BlogHotel.orgAccueil | Créer un blog | Imprimer la page Imprimer | Blog hasard Au hasard | Chercher des blogs Rechercher | Entrer dans le chat du blog Chat | | Jeux Gratuits Jeux Gratuits | Adminitration et édition du Blog Manager



Des Livres et Nous

Accueil - Profil - Archives - Amis

Visite du château de Roger Martin du Gard

Posté le 6/10/2007 à 14:02 - 1 Commentaires - poster un commentaire - Lien

 

DES LIVRES ET NOUS

 

 

EN COURS DE REALISATION

 

 

 

 

Nous fêtons notre première bougie 

 

 

 

Quelle meilleure façon de s’imprégner de l’œuvre de Roger Martin du Gard que de s’approprier  les lieux où l’écrivain vécut et  travailla.

C’est donc au Château du Tertre à Serigny dans le Perche,  belle demeure de briques rouges et de pierres blanches,  que nous accueille chaleureusement Anne-Véronique de Coppet, la petite fille de l’écrivain  qui consacra plus de quarante ans de sa vie à l’écriture de cette œuvre monumentale, les Thibault, et qui a inspiré à Yannick Girouard le commentaire ci-dessous :

 

« L’enjeu éthique des Thibault, s’il y en a un qui l’emporte sur les autres, est de savoir dans quelle mesure dire équivaut à faire. C’est toujours l’obsession du romancier et de l’artiste, et c’est aussi celle de Jacques, dont le discours passionné finit par convaincre une assemblée de militants, le temps du moins d’une réunion, après quoi s’effondre notre orateur, trop lucide pour ne pas savoir qu’il s’est dépensé pour rien…. mais pas assez pour ne pas s’exalter juste avant son sacrifice final qui symbolise ainsi, de la façon la plus cruelle, après l’assassinat de Jaurès, l’échec du pacifisme militant et de l’internationalisme prolétarien face à la volonté guerrière des peuples, y compris des camarades révolutionnaires…

C’est aussi, dans une moindre mesure, le tourment d’Antoine, le médecin pour qui l’acte  professionnel et la recherche compensent la mauvaise conscience d’être héritier de l’ordre bourgeois.

      Les extraits choisis illustrent  le pacifisme désespéré de Roger Martin du Gard, sa lucidité politique, en particulier dans l’analyse des rapports de forces, les jours qui précèdent la Grande guerre, son art du récit, dans la façon de mettre en situation romanesque les discours politiques les plus ardus, et qui pourraient être rébarbatifs si l’on n’adoptait une curiosité intéressée d’historien - car c’est comme tel que Roger Martin du Gard, émule de Balzac, raconte l’été 14 ».

 

Cette vision  politique, aussi présente soit-elle,  n’occulte en rien  la dimension humaine des personnages avec leurs forces, leurs faiblesses, leurs doutes, leurs convictions comme  en  témoigne la lecture des  passages suivants dans le Salon de musique :

 

 

 

 

-         le retour dans leur famille  de Daniel et Jacques après une fugue à Marseille (Thibault I  Le cahier gris),

-         le départ de Rachel laissant Antoine désemparé (Thibault I  La belle saison), lecture suivie d’un lied de Mahler sur un poème de Friedrich Rückert),

-         l’entretien de l’abbé Vécard  avec le père Thibault mourant (Thibault II  La mort du père),

-         le dialogue des deux frères pour abréger les souffrances du père (Thibault II La mort du père),

-         l’assassinat de Jean Jaurès (Thibault III L’été 1914)

 

 

En toile de fond à ces lectures, le port de Marseille commandé par Roger Martin du Gard. D’autres  réalisations comme  l’aménagement  d’une ample  terrasse et d’un bassin d’eau dessiné par ses soins, la conception  d’un bélier hydraulique pour alimenter en eau le château… sont autant de témoignages de son attachement à  ces lieux.  

 

La présence de la petite fille de l’écrivain que nous remercions vivement pour  ses précieux  commentaires,  charge les  lieux d’émotion, notamment son bureau et sa bibliothèque  où semblent  résonner encore les propos qu’il pouvait échanger avec ses amis de la NRF André Gide, Jacques Copeau, Jean Schlumberger et les autres.

 

A l’initiative de cette sortie - 8 et 9 septembre 2007-  notre Présidente et amie Céline Willocq.

 

 Après avoir joui du privilège  d’une nuit au château du Tertre,   nous voici entraînés sur les terres du Perche dont elle est native : une promenade  autour de l’étang de la Herse aux eaux ferrugineuses,  dans  la forêt de Bellême avec son chêne vieux de 400 ans, sa fontaine romaine, sans oublier  les manoirs de La Moussetière, Maison-Maugis, Courboyer, Pontgirard et  le charmant village La Perrière.

