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La domination féminine ou l'hystérocratie

4/10/2008 - • Sommaire et liens des articles

Repères entre les hommes et les femmes. A qui profite la confusion des sexes? Libération de la femme et consommation?   Autorité et phallus. La loi et le père.

 

LA DOMINATION FEMININE  OU L'HYSTEROCRATIE

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6/9/2008 - Matérialisme et principe féminin: 

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1/05/2007   La société de consommation comme Oedipe sans Père: 

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7/4/2008  23:20 Mai 68: destruction de l'image du père, pour le triomphe de la consommation 

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 25/1/2008 23:38 Le génocide masculin!

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  16/11/2007 12:44  L'impérialisme féminin et l'hystérocratie

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  2/11/2007 02:04  Pourquoi notre système n'impose plus de limite?

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  28/10/2007 22:34  « Mèreversion » et néo-sujet

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  18/10/2007 20:55  La place de l'homme? 

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  28/9/2007 20:48 A quoi ressemble l'homme idéal...

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 25/9/2007 20:47 Aux sources du pédagogisme: le formatage du consommateur http://www.bloghotel.org/auto23652/77686/  

 

  22/9/2007 13:27  l'homme savamment domestiqué

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  14/9/2007 20:22  Enfants-roi, quand les pères capitulent...

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 5/9/2007 21:44 Hystérocratie et enfant roi

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 9/8/2007 21:22 La femme chez C.G. Jung

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 7/8/2007 18:28 Hystérie perverse

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  18/8/2008 21:05  Répartition des sexes et courbes de Gauss : la loi des genres.

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  8/7/2007 21:37  Les femmes au pouvoir... La démission du chef de cabinet de Dati!

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8/7/2007 21:36 Matriarcat, féminisation des hommes et infantilisation des foules

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  8/7/2007 21:07  Les femmes au pouvoir et l'hystérocratie...

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  4/7/2007 21:10 La MAYA: l'aspect négatif de l'éternel féminin.

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  6/5/2007 21:20 Elections présidentielles et sexisme

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  1/5/2007 22:33  La queue et la chatte (hystérie)

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  1/5/2007 22:16  La suprématie des femmes

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  1/5/2007 21:56  La femme et la pornographie

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La femme est l'avenir de l'homme

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6/9/2008 - Matérialisme et principe féminin

Posté sur symbolisme

Repères entre les hommes et les femmes.

A qui profite la confusion des sexes?

Libération de la femme et consommation?

Autorité et phallus.

La loi et le père.

 

Le matérialisme et la féminisation

 

 

Des quatre éléments symboliques, la terre, l'eau, l'air et le feu, deux sont féminins et deux sont masculins. La terre et l'eau caractérisent la fécondité et la gestion naturelle de la nature. Si l'air et le feu participent aussi à cette nature c'est de façon moins visible. De même si l'idéalisme se rapproche de l'air et du feu, on ne peut nier que le matérialisme est plus proche de la terre et de l'eau. Mais voyons d'abord ce que l'on entend par matérialisme et idéalisme et quelles pourraient être les conséquences d'un bouleversement symbolique en regardant ce qui se passe dans les sociétés éthologiques, et particulièrement les insectes, les plus proches de la terre... 

 

Le matérialisme prend uniquement le matériel comme socle du savoir et de la connaissance, en ayant comme paysage de fond l’efficacité et la rentabilité. Cependant première remarque, le langage s’enracinant dans les symboles, le matérialisme dans son objectivité est dés le départ mal à l’aise avec  le support qu'il utilise, qui est la langue, à défaut de pouvoir utiliser un autre, disons plus objectif ...  Dans cette quête d'une réalité palpable qui lui échappe déjà dans les mots, le matérialisme part en déconfiture dans les théories physiques particulaires qui lui font, il faut le dire, de véritables pieds de nez et où il semble manquer un peu d'air! Mais voyons un peu sa généalogie et ses conséquences dans cette absence de visibilité qui caractérise la société de consommation et le capitalisme.

 

