|
Samedi 30 juillet
Je savoure pleinement mon week-end liberté.
Après avoir profité des soldes en compagnie (de la carte bleue) de ma mère, je me suis proposée à moi-même une pause lecture dans un grand parc de la ville.
L’après-midi venait de commencer. Le soleil culminait et j’eu un mal fou à trouver un endroit à l’ombre.
Je m’installe donc sous un arbre, entamant la lecture de mon livre actuel « Geisha ».
C’est au bout d’une heure qu’un jeune fraîchement installé sur ma droite, jugea bon de passer à l’action, avec une approche dés plus basique : « Excusez moi, vous savez ou est ce qu’on peu acheter un sandwich par ici ? »
Après lui avoir conseillé la cabane à frite du parc et un snack situé dans une galerie marchande non loin, celui-ci me demanda si cela me dérangeais qu’il se joigne à moi.
Je l’observai brièvement. Il n’est pas de mon gout mais n’est pas repoussant non plus. Point positif, il n’a pas l’air relou. J’accepte donc, et il vient s’installer prés de moi avec son sac et son bouquin.
J’apprends qu’il se prénomme « Monk » (Pour lui ce sera Monk son surnom), qu’il a passé son CAPES pour devenir prof d’anglais. Que son père est italien, sa mère anglaise, et qu’il est originaire de Paris (J’attire les parisiens). Qu’il a vécu 3 ans sur Toulouse, et qu’actuellement il « squatte » chez un couple d’amis.
Nous discutons politique, écologie, voyage, Inde et Afrique, Société de consommation Taxe et j’en passe.
Je me dis qu’il est cultivé mais qu’il parle beaucoup, et fort surtout (serait ce ses origines Italienne ?). Puis il me propose d’aller boire un verre, me laissant libre choix dans le lieu.
Je l’amène au Sherpa, bar à thé d’une petite rue que j’apprécie beaucoup. Nous y dégustons un thé « saveur d’Orient ». De ce lieu, nous développons un peu plus notre enfance et abordons plusieurs côtés psychologiques, comme par exemple les répercutions de l’éducation ou d’une séparation sur un enfant…
Nous fûmes un instant coupé par mon téléphone, grande surprise… PeuRDeRieN m’appel en plein week-end, je crois rêver. Il ne reste que quelques instants. Il voulait juste me faire un coucou.
Et puis les choses commencent à se « gâter » pour moi. Mais je feins de l’ignorer.
Monk se décide… « Ca te dis de bouger dans l’appart de mes potes… boire un coup »
Ben pourquoi ? Il te plaît pas mon bar à thé : p
Je voulais répondre par un simple sourire, mais je m’entendis dire un : « Ok pas de soucis ».
Vu son style « étudiant rebel » et la façon dont il me parlait de ses potes je m’attendais à tomber sur un appart façon squatte. A ma grande surprise, la porte s’ouvre sur un charmant T3, une déco simple mais plutôt classe.
Je jette un rapide coup d’œil allant tour et je vois les visages du petit couple encadré au dessus d’un meuble dvd.
Dans la minute qui suis, je file sur le balcon m’allumer une cigarette, et c’est ce moment que choisi Monk pour lancer l’attaque.
Discrètement il rapproche sa chaise de la mienne, formant ainsi un cercle avec ses grandes jambes. Il posa un bras sur la table et l’autre contre l’appui de ma chaise, j’étais « encerclé ».
Il me fixa d’un regard qui en disait long, approcha son visage du mien.
A cet instant je me disais encore –Non il ne va pas oser, nooon…siiii !!
Et il osa, il entrouvrit ses lèvres et glissa sa langue gluante dans ma bouche.
L’alarme interne résonne. Réagis K !!
-« Oula garçon, c’est que tu vas vite en besogne. »
-« Tu trouves ? » me répondis t-il l’air coquin, s’apprêtant à me ré embrasser
-« Oui je trouve oui. »
Tout en disant cela je posais déjà ma main sur sa joue. Pas pour le gifler non, juste une caresse. Son second baiser avait déjà eu plus d’impacte que le premier. Et voila que c’est moi qui lance l’attaque du prochain.
Un baiser plus soutenu, plus long, avec un rapprochement et un léger ossement d’épaule.
Je me laisse apprivoiser. Après tout si ce jeune homme qui me mange du regard et prés à me donner du plaisir, je serai bien bête de refuser. D’autant plus que si nos ébats sont identiques aux promesses que me font ses yeux, la nuit risque d’être longue.
Je me laisse donc embrasser, comme un chat qui se laisserai caresser par son maître, ne ronronnant pas encore, mais ayant déjà les yeux mi-clos.
Les murs ont des oreilles et les voisins des yeux.
Les bisous se faisant plus insistants, nous décidâmes de nous éclipser à l’intérieur de l’appartement.
Le canapé nous accueilla donc. J’ai connu plus confortable, mais au moins, le fait de n’être pas à mon aise sur ce sofa me permis de « tenir » un peu plus longtemps.
Monk devait être aussi inconfortablement installé que moi, car il ne tarda pas à me prendre dans ses bras pour me relever. Bouche contre bouche, peau contre peau, il me fît reculer pas à pas jusqu'à pénétrer dans la chambre, et me coucha tout en douceur sur le lit.
De mémoire de demoiselle, je n’ai jamais vu un homme me câliner autant, avoir ce regard si rêveur en le posant sur moi. Quand il me regardait, qu’il m’effleurait, j’avais l’impression d’être un ange.
