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16/12/2009
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Renforcer le contenu et la portée du code de bonne conduite
Le code de bonne conduite des agences de notation arrêté en décembre 2004 dans le cadre de l’OICV pose les grands principes répartis en trois axes : • la qualité et l’intégrité du processus de notation ; • l’indépendance des agences et la nécessité d’éviter les conflits d’intérêts ; • les responsabilités des agences vis-à-vis des émetteurs comme des investisseurs. On ne peut bien sûr qu’approuver ces axes. À la lumière de la crise des subprimes, il va falloir « durcir » ce code de conduite sur l’exigence accrue de transparence de la part des agences (sur les méthodologies employées, les systèmes et les changements de notation…) et sur les conflits d’intérêts. Mais par nature, un code de conduite même complété et durci demeure d’application facultative. Comment s’assurer du respect effectif des règles du jeu ? Le communiqué du 29 janvier 2008 après le sommet à Londres des quatre pays européens du G7 pose directement la question de l’effectivité des solutions de marché et des codes de conduite, lorsqu’il demande « des améliorations dans le contenu de l’information relative aux notations afin d’accroître la connaissance des investisseurs quant aux risques associés aux produits structurés, et des actions visant à traiter les conflits d’intérêts pour les agences de notation. Tout en préférant des solutions de marché telles qu’un amendement au code de conduite de l’OICV, si les acteurs du marché s’avèrent inaptes ou réticents à traiter rapidement ces problèmes, nous sommes prêts à considérer les alternatives réglementaires ». Du point de vue de l’effectivité, paradoxalement, les Américains sont mieux placés que les Européens. Car, face à des manquements manifestes au code de conduite, la SEC aurait toujours la possibilité de remettre en cause (ou de menacer de le faire) le label NRSRO accordé à tel ou tel déviant. On trouve ici un argument de plus en faveur d’un label européen décerné par exemple par le CESR. Notre proposition converge avec celle présentée lors de la réunion du G7/G8 au Japon en juillet 2008, et qui vise justement à mettre en place un dispositif européen d’enregistrement des agences de notation, comparable au dispositif américain. Nous avons traité avant tout de la notation financière. Il ne faudra pas négliger pour autant la notation extra-financière, préoccupée avant tout de développement durable, de normes sociales et environnementales, de bonne gouvernance et promise à un bel avenir. À terme, on peut penser que notation financière et notation extra-financière vont aller en se rapprochant, et que les règles de transparence et de gouvernance concerneront l’un comme l’autre.
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