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16/12/2009 - Quelles leçons pour la gouvernance financière mondiale et européenne ?
L’exemple des fonds souverains mais beaucoup d’autres également
montrent que le G7/G8 n’est plus le bon format pour la concertation internationale,
pour la banque et la finance comme sur les autres sujets (commerce,
environnement…) Il faut donc rapidement remplacer le G7/G8 par
un G13 ou un G15, permettant d’associer comme membres de plein exercice
les grands pays émergents (Chine, Inde, Brésil, Indonésie…).
L’Europe est, elle aussi, confrontée à des défis de gouvernance financière.
Le processus Lamfalussy a débouché sur la mise en place de trois
comités de régulateurs nationaux de niveau 3, le CESR pour les régulateurs
financiers, le CEBS pour les banques, le CEIOPS pour les assurances) qui
ont permis d’améliorer la coordination et la convergence en Europe. Fautil
aller plus loin à la lumière de la crise financière actuelle ? Nous soutenons
les propositions faites en décembre dernier par Tommaso Padoa-
Schioppa, ministre italien des Finances, pour faire évoluer et renforcer les
comités de niveau 3 et pour améliorer la supervision bancaire sur base consolidée.
Sur ce dernier point, l’assurance est plutôt en avance sur la banque,
car la directive Solvabilité 2 prévoit une supervision sur base consolidée
adaptée au caractère transfrontalier de nombreux groupes. Dans l’idéal, à
marché unique, régulateur unique et la proposition de Michel Pebereau de
créer un système européen de superviseurs bancaires calqué sur le système
européen des banques centrales est la bonne réponse aux défis de la
gouvernance bancaire européenne. Mais, puisque de nombreux pays membres
ne sont pas prêts à accepter l’idée d’un régulateur unique (par secteur
d’activité) pour des raisons de souveraineté nationale, il faut donner une
nouvelle ambition et une nouvelle impulsion au processus Lamfalussy.


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