Il me murmurait des choses à l’oreille. Se voulant rassurant. Je trouvais cela étrange d’être aussi à l’aise après un mois de rupture d’une relation qui avait durée 8 ans, et je lui confiai. Je lui dis également en toute sincérité, que j’étais quelques peu gênée de me retrouver dans son lit quelques heures après notre rencontre, et j’avais peur que tout ceci sois mal interprété par lui (cette dernière partie de phrase était déjà beaucoup moins sincère car en vérité je me foutais éperdument de son opinion).
L’heure tournait et je venais déjà de rater mon dernier bus, no problem, nous avons du temps, il me reste encore le métro jusqu'à 2heures du matin.
Je m’amusais de faire la mijaurée, en sachant très bien qu’au fond de moi, je n’attendais qu’une chose, qu’il me croque.
Je m’amusais également du mal qu’il se donnait pour se contenir. Je sentais durcir sous son pantalon et je me régalais d’en rajouter une couche. Un petit déhanché par ci, une caresse par là, une trainée d’ongle, un bisou, un soupir dans l’oreille. Ses yeux roulés comme des billes, il se mordait les lèvres, il ne respirait plus, il haletait. Il était au summum de l’excitation.
Moi je jubilais, fier de mon effet.
Même si l’envie qu’il me croque était forte, l’envie de me faire désirée et de sentir son regard chaque minutes, plus insistant encore me rendais dingue.
C’est donc tout naturellement que je lui ai imposé une pause cigarette. Il fut très surpris mais ce que je trouve très drôle, c’est que le pauvre garçon n’osa rien me dire. Il se leva tant bien que mal, déçu et un peu déboussolé. Il m’aurait mangé dans la main. Il ne cessait de me dire qu’il me trouvait très belle, que les courbes de mon corps étaient pure magie et que j’avais un côté félin en moi.
Lui lançant quelques œillades, je me gargarisais de ses compliments (ou de ses flatteries, mais qu’importe), et c’est vraiment à cet instant que je me suis dis « K celui-ci tu ne le lâcheras pas tant que tu n’auras pas pris ton pied ».
Sacré paris. Et pourtant j’étais ultra confiante.
Bien entendu certains diront, il te passe de la crème juste pour que tu finisses dans son lit.
C’est vrai possible, bien que je crois qu’il était vraiment sous le charme (sans vantardise), de plus si il voulait que je finisse dans son lit, c’était aussi mon but, mais je voulais le chauffer à blanc de manière à ce qu’il me donne le maximum.
Après la pause cigarette, il n’en pouvait plus de me caresser, de soupirer, de gémir. Je trouvais cela limite pathétique, et je ne pu me retenir de lâcher une grimace lorsqu’il me prit dans ses bras.
De retour dans la chambre, je l’autorisai à m’enlever ma tunique ainsi que mon soutien gorge, et à m’embrasser la poitrine… Sur le cou j’ai pris peur. J’ai cru qu’il n’avait jamais eu de femme entre ses mains tellement il s’y prenait mal. Lui qui avait était si calinou, presque bisounours depuis le début, avait la gauche attitude. Arf je rageais, me consolant en me disant que la suite serait mieux.
MAIS MEME PAS !!!!
Je le laissai décider pour la première position. Il me demanda d’un air timide de me mettre sur lui (en amazone). J’obtempère, mais visiblement je fus trop brutale pour lui. Monk était dans un état…un tronc d’arbre…Je n’eu pas besoin de me servir de mes mains. Je m’assis d’abord sur son ventre, puis doucement je descendis, jusqu'à sentir ce contact chaud humide entre mes cuisses. Ni une ni deux, je décolle mes seins de son torse. Me tiens droite sur lui et commence un léger vas et viens, que j’accélérai je l’avoue peut-être un peu vite. J’ai cru qu’il allait me crever dans les bras. En 30 secondes c’était bouclé. Je n’en revenais pas et je ne pu retenir un –« Déjà ?» rempli de déception.
-« Je suis désolé, ça n’arrive pas d’habitude, tu me fais trop d’effet et puis il y a la fatigue »
Blablabla bon très sincèrement je pouvais comprendre, une fois comme ça en passant. Je lui dis en souriant que j’étais prés à lui pardonner s’il se rattrapait prestement.
-« C’est que…j’avais plus qu’un préso ! »
-« Tu plaisantes ?! »
-« Non du tout, au pire on peu toujours aller à la sortie du métro, il y a une pharmacie et… »
Il recommença une fois de plus, et ce n’est qu’à la troisième tentative qu’il commença à gérer son excitation.
Nous avons fini par nous endormir dans ce lit, lui complètement mort, moi difficilement car remplie de déception face à cette nuit, et un soupçon de dégout pour moi.
Le lendemain, je n’eu aucun mal à partir de cet appartement, j’aurai souhaité effacer de ma mémoire cette nuit quelque peu pitoyable il faut l’admettre.
Monk, que j’avais envie d’appeler Bisounous Pot De Colle, n’avait de cesse de me réclamer des bisous… Je trouvais ça détestable, on aurait dit un gosse de 7 ans, avec cette intonnation de voix qu’il prenait pour me faire fondre (Ca marche trop bien avec les filles me disait-il) et qui ne lui donnait que l’air crétin.
Sur le chemin du retour, je le laissé parler, je ne fit même pas l’effort de lui répondre, de lui lacher un sourire. J’étais déjà ailleurs dans ma tête.

|