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16/12/2009
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Les prêts a priori concernés
Les détails sur les prêts éligibles n’ont pas encore été rendus publics mais il semble que les prêts concernés soient ceux contractés entre janvier 2005 et juillet 2007 dont le réalignement des taux d’intérêt doit avoir lieu entre janvier 2008 et juillet 2010. Seraient éligibles ceux qui ne sont pas en défaut depuis plus de 60 jours et qui ont moins de 3 % d’equity (différence entre la valeur de la maison et la valeur du prêt). A priori, ceux qui ont plus de 3 % d’equity peuvent renégocier et/ou prépayer. Paulson et Bush estiment que le refinancement ou le gel des taux d’intérêt concernera 1,2 million d’emprunteurs et pourrait éviter 300 000 saisies immobilières (foreclosures) l’année prochaine. En 2008 et 2009, 1,8 million de prêts seront réalignés. D’après les données LoanPerformance, cela représente environ 250 milliards de dollars en 2008 et 70 milliards en 2009. LA CRISE DES SUBPRIMES 105 D’après First American Loan Performance, la part des emprunteurs ayant une bonne qualité de crédit (FICO > 620) dans les subprimes a été élevée en 2005 et 2006 (55 % en 2005 et 61 % en 2006). A priori, la plupart d’entre eux pourra faire face au réalignement de leur taux d’intérêt ou pourra renégocier. Par ailleurs, d’après la MBA, le taux de défaut à 30, 60 et 90 jours a été de 16 % et le taux de faillite de 6,8 % au 3e trimestre 2007. Or a priori, il faudra que les emprunteurs ne soient pas en défaut de paiement depuis plus de 60 jours. D’ici début 2008, ces taux vont encore augmenter. On peut donc considérer que moins de 20 % des emprunteurs subprimes de 2005-2006 pourraient bénéficier du gel des taux d’intérêt. Cela pourrait éviter la faillite d’environ 360 000 prêts sur deux ans si les modifications de prêts ont bien lieu. Il est important de préciser que ce programme ne coûtera rien à l’État puisqu’il consiste en un arrangement entre agents du secteur privé. Il part du principe que si on limite le taux de faillite, tout le monde y gagnera. En effet la procédure de saisies est longue et compliquée et aboutit à une perte d’environ 30 % sur le bien. Ainsi, il peut être moins coûteux pour la banque ou l’investisseur d’accepter une perte actuarielle sur le prêt plutôt que de subir la vente du bien.
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