 

 

 


Coups de coeur

Posté le 25/5/2007 à 23:05 - 0 Commentaires - poster un commentaire - Lien

 

 

 

Des livres et Nous  chez Céline jeudi 24 mai 2007 à 16 heures

Présents : Céline, Madeleine, Georges, Thérèse, Jean, Françoise, Claude, Dominique

 

Météo : 25°                                                                                                                      

Note fleurie : nous sommes installés sous la tonnelle au milieu des roses

 

 

NOS COUPS DE COEUR

 

Georges présente Moby Dick de Melville

Herman Melville, Moby Dick (1851)

 

 

        

 

         Ismaël, sans le sou, décide de s'engager comme marin. Avec son nouvel ami Queequeg, un Polynésien, il embarque sur un baleinier, le Pequod, dirigé par le capitaine Achab. Les voilà partis pour une campagne de trois ans sur tous les océans du monde. Les cales du navire se remplissent d'huile de baleine, mais il apparaît vite que le capitaine n'a qu'un but : trouver et tuer Moby Dick, le gigantesque cachalot blanc qui lui arraché la jambe quelques années plus tôt …

 

 

         Comme tous grands livres, Moby Dick permet une lecture sous plusieurs angles.

 

         Un palpitant roman d'aventures qui sait résister aux multiples et savantes digressions sur les baleines (scientifiques, littéraires, artistiques), aux analyses psychologiques et réflexions métaphysiques. Il pèse quand même 600 pages.

 

         Une métaphore navale des Etats-Unis, qui date pour le lecteur moderne. L'étude de la petite société, univers clos composé de multiples nationalités aux personnages inquiétants, des conflits et de l'ascendant satanique du capitaine sur ses hommes est magistralement menée.

 

         Une lecture biblique avec ses personnages aux noms tirés de l'Ancien Testament : Ismaël, Elie, Léviathan (Moby Dick), Achab, Rachel.

 

         Un roman métaphysique. Achab a cristallisé sur le cachalot ses angoisses. Il est un personnage prométhéen qui par vengeance veut la mort de Moby Dick. On n'attaque pas Leviathan, on ne s'en prend pas à Dieu. A l'inverse, Ismaël, porte parole de Melville, a compris que l'on ne peut se rebeller contre Dieu, percer les mystères du Cosmos "déchiffrer le terrible front chaldéen du cachalot". Il trouve sa voie et son sauvetage spirituel et physique dans l'amour du prochain.

 

         Incontournable monument de la littérature !

 

 

  • "Moby Dick" en BD : la verve de Jean Rouaud et les couleurs de Denis Deprez

"C'est le diable, il nous mène en enfer" L'enfer imaginé pa Denis Deprez ressemble à un pays des merveilles.... suspense et frissons en prime. Chaque image -portrait, marine- est un tableau qui suspend le temps, impose sa magie. Le jeune illustrateur peint la tourmente des âmes, la noirceur des océans. Il joue sur les ombres du récit, les non-dits, les peurs, les mystères, les folies. Maître de la couleur, Deprez ouvre cet album sur des sanguines qui, de page en page, se marient au bleu, au gris et voguent vers des camaïeux danTesques. On a beau connaître l'histoire de Moby Dick depuis l'enfance, on reste ébahi. Quant à ceux qui ne connaissent pas le roman de Herman Melville, cette BD est une formidable mise en bouche. Avec Jean Rouaud au scénario, c'est tout l'art de conter une histoire qui éclate. L'écrivain part à l'aventure avec des personnages qui sont désormais les siens et ose des perspectives narratives inattendues. Les docks, les rafiots, la mer déchaînée, les matelots -gueules patibulaires ou regards innocents-, et Achab, terrifiant capitaine à la douleur sourde... Tout et tous, dans ce Moby Dick  respirent l'esprit de la littérature, cette prodigieuse aventure ! 

(Article de Martine LAVAL transmis par Georges)

 

 

        

Jean a découvert Anita Brookner

Ecrivain anglais,  née en 1928 : livres intimistes qui dépeignent la médiocrité quotidienne, la solitude. Peu de personages mais très attachants car joliment fouillés.

Elle obtient le prix Booker Prize en 1984 avec "Hôtel du Lac" 

Les brumes du lac, un hôtel bon chic bon genre au bord du lac, l'eau grise, quelques clients plutôt riches échoués là par désoeuvrement. Une fin de saison...

 

Françoise nous invite à découvrir des auteurs hongrois :  Sandor Marai, avec son livre "Divorce à Buda" et Magda Zasbo "La porte" : roman de la bourgeoisie hongroise fondatrice de la Hongrie moderne. Oeuvre d'une grande subtilité qui évoque un monde en crise, mais aussi de façon poignante, l'ambivalence des sentiments et l'illusion tragique de l'amour total.

 

Un extrait du roman de Régine Detambel "Le jardin clos" lu par Céline qui apprécie particulièrement son style

Si vous voulez la découvrir à travers un -petit livre- lisez "Eloge de la peau".

 

 


« Précédent :: Suivant »


Blog suivant >> Signaler un abus?Haut de page