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RembrandtPosté le 26/1/2007 à 10:13 sur Peinture - poster un commentaire
Réunion du 25 JANVIER 2007
Présents : Céline, Georges, Jean, Yannick, Thérèse, Madeleine, Magali
Notre réunion a eu lieu à : La librairie La Gradiva 7-9 passage des Deux Portes 78 - VERSAILLES Un lieu charmant avec un accueil agréable, des conseils de lectures autour d'ouvrages de qualité : art, littérature, poésies, romans... et des animations culturelles.
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Rembrandt a peint La compagnie de milice du capitaine Frans Banning Cocq entre 1640 et 1642, il est au summum : gloire, fortune et amour ; Saskia Uylemburgle, son épouse, meurt l'année suivante, les difficultés financières ne vont pas tarder. Quand la toile a été retrouvée au XVIIIe siècle, elle était si sombre et abîmée qu'on aurait cru à une scène nocturne, elle fut donc surnommée Ronde de nuit. En la nettoyant, on s'aperçut qu'il s'agissait en fait d'un groupe de mousquetaires quittant l'ombre d'une cour et s'avançant dans la lumière du jour. Le tableau a été commandé par les mousquetaires de la milice civile. Il choisit de montrer la milice alors qu'elle se prépare à partir en mission. On ne sait d'ailleurs pas laquelle, s'agit-il d'une simple patrouille ou d'un événement particulier ? ... Toutefois, le choix par Rembrandt du clair-obscur, semble lui avoir été imposé par le calvinisme qui condamnait, comme immorales, les couleurs porteuses de fard, d'artifice, d'illusions. ...(Georges)
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"....le génie de Rembrandt est au contraire d'avoir réussi la gageure de graver un Christ qui souffre mais qui en même temps illumine les ténèbres ambiants à un point tel que sa divinité embrase la scène. Le Christ de Rembrandt exprime une souffrance atroce. Son visage est crispé, déformé par la douleur. L'examen attentif de ce visage inspire la compassion même pour le non croyant. On a réellement l'image d'un supplicié et toute l'horreur, le caractère insuportable de la souffrance, de la douleur ressortent de cette représentation... il est sur le point d'expirer mais la lumière radieuse qui l'éclaire, évident symbole de divinité est en même temps une promesse de salut... La seule présence aux côtés du Christ de celui à qui il vient d'annoncer le paradis n'est certainement pas fortuite et participe à l'évidence de ce message d'espérance. Message d'autant plus nécessaire que les autres protagonistes de la scène sont littéalement tétanisés par la peur, terrorisés par l'évènement exceptionnel qui se présente sous leurs yeux.
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Le retour de l'enfant prodigue "Cet homme (Dieu le père) s'est usé les yeux à son métier de père. Il est aveugle ou presque. Car c'est bien lui le père qui a pleuré le plus..Le fils attendait un juge, il découvre un père..Tout se joue sous le regard et dans le blanc vol doré de deux mains posées comme un manteau sur de maigres épaules..mains lumineuses tendres et fortes comme est l'amour de l'homme et de la femme. L'une longue et fine celle de la fiancée juive, l'autre s'arc- boute, dans sa meurtrissure comme celle de Rembrandt. Il sait qu'il faut misère pour avoir coeur... Extrait de Paul Baudiquey (Céline)
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Titus, Quelle tendresse maternelle dans ce portrait peint en 1655. Tu as alors 14 ans. Mons coeur de mère se serre devant ce visage grave et doux, illuminé de l'intérieur par les coups de pinceaux de ton génie de père.
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De l'aveuglement au regard intérieur dans l'oeuvre de Rembrandt
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Rembrandt nous réunit. Je me suis extasiée devant Le retour de l'enfant prodigue à Leningrad (aujourd'hui Saint-Petersbourg) La fiancée juive à Amsterdam, le philosophe au Louvre ; j'ai vu plusieurs expositions bouleversantes consacrées à ses dessins. Je pensais qu'avec une reproduction comme support je pourrais laisser courir mon stylo sur la page et ainsi vous lire ma copie. Rien, la page reste blanche : il est vrai que l'épaisseur de la peinture qui donne du relief aux vêtements, du chatoiement aux étoffes n'est plus. Où vais-je trouver l'inspiration ? Hier, au coeur de Versailles, sous un porche : une femme allongée dans un sac de couchage sombre. Une toque noire lui couvre les cheveux ; son manteau aussi est noir.Seuls se découpent son visage pâle et ses mains qui tiennent une cigarette. Un peu de chaleur ! une soixantaine d'années. De petites lunettes cerclées. Deux grandes poubelles la "protègent" du vent, des regards... Cette vieille dame me plonge dans l'univers de Rembrandt : ces regards pénétrants qui inspirent tant de compassion, ces rides qui courent sur le visage de sa mère, les dos courbés de ses mendiants, les mains Ah ! ces mains qui vous parlent : celle du vieillard agrippé au fauteuil, cette paire de mains qui serre une canne, les deux mains de ce père qu'il pose avec tendresse sur les épaules de ce fils retrouvé, l'ombre sur le mur du poing menaçant de Samson vers son beau-père... Comment aurait-il peint ou dessiné cette dame ? Nul doute qu'il se serait emparé de son âme pour traduire son désarroi, sa solitude, sa désolation... Rembrandt, le peintre de l'humanité. (Thérèse)
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