BlogHotel.orgAccueil | Créer un blog | Imprimer la page Imprimer | Blog hasard Au hasard | Chercher des blogs Rechercher | Entrer dans le chat du blog Chat | | Jeux Jeux | Adminitration et édition du Blog Manager



MALROUVE de Ludovic Careau


Roman/blog fantastique, écrit au fil du temps, entre imaginaire et réalité, entre rêve et cauchemar... Pour tous ceux qui aiment lire !

Accueil | Mon Profil | Archives | Amis

Malrouve I, chapitre 10

Posté à 16:48 le 4/7/2009

Etrange apparition que celle de cette petite fille !

Ce fut par une nuit pluvieuse et venteuse qu'Eugénie fit l'incroyable découverte.

C'était en mars, vers les 2 heures. Elle n'arrivait pas à trouver le sommeil. La maison, comme elle le disait dans ses lignes, ne cessait d'être bruyante.

Elle y confessait qu'à cet instant, elle eut comme une intuition. Ou, peut-être, avait-elle entendu cette petite voix chuchotée qui parcourait les longs couloirs endormis et obscurs ? Cette voix mélodieuse qui lui intimait de venir vers elle...

Cette voix d'enfant, asexuée, qui la poussait à s'extraire de son lit, à enfiler une chemise de nuit et à déambuler, pieds nus, dans l'immensité d'un manoir quasi-déserté.

Elle descendit le grand escalier de bois jusqu'au rez-de-chaussée, jusque dans le grand hall...

Elle ne savait pas de quelle façon elle se retrouva alors dans les ténèbres d'un cellier humide, empli de courants d'air. Mais elle se souvenait parfaitement qu'elle ne ressentait ni la peur ni ce froid pourtant si pénétrant...

Ce cellier qu'elle décrit comme la seule relique, l'unique vestige d'une très ancienne histoire était en vérité, une pièce qu'elle n'aimait guère et où elle ne s'attardait que pour y choisir avec un soin particulier un grand millésime, lors de dîners prestigieux et autres grandes occasions.

A ses yeux, cet endroit était sinistre, bas de plafond, habité par les blattes, les rats, les araignées et les nids de poussière. Une pièce sertie de colonnes épaisses et de voûtes romanes qui n'aspirait qu'à la morosité.

Ce fut non loin d'un puits scellé depuis des lustres, situé au centre de cette pièce, qu'elle vit pour la toute première fois, cette fragile petite chose, tremblante et sanglottante, prostrée entre deux piliers, le visage caché par ses genoux recroquevillés. Une fillette nue et crasseuse qui semblait effarouchée. Que faisait-elle ici ? Comment était-elle entrée ? qui était-elle ? Tant de questions que madame Malrouve préférait éluder rapidement, aveuglée par le secret espoir de pouvoir la réconforter et peut-être, l'espérait-elle, bien plus encore.

Poster un Commentaire!



<- Précédent | Suivant ->


Blog suivant >> Signaler un abus?Haut de page