes ses promesses. Et finalement, notre "séparation" d'un jour n'a pas été une véritable séparation mais plutôt un électrochoc. Avec du recul, j'ai vraiment eu très peur de le perdre car pour moi, lorsque je suis partie, c'était définitif (je ne sais pas pourquoi). Ensuite, il m'a dit que j'avais été trop spontanée. Je pense que dans ma tête, à partir du moment où j'envisageais l'hypothèse de le quitter, c'était fini. Mais, il m'a reconquise... Je l'aime, mon Titange !!! (même s'il a un foutu caractère...) |