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16/12/2009
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Rééquilibrer le marché de la notation
L’industrie du rating est fortement concentrée. En ce qui concerne la notation financière, les trois grandes agences représentent 90 % du marché mondial. Il n’existe guère d’autres industries avec un tel taux de concentration. L’arrivée de nouvelles agences comme l’américaine A.M Best (spécialisée sur l’assurance et la réassurance) ou la canadienne DBRS (Dominion Bond Rating Services) a introduit un peu de concurrence, sans changer réellement la donne. Le marché de la notation est fort peu contestable, car les barrières à l’entrée sont décisives (nécessité d’une réputation et d’un « track record » pour démarrer, ce qui est contradictoire dans les termes). Le faible degré de contestabilité sur le marché international du rating explique-t-il certains dysfonctionnements des agences de notation ? La question est légitime, mais la réponse incertaine. On peut néanmoins penser qu’un peu plus de contestabilité sur le marché obligerait les agences à plus d’efficacité et de transparence. Dans le même temps, on voit mal le rôle que pourraient jouer les pouvoirs publics face à cette exigence. Les initiatives publiques pour doper la contestabilité sur le marché du rating ne peuvent être que vouées à l’échec.
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