Le terme revient à Leibniz chez qui on le retrouve, en 1702. Avant lui, dans l'Antiquité, les premiers à se revendiquer, de cette approche, sont les  mécanistes avec Héraclite, Démocrite, Diogène, Epicure et Lucrèce. On a souvent réduit  le matérialisme des philosophes de l'Antiquité à  la continuité de la matière et  bien avant l’heure à l’hypothèse de l’atome. Cependant avec Diogène et  Laërce, on est tout de même étonné de voir que les philosophes  matérialistes de l'Antiquité sont surtout préoccupés d'éthique… Dés le départ ce courant de pensée utilise la seule matière et le seul réel, pour la connaissance et  le savoir. Il n’y a donc que la matière et tout doit être expliqué par elle, si ce n’est aujourd’hui, du moins dans le futur. Ici se trouve la base fondamentale du matérialisme. Pour Platon, les stoïciens et les pères de l'Église chrétienne, sans oublier Kant et Hegel,  la vérité se trouve, par elle-même, en dehors de la matière et de ce qui est visible, on l’atteint par la pensée et par l’esprit. On peut d’ailleurs rattacher Einstein à ce courant de pensée,  « l’Univers m’apparaît comme une pensée », écrivait-il, ou encore « Dieu ne joue pas aux dés », renvoyant élégamment le hasard, à une signification plus restreinte.  Cette approche est  spirituelle dans son sens le moins réducteur. Le monde matériel n’est qu’une représentation imparfaite de la vérité qui le soutient. Par opposition aux matérialistes, ce courant de pensé s’appelle l’idéalisme.  La différence est de taille. Cependant, il faut le noter,  plus on remonte dans la physique particulaire, et plus la « matière » se dématérialise et  prend des structures plus proche de la pensée. Jusqu’où se dématérialise-t-elle... Se pourrait-il que se soit jusqu'à la Pensée, elle même?

Les conséquences du matérialisme sur le paradigme de la  civilisation actuelle sont considérables. En effet  la vérité se limite, en raison d’une certaine lenteur du progrès technique, aux  dernières innovations, mais surtout dans leurs derniers maquillages commerciaux. Cette quête a été accentuée, dans les générations montantes,  en raison des pédagogies qui ont été mises en place dans les années soixante dix et qui ont privilégiées les seules réalités observables, en minimisant ou en discréditant toute autre approche.

 

Mais le matérialisme fait aussi dans l'éthique, voyons un peu ce que l'on entend par  matérialisme éthique.

 Il  ramène la question de la  morale, elle-même, entièrement au matériel. Pour lui, rien n'est transcendant ou universel. Tout est culturel et lié à l'espèce. Là aussi, aucune piste n’est donnée sur la nature des archétypes.  A noter ici et ceci est un élément déterminant de mon hypothèse que le matérialisme pourrait revenir, en psychanalyse, à un retour in utero. Probablement par peur de s’égarer, ou par souci d’efficacité et de rentabilité…. L’éthique s’étudie alors comme la matière.

 Les valeurs éthiques sont ainsi ramenées uniquement aux contextes, des histoires individuelles et collectives. Effectivement si l'histoire est issue du discours du père, la réalité ramène à la mère qui accouche et qui allaite, élément beaucoup plus tangible. L’histoire n'a pas d'existence "en soi", à la manière de la paternité qui est récit, foi, interprétation et sens... Dans la culture occidentale, tout phénomène extérieur à la mère et au féminin, tend à être considéré, maintenant,  comme délire conjoncturel du père ou du masculin.  Conséquence pour le matérialisme, il n'y a donc pas d'universalisme en matière d’éthique,  puisqu'il peut y avoir plusieurs pères possibles par rapport à  une seule mère, la matière... Spinoza et Nietzsche essaieront d’échapper au relativisme en s’accrochant tant bien que mal à des valeurs plus ou moins sociales. Nous trouvons là un discours, cherchant à justifier inconsciemment le père, mais jamais dit comme tel. Dans le matérialisme, c’est l’homo sapiens qui est à l’origine de la morale et par conséquent en dessus. C’est un retour à la seule réalité palpable comme l’est  l'enfantement par la mère, le discours du père étant effectivement moins palpable que la réalité de la grossesse...Cette façon de penser est en contradiction avec la pensée idéaliste et la pensée religieuse chrétienne pour lesquelles le bien est indépendant de la matière et la précède, comme le père ne peut que précéder la grossesse. C’est ici que se trouve la différence essentielle entre l’idéalisme et le matérialisme. Cette différence est de taille puisque le matérialisme ramène l’homo sapiens à sa seule responsabilité personnelle, et bien sûr, va éviter la question du libre arbitre, le soumettant à un certain déterminisme qu’il aura soin de ne pas étendre à l’univers tout entier…

 

Dans le matérialisme  scientifique, la pensée est réduite aux  faits purement matériels. Le savoir  repose toujours sur l’expérience matérielle, avec un trio incontournable, expérience, observation et théorie. L’expérience valide ou non la  théorie, comme la réalité de l'enfantement, renvoi le discours du père au domaine du  vérifiable pour sa paternité… Je ne critique pas la méthode scientifique expérimentale, mais l’utilisation réductrice qui en est faite, souvent par extrapolation, dans des domaines qui lui échappent.

 

Vulgairement dans son application actuelle, le matérialisme est entendu dans le sens de  jouissance des biens matériels, des  valeurs monétaires et des plaisirs matériels, dans une attitude d'infantilisation généralisée, renvoyant et enfermant toute spéculation dans le domaine matériel. Possession et accumulation de biens à la mode sont la caractéristique des  personnes "matérialistes". Dans l’art, le matérialisme évite de donner aux choses, une représentation idéale...

