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24/7/2007 - PouR M. R

Tu es revenu me voir

Comme un cheveu sur la soupe.

Et ce retour inattendu m’a chamboulé.

 

Je suis heureuse que tu réapparaisses, parce que je me dis que si tu es là c’est parce que tu ne m’as pas oublié, et si tu ne m’as pas oublié c’est que je suis, j’existe dans ton histoire. En bien ou en mal, je t’ai marqué. Je ne suis pas quelconque.

Mais je suis en colère aussi, parce que tu m’as laissé, je t’en veux de cette absence, de ce vide que tu as créé.

Souvent j’ai revu tes phrases, tes questions défilées dans mes yeux clos le soir, souvent j’ai entendu ta voix dans des silences, et longtemps, très longtemps je t’ai imaginé, modelé, fantasmé, détesté, violenté, aimé, crié…

Oui crié. Un soir dans mon lit, je pensais à toi, à ce que tu m’avais dis lors de nos premiers dials, à savoir, que je devais te parler en toute sincérité et qu’en échange tu essaierais de m’aider. J’ai toujours voulu croire à ça, mais comment parler en toute sincérité à quelqu’un qui cache tout de lui. C’est étrange. Je ne suis pas à l’aise dans « le sens unique ». Montrer mes faiblesses, ma fragilité est dangereux et peut détruire la dignité qui est en moi. Je m’expose au désir de l’autre, à sa haine possible. Mieux vaut tout garder, au moins on ne peu pas utiliser mes pensées contre moi voilà ce que je me dis… En même temps si j’avais confiance et que je parlais librement, sans mentir, sans « faire » la conne (on ne « fait » pas le con, on est con ..disais je ne sais plus qui), je pense que cela serait fabuleux, comme se laisser tomber dans un bain chaud, se relacher complétement…oui ça dois vraiment être merveilleux. Mais c’est impossible.

Ce soir là donc, tu étais dans ma tête et je ne te supportais plus. Je pensais prendre un stylo pour écrire mon enervement, ou allumer le pc, pour pianoter les même choses. Et tu sais ce que j’ai fait à la place ? J’ai ouvert la fenêtre de ma chambre et j’ai crié… non j’ai hurlé un monstrueux « FOU MOI LA PAIX ! » qui a ricoché sur les maisons du voisinage.

Ça m’a soulagé, ça m’a même fait rire quelques minutes, mais ça ne m’a pas empéché de repenser à tout ça. Toutes ces paroles, ces mots, ces questions, ces (non) actes.

 

 

mardi 17 juillet 2007 23 :10

Pour une fois, je pense avoir était sincére du début à la fin.

Je n’attends pas de retour, je ne suis pas naïve à ce point

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