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16/12/2009
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La transparence de l’information sur les produits financiers
En France, la crise des subprimes a commencé avec la mauvaise surprise des OPCVM (SICAV et fonds) monétaires dynamiques, certains établissements ayant même été obligés en août 2007 de suspendre les rachats, donc la liquidité, sur certains d’entre eux. Visiblement, certains investisseurs, institutionnels (caisses de retraite…) comme individuels n’avaient pas perçu les risques sur ces instruments financiers, et les réseaux prescripteurs s’étaient bien gardé d’expliciter les deux ou trois lignes relatives à de tels risques dans les notices d’information. Qui d’ailleurs, même parmi les investisseurs « avisés » ou « avertis », lit vraiment les notices d’information ? De cet épisode malencontreux, nous tirons deux leçons complémentaires pour l’avenir : • les régulateurs financiers doivent améliorer leurs classifications de produits financiers. Ainsi, en France, l’AMF, qui a déjà révisé à plusieurs reprises sa typologie des OPCVM, doit encore l’affiner en ajoutant le risque de liquidité dans les critères de cette typologie. • les réseaux prescripteurs (banques, compagnies d’assurance…) et les commerciaux dans ces réseaux doivent absolument se référer à la classification des OPCVM faite par le régulateur financier. Les SICAV monétaires dynamiques ont été vendues comme telles par les réseaux alors qu’elles ne correspondaient à aucune catégorie de l’AMF. On comprend bien qu’il était plus « sexy » de les présenter comme telles plutôt que de les qualifier de « diversifiées ». Que le vendeur utilise sa propre terminologie sans doute, mais qu’au moins il indique aussi clairement aux investisseurs le degré de risque tel qu’évalué par le régulateur.
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