 Le "matérialisme culturel" aboutit à une déstructuration de la société et à la suppression de toute transcendance pour déboucher sur la seule production et consommation et à son seul système de communication, comme "élément de culture" ou plutôt " d'économie culturelle". Pour des raisons d’efficacité et de rentabilité, il s'attaque alors aux différences  du masculin et du féminin, en niant ou en  minimisant toutes  leurs caractéristiques  physiques,  psychiques et sexuelles , pour finalement détruire le patriarcat en le traitant comme un autre élément culturel. D’une façon générale, en s'attachant à la seule réalité palpable, il renvoie effectivement de façon irréductible à la mère, rendant suspect et à vérifier tout discours du père. En s'attachant à la seule réalité matérielle, il porte une emphase sur le désir et sa satisfaction, dans une mère non dépassée, un désir non sublimé au nom d'une réalité matérielle non dé passable, engendrant une  infantilisant de  toute la société et ainsi une consécration de la  consommation dans sa matérialité, retour et renvoi non visible à la fusion avec la mère. C’est la fin de l’histoire, de la littérature, de la culture, de l’art, au profit de l’organisation matérielle, dans une société qui se rapproche de la ruche et où les seuls enjeux seront l’organisation et la production du  « miel » et le renouvellement des ouvrières, avec dans ce modèle éthologique, une domination évidente et totale du principe féminin dans la reine, et où le rôle de l’homme  est réduit, à celui de géniteur, mais aussi, en quelque sorte, de parasite inutile! A noter que l’essaim autour de la reine est un magnifique exemple éthologique de tentative de fusion avec la mère.

La constatation, c’est qu’il n’est laissé actuellement, aucune alternative ou porte de sortie, en raison de l’absence totale de visibilité, la panne d’idéologie, et une descente vertgineuse dans le miroir de la matière. Effectivement, à ce stade de la consommation,  de la production mais surtout du capitalisme, l’éducation n’est plus  possible, rendant la transmission culturelle elle-aussi impossible ! Education étymologiquement voulant dire » conduire hors de »… La formation et le formatage sont de mises comme dans la ruche ! Il ne s’agit plus d’orienter le savoir et de le guider, ce qui fut un puissant moteur de civilisation, mais de produire, de gérer et de contrôler. Avec le matérialisme comme idéologie par définition non dé passable, le principe féminin s’imposera et dominera, comme élément déterminant de l’organisation sociale, comme chez les abeilles !

 

 

Annexe 1 : Une société bien organisée…

Les faux bourdons appelés abeillauds sont des abeilles mâles. Plusieurs centaines de mâles sont présents dans le nid d’avril à septembre, condamnés à rester inactifs. Ils passent pour paresseux car ils sont incapables de se nourrir eux-mêmes. Ils sont gavés par les ouvrières. De plus ils ne protègent même pas la colonie puisqu’ils ne savent pas piquer, leur seul rôle est de féconder la reine. Une dizaine seulement y parviendront et en mourront comme c’est souvent le cas chez les insectes, bien organisés... Tous les faux bourdons qui n’ont pu s’accoupler sont expulsés du nid et mourront de faim ou de froid…

 

Annexe 2 : Nés de spermatozoïdes inconnus!

Un millier de femmes françaises ont conçu  en se passant d’homme par insémination artificielle avec donneur anonyme (IAD). Pour cela elles sont allées en Belgique, en  Espagne, parce qu’en France "l’assistance médicale à la procréation est destinée à répondre à la demande parentale d’un couple", selon la loi.

Ces femmes ont payé entre 300 et 600€ à chaque insémination – et parfois un supplément de 1 000€ pour une stimulation à base d’hormones. Il faut savoir qu’en l’espace de trois ans, elles sont trois fois plus nombreuses à faire ce choix.

Leurs profiles : Elles ont 35 ans en moyenne, elles ont fait des études supérieures, font carrière et jouissent d’un bon niveau de revenu. Ceux sont généralement des femmes qui se revendiquent comme libres et s’offrent un enfant comme elles l’ont fait pour d'autres éléments matériels. L’enfant est perçu comme une plus value à leur féminité.

Ainsi est né un droit à l'enfant qui rentre en contradiction avec le droit de l'enfant. Beaucoup d’enfants nés d’une insémination artificielle, essaient de retrouver leur père anonyme. En ce qui concerne la France, ceux qui sont nés ainsi ont aujourd’hui 40 ans. Des associations existent pour tenter de lever l’anonymat des donneurs.

"Je savais que j’étais le résultat d’une programmation savamment orchestrée, d’une expérience scientifique qui s’est peu souciée des conséquences sur nous, les enfants. Nous avons été des co­bayes… " citation de Arthur Kermalvezen de son ouvrage «  nés de spermatozoïdes inconnus »

 

Eric de Trévarez

 

 

 

 

 

 

 

 

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La loi et le Père. Le phallus et l'autorité. La domination féminine et l'hystérocrate.

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